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mardi 1 juillet 2025

Les fleurs de l'été

 

Les roses ont grillé sous le soleil, un peu prématurément. The Fairy, plus tardif, était encore bien rose la semaine passée et j'ai bien aimé son compagnonnage avec l'oeillet barbu ... L'oeillet est fané, le rosier a blanchi et attend que je le taille pour une remontée tout aussi généreuse.


Ce sont les fleurs de l'été qui assurent maintenant l'animation et la couleur! Ce rudbeckia acheté en boutons et planté dans un pot vivifie un coin défleuri. Je le planterai au jardin début  octobre au plus tard, qu'il puisse s'y enraciner avant le froid.


Plus délicat et plus discret puisqu'elle fleurit avant que le soleil ne l'atteigne, la chicorée apporte une note bleu qui manque au jardin, les limaces ayant décimé les delphiniums ....

Pendant des années, j'ai récolté dans la nature des graines, j'ai même prélevé une plante dans un talus, mais jamais je n'ai réussi à faire pousser cette merveille. En 2024, je suis tombée en arrêt dans le marché d'une école d'horticulture devant une plante qui ressemblait à un pissenlit, avec un petit côté froissé, et dont l'étiquette indiquait : "chicorée sauvage".  Elle a végété en bordure des pavés, et j'ai dû batailler pour que personne ne l'arrache sous prétexte de "mauvaise herbe". Puis au printemps, elle a commencé à grandir, à prendre de l'importance et la voilà qui culmine à 180 cm!

Les lychnis en rose ou en blanc égaient aussi les massifs, je les laisse s'installer comme bon leur semble, prenant soin de préserver les plantules de ces bisanuelles,


Enfin, les clématites qui avaient très mal supporté les canicules passées semblent vouloir survivre dans l'ombre des arbres, 


ou en compagnie des rosiers...


Le "gazon" jaunit, les plantes souffrent, mais l'été n'est pas encore fini et tout le jardin va devoir s'adapter, et les jardiniers aussi! La prochaine pluie sera la bienvenue...

mardi 17 juin 2025

Entre pluies et chaleurs

Le jardin a été soumis à une rude quinzaine, mais les rosiers bien nourris se sont montrés résistants et les floraisons vont bon train.

Dans la cour, c'est "l'arche des rosiers" qui fait le spectacle : quatre rosiers l'escaladent, et pas des moins vigoureux : Léontine Gervais, Ghislaine de Féligonde, Guirlande d'Amour, et Opalia. Au premier plan, Westerland dynamise le tableau et le parfume délicieusement.


Dans le jardin sud, A Shropshire Lad domine le buisson Little White Pet. Si le premier a pris l'ascenseur, le second s'est étalé et il a fallu tuteurer ses longs rameaux souples qui sous le poids des fleurs touchaient terre.

A Shropshire Lad

The Little White Pet

A l'entrée du jardin, Emera commence sa longue floraison, en compagnie du petit géranium  - hendersii peut-être - reçu d'une amie. Un généreux couvre-sol qui se faufile entre les autres fleurs sans leur nuire...

Emera

A l'arrière du massif, c'est Polka qui adoucit la scène avec ses tons abricotés. Je l'avais taillé court, mais il a vite retrouvé sa vraie nature de grimpant vigoureux!

Polka

En bordure de la terrasse le prolifique La Fraîcheur jette ses lianes, redoutables tant les épines en sont recourbées et solides, en tout sens, mais si je prends la peine de le palisser, armée d'une grosse veste de toile enduite et de gants de cuir, il forme de véritables bouquets!

La Fraîcheur

Quelques heures de taille - ce que je préfère! - et des poignées de fumier décomposé ont pallié au laisser-aller de l'année passée... Les rosiers ne sont pas rancuniers!!!


mercredi 19 juin 2024

Anniblog !

C'est un anniversaire de blog : c'est le 19 juin 2011 que je commençais ici la chronique de mon jardin!

Le jardin a beaucoup changé, j'ai dû réduire la voilure, j'en fais de moins en moins, mais après quelques mois de doute, je retrouve du plaisir, en imaginant un jardin moins "comme je le veux" que "comme je le peux".

A vous, mes visiteurs, jardiniers ou non, je dis MERCI ! Merci de votre passage et de vos commentaires qui me donnent l'envie de continuer.





jeudi 9 juin 2022

L'arche des rosiers

J'avais fait construire cette arche pendant la réfection de la cour nord, en 2013, et j'y ai planté de nombreux rosiers - trop nombreux certainement! Clic pour voir mon article enthousiaste

La cour a bien changé d'aspect et les arbres, Cotinus, Heptacodium surtout, ont tellement grandi que je dois songer à les rabattre déjà! Mais depuis ma fenêtre, le matin, je me régale :


Léontine Gervais, Ghislaine de Féligonde et Opalia luttent pour avoir la primeur, et les rosiers Friesia ont bien de la peine sous leur dome luxuriant.


Opalia cherche à résister aux deux autres monstres exultant, et il commence à avoir ses feuilles tachées par la rouille. De plus, il n'est pas du tout résistant à la pluie et il perd ses pétales au moindre orage, alors que les deux autres se rient des ondées et des averses. Pourtant, j'aime son blanc porcelaine si pur.

Ghislaine de Féligonde est sans problème, toujours fraîche, peu d'épines, un rêve de rosiériste. Elle est relativement sage, alors que Léontine Gervais est une fugueuse! Ses longs rameaux se glissent partout et si je n'y prends pas garde, ils colonisent tout alentour :

le Cornus mas des voisins


L'Heptacodium, si gracieusement,


et pour l'harmonie de la couleur, le Cotinus


J'avoue que cela ne me déplaît pas, même si je  taille sévèrement tous les deux ans tous ces rosiers. J'ai par contre négligé de rabattre sévèrement le Licht Königin Luzia qui fleurit trop en hauteur sans trouver pourtant de passage. Cette année, j'en garde donc les fleurs pour les bouquets. 

Le petit Calizia, plus à l'avant s'en sort mieux, et il commence à fleurir - il n'a qu'un défaut, un parfum inexistant


Tout devait être une harmonie entre blanc et jaune, avec une touche d'orange, sur fond pourpre. Mais la  terrible Léontine qui ne fleurissait jamais chez moi m'avait été vendue avec un ton "abricot". Je l'ai déplacé deux fois, et elle a finalement pris son envol, en rose bonbon! 
Ainsi va la vie de la coloriste : pleine de surprises!


mardi 22 juin 2021

Le portique aux roses

Au début de l'année, le portique était recouvert d'un enchevêtrement de branches qui s'entrecroisaient dans un désordre gigantesque! J'étais bien empruntée au moment de la taille des rosiers... je ne savais pas par quel bout "l'attaquer". Suite aux bons conseils de plusieurs d'entre vous sur vos blogs respectifs, et après la vision de quelques vidéos instructives, nous nous sommes lancés à deux pour maîtriser la bête épineuse.

Les résultats sont là! Les trois monstres ont été jugulés et cela leur a donné un élan nouveau et les floraisons sont tout aussi généreuses que l'année passée, si ce n'est plus.

Vu de l'étage, le matin, c'est l'enchantement...


Ghislaine de Féligonde court sur le fait et a profité la première du soleil... J'aime sa couleur changeante, jaune abricoté puis de plus en plus blanc.


Léontine Gervais est aussi capricieuse quant à la tonalité : certaines années franchement rose, et d'autres, comme maintenant, beaucoup plus pâle - ce qui n'est pas pour me déplaire.


Lors de la taille, j'ai laissé filer quelques jets dans le Cotinus et dans l'Heptacodium pour qu'ils fleurissent, eux aussi. Une fantaisie qui me plaît.


Et le petit dernier, Guirlande d'amour, profitant de l'allégement a pu prendre son envol et donner enfin les fleurons qui font sa belle réputation.


Je vais essayer de ne plus me laisser déborder et de conduire chaque année ces géants afin qu'ils puissent continuer à donner le meilleur d'eux-mêmes!

mercredi 16 juin 2021

Les petites fugues

De la jouissance de s'échapper et de vivre sa liberté! Voilà de quoi pourraient nous parler ces plantes obstinées qui ont choisi de vivre différemment ...



La campanule qui préfère les pavés ou la centaurée qui se nourrit de la pierre sont des championnes pour jouer les filles de l'air.


Mais les plus grandes n'hésitent pas à franchir le pas, telle la campanule à feuilles de pêcher qui a choisi le pied de l'escalier, entre granit et béton, pour vivre bellement sa vie.



Et la championne, et l'instigatrice de cet article, c'est la digitale. En voilà une fantasque! Jamais là où on l'attend, souvent maladive au moment de fleurir... J'ai de la peine avec elle, mon  terrain ne lui convenant pas du tout. Voilà plusieurs années que j'ai renoncé aux semis ou aux transplantations, mais parfois, une plante ressurgit que je dois arracher à cause d'un champignon. Et cet été, entre deux pavés de béton ...


Royale, plus haute que moi ! Je me demande bien de quoi elle se nourrit! Mais elle a manifestement trouvé l'endroit qu'il lui fallait. Pardon pour la photo coupée, mais adossée au mur de la maison, je ne peux plus reculer pour la faire entrer dans le cadre. D'ailleurs, elle semble avoir horreur des cadres!

J'avoue : je les aime, ces fugueuses, et je leur donne un peu plus d'eau pour les encourager dans leur folie.


mercredi 9 juin 2021

Haïssable, vraiment ?

La haine au jardin ? Eh oui! cela peut arriver : trop de fatigue, de découragement... Dans ma ligne de mire, le terrible Egopode ! Un travail de Sisyphe dont je ne vois pas le bout. 

Introduit lors de la création des deux massifs sud par un professionnel (!), Aegopodium podagraria a désormais envahi le jardin, malgré une lutte acharnée pour l'empêcher d'étouffer tout! Tous ceux qui l'ont au jardin savent de quoi je parle...

Et pourtant, comment ne pas aimer la grâce de ceux qui ont échappé au désherbage et fleurissent actuellement ?

Rares sont les ombellifères qui se plaisent au jardin, et cette floraison apporte de la légèreté. 

Mais pas que : les insectes adorent butiner ces plateformes presque sans odeur pour nous!

Du minuscule syrphe non identifié aux plus grosses abeilles, en passant par la mouche à damier, c'est tout un petit monde qui s'agite du matin au soir!



Pour mettre de la couleur, je peux compter sur le Clairon des ruchers


ou les Punaises arlequin, très affairées en cette saison.


Bref, je  trouve un intérêt insoupçonné à ces envahisseuses sans pitié pour mes vivaces!


Je vous parlais déjà en 2013 de mes rapports conflictuels (lire ici) avec cette plante : je le reconnais, j'ai perdu la bataille, mais j'ai au moins la satisfaction de voir que celles qui ont échappé à  mon intervention printanière ne sont pas rancunières - et avant la possible formation de graines, je les aurai, bon gré, mal gré, arrachées!


lundi 7 juin 2021

Les grands iris

C'est une année à iris! Chez moi, en tout cas... Mais les iris intermédiaires, plus précoces, ont gelé tandis que les plus tardifs ont tiré leur épingle du jeu. Il est rare ici que les iris et les roses se télescopent, mais la floraison des uns bat son plein, alors que les autres s'entrouvrent déjà ! 

Les plus nombreux sont jaune brûlé chez moi, identifiés comme Iris Rocket. J'ai parfois l'impression qu'ils colonisent mes massifs au détriment des autres couleurs...


Il faut dire qu'il n'y a pas de massif dédié à ces plantes qui aiment bien avoir un espace bien à elles. Petit jardin oblige, elles doivent survivre en compagnie de mes autres vivaces et beaucoup ne fleurissent pas régulièrement! Mais ces jaunes sont des fidèles!
J'ai un faible pour les iris violets, les simples, comme dans les collines de mon enfance,


et je craque complètement pour le parfum des Iris pallida, ici sous la forme jaune.


J'aime les iris anciens, loin des froufrous des nouveaux hybrides, et la simplicité de la Dame Blanche me touche beaucoup.


Arpège est aussi un favori pour son coloris intense et rare au jardin.


Ce sont de vieux iris dont j'ai reçu les rhizomes de différents amis jardiniers et je dois dire qu'ils sont plus fidèles  et certainement plus tolérants à ma terre lourde et aux climats hivernaux humides, que les beaux hybrides que j'ai achetés par la suite. 

Celui-là fleurit pour la première fois au jardin, je ne sais pas d'où il vient, ni quel est son nom. Sa forme trapue est pourtant séduisante.


et celui-ci, reçu de ma mère il y a des années, n'a pas de nom non plus. Je l'appelle "bordeaux"...


Et enfin, j'ai pu identifier le magnifique et florifère I. Lady Albright aux nuances de roses et mauves extraordinaires : un arc-en-ciel à lui tout seul!


Plusieurs sortes n'ont pas fleuri cette année, les limaces ont fait des dégâts en creusant profondément les tiges de certains, et je dois bien dire que malgré des achats parfois onéreux, je ne réussis pas tous les iris - loin de là. Mais pour rien au monde je n'y renoncerais !



vendredi 26 juin 2020

Les petites scènes

La balade quotidienne dans le jardin, entre attention et méditation, me révèle des associations spontanées ou non. Ce ne sont pas les grandes fleurs glorieuses, pivoines, iris, roses - non, ce sont des pavots, des campanules ou des juliennes, semées à la volée, et qui font un sacré charivari dans les massifs!


Même à l'ombre de la haie, ensoleillée pourtant en fin de journée, les plantes trouvent à s'installer...


Evidemment, il ne faut pas grattouiller ou faire de grands bouleversements pour espérer avoir d'heureuses surprises. Et parfois, je dois tuteurer pour endiguer quelque débordement qui gêne un rosier ou un iris... 

Ces Nigelles d'Espagne ont été semées à la volée l'année passée, trop tardivement, et les voilà cette année, glissées dans les racines de la Scabieuse colombaire.


Parfois, évidemment, les couleurs sont plus pétantes et jamais je n'aurais de plein gré associé le rouge du rosier Big Purple et celui du Pavot rhoeas... mais la nature a ses raisons que je ne peux décrier!


Parfois, tout paraît bien policé, comme ici, avec cette Heuchère Caramel depuis de longues années au jardin... mais c'était sans compter sans l'installation du mini Oeillet armeria au feuillage si fin... Je suis étonnée qu'il ait choisi ce coin très ombragé du jardin, il préfère en général le soleil, mais ce massif des érables japonais en est constellé.


Comme lui, le Lychnis coronaria est un incontournable du jardin... Ce sont des bisannuelles et je les laisse mûrir sur tige pour qu'ils se resèment où bon leur semble, tout en prêtant attention à ne pas déterrer leurs plantules!


L'ail ne se resèmera pas, mais j'aime bien le conserver jusqu'au jaunissement...


Une jolie conséquence de mon laisser-faire du côté des rosiers lianes : Léontine Gervais qui flirte avec le Cotinus Royal Purple, dans le soleil.


Vous l'aurez compris, j'aime ces surprises au jardin!