lundi 11 octobre 2021

Les roses de l'automne

L'été pluvieux n'a pas été tendre avec les rosiers : maladies des feuilles, fleurs ruinées par les averses. Pourtant, certains réussissent des petites remontées qui me mettent du baume au coeur. La sublime Ghislaine de Féligonde fleurit sur un feuillage indemne. 


Cette deuxième floraison tout au sommet du portique flirte avec les arbres, et je ne la vois que de l'étage, mais à son pied, c'est le doux Calizia qui lui donne la réplique.


Le très décevant Malicorne toujours malingre, avec peu de fleurs, toute chiffonnées et très sombres - donne sa seule belle fleur de l'année.


Pénélope a été bien plus gratifiant, alors qu'il n'a que deux étés au jardin... J'aime beaucoup sa teinte abricot qui devient presque blanche à la maturité de la fleur.


Et enfin, le jeune Guirlande d'Amour m'offre encore quelques fleurettes. Il est un peu étouffé par Opalia, mais en l'absence de remontée de ce dernier, il prend son essor.


Encore des boutons sur quelques plantes, même sans feuilles... mais les températures matinales sont tout près du 1°C, et je ne sais s'ils auront le temps d'éclore avant le  gel ! 

Drôle d'année - pour les rosiers aussi!

lundi 27 septembre 2021

Retour

Le retour au jardin, après quelque quinze jours de bleu grec, et de sécheresse qui jaunit campagnes et montagnes, a été très rafraîchissant!
Plus de vert que de fleurs! Mais les asters ont allumé leurs étoiles qui se faufilent dans les massifs. 

Aster Eleven Purple

Je ne vous parlerai pas en bien de l'envahissant Aster tout simple qui commence juste sa floraison et dont je ne sais pas le nom! Il fait le miel de toute la gente ailée, mais il a colonisé le massif de la cour et il menace de tout étouffer! Il n'a l'air de rien, sa fleur est petite et charmante, mais il est impossible à éradiquer manuellement!


Bien plus sages, d'autres doivent lui laisser la place, à l'instar de l'Aster Saffire, qui prend une teinte très rosée cette année!


Un cultivar qui m'est cher, c'est l'Aster divaricatus dont la floraison est presque  terminée maintenant. Il a été très long à s'installer, mais enfin, il est bien présent depuis plusieurs années.


Une vraie fleur d'automne... qui annonce la fin de la saison, de concert avec les Echinacées qui ont perdu de leur superbe pendant mon absence.


Mais quelle grâce encore!

Vous le savez, le coeur n'y est plus vraiment, le vieux corps rechignant devant les travaux réclamés pour la beauté du jardin... Seuls quelques îlots sont photographiables, l'ensemble du jardin présentant un désordre qui n'a plus rien de charmant! J'envisage de réduire la voilure, mais c'est encore en projet, et je vous en reparlerai bientôt!

jeudi 19 août 2021

La mi-août

 L'été a continué sur sa lancée... loin des catastrophes naturelles pour nous, mais sans véritable saison. Pourtant, le jardin fait des efforts...

Au nord, tout était prêt pour nous assurer la fraîcheur par la couleur : Linaire, phlox Fuji Yama et Hakonochlea


Même la remontée du rosier Breathless Charm y allait de son élégance lumineuse...


en contrepoint au fidèle Hydrangea Phantom, chaque année plus opulent, me semble-t-il.


Tandis qu'au sud, c'est la discrète clématite Mrs Robert Brydon qui s'allie à la Lysimaque clethroides pour assurer le blanc.


Sinon, le jardin après l'extinction des feux des hémérocalles est plutôt rose, grâce notamment aux Echinacées, véritables attractions pour les insectes.


La Cottage Rose est aussi fraîche qu'à la première floraison, et son havre tendre a trouvé amateur : un faucheux, je pense.


Et les phlox, malgré une situation de plus en plus ombragée, sont au rendez-vous... Je craque carrément pour le blanc et rose, le Phlox paniculata Graf Zeppelin, vedette des jardins de grand-mère!


J'ai taillé les Budleia défleuris - déjà - et quelques géraniums vivaces, et aussi les Crocosmia géants afin d'essayer de mettre un peu d'ordre dans la mêlée. Mais le coeur, entre canicule et pluies torrentielles, n'y est pas vraiment... je traverse le jardin, un sécateur en mains, coupant quelques fleurs fanées pour garder un peu de beauté malgré tout...

Une touche de bleu sur bleu, pourtant, un après-midi exceptionnel!




vendredi 30 juillet 2021

Juillet, malgré les aléas

Encore une quinzaine qui a filé sous la pluie et les orages, agrémentée d'un petit ennui de santé sans gravité mais qui m'a  tenu éloignée du jardin.

En photo, l'état du jardin et de ses fleurs qui ont tout supporté ...

Les hémérocalles font les fières et ne craignent rien. Ces dernières années, j'ai perdu une bonne dizaine de nouveaux hybrides, mais les anciennes plantes restent fidèles.

H. Dragon Fire

Un inconnu, joliment ligné


Puis, plus récent, H. Jolly Santa,


et enfin, H. Summer Wine.


Le semis de lavatères en caissette n'a pas pu être entièrement repiqué à temps - comme je le craignais! - mais m'a donné quelques belles quand même.


La lavatère arborescente achetée au printemps est plus que discrète sous les Crocosmia qui envahissent le massif sud, assurant à eux seuls un spectacle un peu échevelé.


Le massif, une semaine auparavant était tout aussi désordonné, en plein charivari.


Un Echinacea tout neuf, plus près de la maison, éclaire un coin de jardin, mais les limaces ne lui laissent pas beaucoup de répit. Je fais la chasse, sans beaucoup de succès... et même le hérisson qui traverse parfois le jardin n'arrive pas au bout de ces monstres baveux.


Et les autres, plus loin, ont choisi un teint pâle pour cette année... Ce sont des semis naturels et j'en suis agréablement surprise.


Pour couronner tout ce désordre, la glycine - qui avait gelé, je vous le rappelle - après une "deuxième" floraison plus que discrète en juin, fait un retour remarqué ces derniers jours.


Quel mois ! Et il paraît qu'il va falloir s'y habituer... 


mercredi 14 juillet 2021

Quinze jours

 Le vainqueur de la quinzaine, c'est lui!


Le jardin dégouline et les gastéropodes s'en donnent à coeur joie... Les escargots sont rares, surtout de si gros, mais les limaces, de la plus minuscule à la plus grasse, sont à la fête. Le jardin subit, malgré l'organisation de chasses matinales ou crépusculaires...

Pour être vert, c'est vert... mais malgré le pourrissement des roses plus tardives, la couleur arrive à tirer son épingle du jeu avec le rosier Emera, si décrié comme "rosier à massif urbain", et pourtant champion sous la pluie.


Je travaille au désherbage des égopodes dont certaines font bien 50 cm de haut, mais quand le temps m'en empêche, je regarde les petites choses du jardin... un jeu dont je ne me lasse pas!




Une piéride toute alourdie et presque immobile se nourrit du pollen du Géranium endresii, mais les papillons sont rares sous ces averses à répétition.


Le Pigamon commence à courber la tête, lui qui se plaît à flirter avec  le lilas... Même lui, pense que trop d'eau ne fait pas l'affaire.


Encore une semaine d'orages, de crues, d'inondations prévue dans la région. Il n'y a plus qu'à patienter!

mardi 6 juillet 2021

D'autres roses...

 Quinze jours après, l'avalanche sur le portique aux roses fait toujours son effet, malgré mon absence et les nombreux orages qui ont ravagé la région... Certes les premiers rosiers à fleurir sont un peu chiffonnés, mais c'est Opalia, que j'avais omis lors de mon dernier article, qui assure la relève! J'aime beaucoup sa fleur ronde, sa blancheur immaculée, et un peu moins ses aiguillons terribles! Mais comment s'en passer ?


En face, c'est Westerland, bien moins résistant aux intempéries et tout aussi "agrippant" qui joue les vedettes. Sa couleur bien sûr, mais son parfum surtout, irrésistible quand le soleil du soir a tiédi ses fleurs.


Du côté sud, les roses roses sont à l'honneur... 

Le rosier La Fraîcheur me comble par son opulence et sa fleur un peu désordonnée, très "fille du vent". Il ne remonte pas, malheureusement, et je n'ai pas encore trouvé un rosier qui pourrait assurer le même spectacle pour la fin de l'été.


En plus pâle, Generous Gardener, le bien nommé, part lui aussi à l'assaut du Malus et je le rabats sévèrement chaque année. Sa fleur ronde,  très pleine, fait merveille dans les bouquets.


Et Polka, cette année, a donné la pleine mesure de ses capacités... une couleur tendre encore...


Enfin, le mignon Albertine, qui prend son envol, après avoir végété pendant de longues années. Même après un déplacement, il avait continué de bouder... Mais le résultat me paie largement de ma patience!


Et comme le jardin, hors les roses, offre de nombreux autres plaisirs, une dernière photo du couple de mésanges charbonnières qui a niché à quelques mètres de la terrasse. Les petits dont le pépiement a accompagné nos travaux au jardin se sont envolés discrètement sans même que l'on ne puisse les admirer!




mardi 22 juin 2021

Le portique aux roses

Au début de l'année, le portique était recouvert d'un enchevêtrement de branches qui s'entrecroisaient dans un désordre gigantesque! J'étais bien empruntée au moment de la taille des rosiers... je ne savais pas par quel bout "l'attaquer". Suite aux bons conseils de plusieurs d'entre vous sur vos blogs respectifs, et après la vision de quelques vidéos instructives, nous nous sommes lancés à deux pour maîtriser la bête épineuse.

Les résultats sont là! Les trois monstres ont été jugulés et cela leur a donné un élan nouveau et les floraisons sont tout aussi généreuses que l'année passée, si ce n'est plus.

Vu de l'étage, le matin, c'est l'enchantement...


Ghislaine de Féligonde court sur le fait et a profité la première du soleil... J'aime sa couleur changeante, jaune abricoté puis de plus en plus blanc.


Léontine Gervais est aussi capricieuse quant à la tonalité : certaines années franchement rose, et d'autres, comme maintenant, beaucoup plus pâle - ce qui n'est pas pour me déplaire.


Lors de la taille, j'ai laissé filer quelques jets dans le Cotinus et dans l'Heptacodium pour qu'ils fleurissent, eux aussi. Une fantaisie qui me plaît.


Et le petit dernier, Guirlande d'amour, profitant de l'allégement a pu prendre son envol et donner enfin les fleurons qui font sa belle réputation.


Je vais essayer de ne plus me laisser déborder et de conduire chaque année ces géants afin qu'ils puissent continuer à donner le meilleur d'eux-mêmes!

samedi 19 juin 2021

Les lumineuses

Des roses simples, ou presque... Des roses blanches, si lumineuses! Jamais, au début du jardin, je n'aurais pensé pouvoir les aimer à ce point, et pourtant, je ne pourrais plus m'en passer.

La  toute première à fleurir, mi-mai déjà, est Rosa spinosissima, rarement épargnée par la météo printanière pluvieuse. Cette année, pourtant, elle a passé entre les gouttes !


Puis ensuite, avec la chaleur revenue, c'est la déferlante...

Sourire d'Orchidée, Bennett, 1937


Little White Pet, Henderson, 1877


Pénélope, Guillot, 1829


Breathless Charm, W. Millington, 2009


Les floraisons se sont succédé, mais certaines roses blanches  sont  encore en bouton, à l'instar de Poésie, Kathleen ou New Dawn.

Une longue saison pour les rosiers de cette couleur introduits récemment dans mon jardin, sauf le R. spinosissima qui était là avant nous, et pour Sourire d'Orchidée, planté en 2007.