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jeudi 3 avril 2025

Narcisses

Ils sont finalement arrivés, les beaux narcisses, et je me régale de la générosité des plus fidèles, année après année. 

Narcisses Jack Snipe

Même la simple "jonquille" me réjouit... ici associée à des variétés plus raffinées.

Jonquille, N. Barret Browning, N. Orangery

Plus loin, la partition se joue en blanc

Narcisses Genève

Les associations se font naturellement, les corolles se faufilant entre les buissons et les autres vivaces

N. Barrette Browning, Spirée Goldflame, Hellébore oriental

Un revenant, disparu depuis plusieurs année,...

Narcisses Pétrel

Ils sont généreux, certes, mais j'en ai perdu un nombre incalculable de variétés, surtout dans les mini narcisses, tels que Avalon ou Cheerfulness, et vu la grande diversité des obtentions, il n'est pas toujours aisé de les retrouver. 

Pourtant, après un automne sans nouvelles plantations, je suis enchantée du résultat et je compte encore sur la floraison de quelques retardataires - comme le N. Thalia, si gracieux.


lundi 24 février 2025

Le redoux

 Quelques jours de redoux, et le jardin revit! 

Les perce-neige bien sûr, en nappes blanches qui camouflent si bien les vilainies brunes de l'hiver - feuilles mortes, herbes séchées.


Elles s'agrémentent des crocus, plus timides, qui se sont bien multipliés. Des mauves, des violets, quelques jaunes et blancs... J'en ai perdu des moins communs, certainement moins résistants, rayés ou maculés, parfois bicolores, mais même les plus simples me ravissent!



Hier, l'hiver voulait déjà casser ce bel élan, mais il est arrivé trop tard! Les Iris pumila étaient de sortie, suivis de près par les premiers hellébores orientaux, réchauffés par les abords de la maison et la réverbération sur les murs de ciment.




La neige est annoncée pour les jours prochains, mais je voulais immortaliser ces floraisons éphémères,,, et je me contenterai encore de mes orchidées qui se montrent bien florifères cette année!



lundi 20 juin 2022

D'autres rosiers

En reprenant mes derniers articles, je constate que le temps des rosiers aura duré un petit mois! Finies les fleurs fraîches de la fin mai, la canicule aura eu raison des dernières floraisons, les fleurs ont séché sur pied... et le marsonia fait son retour! Je ne boude pourtant pas mon plaisir, la saison fut courte, mais belle...

Le champion, le plus gratifiant, est le rosier La Fraîcheur, une liane aux épines terribles, mais aux fleurs qui s'épanouissent en hauteur, comme des nénuphars un peu chiffonnés : je les adore!


Rosier La Fraîcheur

Il ne me reste plus qu'à le tailler - tâche ardue - pour une floraison aussi abondante l'année prochaine!

Mon petit chouchou, le rosier Abraham Darby, planté en 1993, devenu très faible, et destiné à disparaître lors des travaux prévus en février (jamais réalisés par défaut du paysagiste), donne un dernier cadeau... Je vais en tenter la bouture!

Rosier Abraham Darby

Enfin, un généreux en lumière, et en fleurs aussi, fut le rosier Polka, ici en début de floraison.

Rosier Polka

Le rosier Pink Grootendorst que j'ai rabattu sévèrement au printemps a très bien supporté le traitement et son feuillage, sa floraison même, sont bien plus gracieux que les années précédentes. Ici, écrasé de chaleur...


et juste un fleuron, comme de petits oeillets, en meilleur éclairage

Rosier Pink Grootendorst


Le dernier à fleurir fut le rosier Jasmina qui paie un lourd tribu à la chaleur... mais j'adore son port souple et ses fleurs rondes à la couleur changeante!

Rosier Jasmina

J'aime les rosiers pourpres - mais le croiriez-vous ? - je ne peux pas les acclimater chez moi! Les Darcey Bussel, Burgundy Ice, Rhapsody in Blue, ou Malicorne végètent lamentablement.  Cardinal de Richelieu a grillé très rapidement. Souvenir du Dr Jamain, Reine des Violettes n'ont jamais daigné faire une seule fleur. Seul le maigrichon Veilchenblau a fait quelques pousses et quelques fleurettes pâlottes. Mais je m'obstinerai!


Quand je suis revenue après quelques jours d'absence, j'ai été accueillie par la floraison du rosier Emera. Un vrai rosier à massif, assez critiqué parce qu'on le voit partout, mais qui est parfait pour faire le spectacle tout l'été. Il est bien parti!

Rosier Emera


mardi 31 mai 2022

La fleur des rois

J'aime les grands iris de jardin! Ma mère, qui porte leur nom, en cultivait de vieilles sortes dans les talus de sa vigne ou dans son potager et je les considérais comme "notre" fleur. Quel ne fut pas mon étonnement lorsque je me rendis compte que ces grandes plantes poussaient en sauvage sur les collines alentour. J'en étais mystifiée, mais très fière...

Malgré ma terre lourde et humide, je m'obstine à en cultiver, avec plus ou moins de bonheur! Pas de grands massifs, mais des plantes qui se faufilent ici et là, entre les autres vivaces - en complète rupture des modes de culture recommandés. Les résultats s'en font ressentir, bien sûr, mais bon an mal an, les floraisons m'enchantent. Ils ne fleurissent pas tous chaque année, dans ces conditions évidemment ! Voici les fleurs de cette année :

Un grand classique - dont j'ignore pourtant le nom,


qui ressemble fort quant aux coloris, mais pas du tout quant à la forme ou au parfum, à l'Iris Alcazar, qui m'a été donné par une voisine de ma soeur, sur Oléron!



Deux iris dont ma mère avait "chiné" les rhizomes dans des déchets de jardin... L'Iris Rocket est le plus florifère et le plus fidèle - bien que je n'aime pas tant que ça sa couleur forte.



Je préfère les jaunes plus doux, tel ce Sunray Reflection. Magnifique fleur, très grosse, mais qui a  tendance à se coucher...


Enfin un bel inconnu, dont j'ignore tout de la provenance, mais que je pourrais bien avoir acheté tant ils me plaît!



Et Serafita, que je viens de déterminer grâce à Sylvaine, du blog Le Vieux Clos. Une réapparition chez moi, je croyais l'avoir perdu!


Enfin, les iris bleus, les tendres... Arpège, très fidèle, et Oléron lui aussi! 


Un nouveau fleuri, Sugar Blue, très faible, très cassant, mais remontant paraît-il, que je vais suivre attentivement.


et un foufou frisé, le seul frisé du jardin, l'Iris Breakers, tout en intensité.


Je ne finirai pas cet article sans vous parler des parfums des iris! "Les" parfums en effet, chacun ayant le sien propre. La découverte olfactive de ces jours, c'est l'odeur douce de Sugar Blue dont un seul fleuron a embaumé la maison pendant un jour, une nuit. Alcazar et Rocket, à l'instar de leurs robes, sont plus poivrés, plus forts, un peu amers, rappelant l'odeur du rhizome coupé. 

Ce qui m'amène tout naturellement à l'Iris pallida, père de la plupart des hybrides dits "Iris de jardin" et dont on extrayait du rhizome la poudre d'Iris au doux parfum de ... violette!


La liste n'est pas exhaustive, car comme je vous le disais, ils ne fleurissent pas toutes les années chez moi! Vu la petitesse du jardin et les mauvaises conditions que je leur offre, je n'en achète plus, les derniers arrivés datant de 2016... Pourtant, je ne pourrais pas m'en passer!

vendredi 30 juillet 2021

Juillet, malgré les aléas

Encore une quinzaine qui a filé sous la pluie et les orages, agrémentée d'un petit ennui de santé sans gravité mais qui m'a  tenu éloignée du jardin.

En photo, l'état du jardin et de ses fleurs qui ont tout supporté ...

Les hémérocalles font les fières et ne craignent rien. Ces dernières années, j'ai perdu une bonne dizaine de nouveaux hybrides, mais les anciennes plantes restent fidèles.

H. Dragon Fire

Un inconnu, joliment ligné


Puis, plus récent, H. Jolly Santa,


et enfin, H. Summer Wine.


Le semis de lavatères en caissette n'a pas pu être entièrement repiqué à temps - comme je le craignais! - mais m'a donné quelques belles quand même.


La lavatère arborescente achetée au printemps est plus que discrète sous les Crocosmia qui envahissent le massif sud, assurant à eux seuls un spectacle un peu échevelé.


Le massif, une semaine auparavant était tout aussi désordonné, en plein charivari.


Un Echinacea tout neuf, plus près de la maison, éclaire un coin de jardin, mais les limaces ne lui laissent pas beaucoup de répit. Je fais la chasse, sans beaucoup de succès... et même le hérisson qui traverse parfois le jardin n'arrive pas au bout de ces monstres baveux.


Et les autres, plus loin, ont choisi un teint pâle pour cette année... Ce sont des semis naturels et j'en suis agréablement surprise.


Pour couronner tout ce désordre, la glycine - qui avait gelé, je vous le rappelle - après une "deuxième" floraison plus que discrète en juin, fait un retour remarqué ces derniers jours.


Quel mois ! Et il paraît qu'il va falloir s'y habituer... 


lundi 7 juin 2021

Les grands iris

C'est une année à iris! Chez moi, en tout cas... Mais les iris intermédiaires, plus précoces, ont gelé tandis que les plus tardifs ont tiré leur épingle du jeu. Il est rare ici que les iris et les roses se télescopent, mais la floraison des uns bat son plein, alors que les autres s'entrouvrent déjà ! 

Les plus nombreux sont jaune brûlé chez moi, identifiés comme Iris Rocket. J'ai parfois l'impression qu'ils colonisent mes massifs au détriment des autres couleurs...


Il faut dire qu'il n'y a pas de massif dédié à ces plantes qui aiment bien avoir un espace bien à elles. Petit jardin oblige, elles doivent survivre en compagnie de mes autres vivaces et beaucoup ne fleurissent pas régulièrement! Mais ces jaunes sont des fidèles!
J'ai un faible pour les iris violets, les simples, comme dans les collines de mon enfance,


et je craque complètement pour le parfum des Iris pallida, ici sous la forme jaune.


J'aime les iris anciens, loin des froufrous des nouveaux hybrides, et la simplicité de la Dame Blanche me touche beaucoup.


Arpège est aussi un favori pour son coloris intense et rare au jardin.


Ce sont de vieux iris dont j'ai reçu les rhizomes de différents amis jardiniers et je dois dire qu'ils sont plus fidèles  et certainement plus tolérants à ma terre lourde et aux climats hivernaux humides, que les beaux hybrides que j'ai achetés par la suite. 

Celui-là fleurit pour la première fois au jardin, je ne sais pas d'où il vient, ni quel est son nom. Sa forme trapue est pourtant séduisante.


et celui-ci, reçu de ma mère il y a des années, n'a pas de nom non plus. Je l'appelle "bordeaux"...


Et enfin, j'ai pu identifier le magnifique et florifère I. Lady Albright aux nuances de roses et mauves extraordinaires : un arc-en-ciel à lui tout seul!


Plusieurs sortes n'ont pas fleuri cette année, les limaces ont fait des dégâts en creusant profondément les tiges de certains, et je dois bien dire que malgré des achats parfois onéreux, je ne réussis pas tous les iris - loin de là. Mais pour rien au monde je n'y renoncerais !



mardi 25 mai 2021

Euphorbes , je vous aime...

La floraison des euphorbes clôt la "saison jaune" du jardin, si lumineuse au printemps, avec ses bouquets de jonquilles et de primevères... 

La première pour laquelle j'ai craqué, c'est l'Euphorbe de Corse, avec son port si graphique et qui aime bien se ressemer dans des endroits improbables, comme au pied des dalles, ou au-dessus du mur, endroit brûlant qui semble lui convenir!


L'euphorbe polychrome est plus capricieuse chez moi, mais elle est si gracieuse que j'essaie - sans grand résultat - de la bouturer, ou de la retrouver en jardinerie. Sa feuille, à l'opposé  de sa cousine corse aux écailles acérées, est douce et veloutée.


Il y a bien sûr, la reine, la grande Euphorbe martinii que je maintiens envers et contre tout au seul endroit où elle veut bien prospérer, même si la neige couche ses longues tiges tous les printemps.


Son oeil rouge, lui donne un charme certain que j'aime bien observer de près.


J'avais craqué pour le feuillage pourpre de l'Euphorbe petit-cyprès Clarice Howard, mais l'hybride pourpre n'a pas résisté... Par contre, il s'est ressemé et il s'étend tout en vert!


Le feuillage de l'Euphorbe Chameleon fait partie de mes préférés! Sombre, léger, bien découpé : que du plaisir! En poquets, avant la floraison, et sous le vent,


ou se détachant sur un fond vert... Il fait merveille dans mes petits bouquets de printemps!


J'ai essayé de garder d'autres grandes euphorbes, mais seule la martinii a résisté. Je me contente donc des sortes plus basses, mais qui font tout leur effet, dans les différents massifs du jardin.


Après cette floraison un peu acide, le jardin retrouve des tons plus sombres, ou plus doux... 

Aimez-vous, vous aussi, les Euphorbes ?