mercredi 3 juin 2026

Roses anglaises

Avec la chaleur, les rosiers ont fleuri tous dans la même semaine, pour mon plus grand régal! Quelques déceptions, mais dans l'ensemble, la taille courte et le fumier décomposé leur ont bien convenu.

Les anglaises, toujours chères à mon coeur, bien que capricieuses lors de leurs jeunes années. Elles ne donnent le meilleur d'elles même qu'une fois la maturité arrivée!

Lilian Austin

Evelyn

Cottage Rose

A Shropshire Lad

The Generous Gardner

Je finirai cette belle litanie par les deux anglaises qui ne se plaisent pas au jardin! Ce n'est pas faute de soins : je les ai même remises en pot pendant deux ans, avant de leur trouver une nouvelle place en pleine terre, mais rien n'y fait : une à deux fleurs par année...

Darcey Bussell

Gertrude Jekyll

Je les garde, même je les bichonne, en espérant un miracle. Qui sait ?

Des coloris intenses, des parfums variés, c'est tout un monde que David Austin a créé. Je rêve d'en acquérir d'autres variétés... 

Et vous, que pensez-vous de ces roses-là ?

mercredi 27 mai 2026

Retour de vacances

Le jardin a ignoré mon absence pendant trois semaines, il a fini son printemps sans moi. Depuis mon retour, avec les belles chaleurs, il a encore accéléré la cadence! J'ai raté la pleine floraison des lilas, sauf...

Syringa reflexa

et des pivoines arbustives, qui ont eu le bon goût de me laisser encore profiter de leur coeur fané!


Il a plus régulièrement début mai, et le vert en a bien profité. Les ancolies, les iris, l'ail - tout en violet - n'ont rien fait pour illuminer la scène!



Mais depuis, le rosier Pénélope a commencé à se déployer, et l'équilibre se rétablit lentement...


Les rosiers spinosissima, toujours premiers dans la saison, ont annoncé l'ouverture des feux. Tous les rosiers étaient recouverts de boutons, même ceux, si vieux, dont je n'attendais pas grand chose.

Rosa spinosissima

Chaque jour apporte de nouvelles éclosions... la chaleur réveille toutes fleurs, les unes après les autres.
Sur le bord de la route, c'est très animé!


Le corps bien reposé, j'ai entrepris le désherbage - chers égopodes! - la coupe des fleurs fanées, la taille des buissons de printemps et la plantations des potées. Tout ça le matin, à la fraîche.

mardi 21 avril 2026

Les tulipes

C'est maintenant, le temps des tulipes, même si les plus précoces ont déjà perdu leurs pétales... Un joli charivari entre hellébores, narcisses, jacinthe et tulipes Seadov


 Vu de plus près, sous une autre lumière... 


J'aime la faculté de ces fleurs à changer de forme - fermées, ouvertes - ou de tonalité, entre rouge et orange.  Elles savent à merveille animer les feuillages des narcisses défleuris et se faufilent sans histoire entre leurs touffes drues.


Le jardin est piqueté des tulipes plantées il y a plusieurs années... et j'ai parfois bien de la peine à retrouver leurs noms. Certaines plantées au tout début du jardin fleurissent en solitaire, cachées sous les buissons qui ont bien grandi depuis! L'année passée, je me suis appliquée à planter de nouveaux bulbes en nombre, me semblait-il. J'étais bien contente de moi, mais maintenant, à la floraison, je regrette de n'en avoir pas prévus plus!

La tulipe Pretty Woman est une constante au jardin. Son coloris vif  me convient et sa forme lys est élégante.


Dans les classiques, j'aime aussi la tulipe blanche Hakuun, à plus ou moins grande fleur...


Et dans la ronde des extravagantes, les perroquets font mon bonheur! C'est un brin de folie qui commence tout simplement


et qui peut finir en apothéose!


Les couleurs voulues cette année étaient blanc, orange et violet... Certaines n'ont pas tenu leurs promesses... Mais je réédite les plantations chaque année, en me souvenant du plaisir qu'elles me procurent.


jeudi 16 avril 2026

Saison jaune

Le jaune n'est toléré au jardin de Gine que dans la cour nord - mais partout ailleurs au printemps! Ce n'est en effet pas la couleur que je préfère - jamais je n'en porterais - même si je lui reconnais une luminosité incomparable.

Les jonquilles bien sûr, le forsythia à la rigueur, qui annoncent tous deux le renouveau et une cohorte de tulipes et de petites fleurs...

La belle tulipe Akebono, dernière survivante des plantations d'il y a plusieurs années. Je ne l'ai plus retrouvée dans les jardineries, et je la regrette...


Mais aussi la Tulipe sylvestris, plantée en 2015, qui n'a fleuri qu'une année, mais qui me fait la grâce de deux fleurettes cette année. Une renaissance inespérée.


Pour les fleurettes, la ficaire s'est installée toute seule et forme un joli tapis de feuilles brillantes qui disparaîtront sans rien envahir une fois leur temps passé.


Au chapitre des "invitées surprise", l'inévitable pissenlit, grand fournisseur de pollen pour tous les insectes qui le butinent sans s'en lasser...



La Waldenbergia qui devait recouvrir rapidement le massif nord n'en fait qu'à sa tête, et j'ai renoncé à ce couvre-sol. Quelques plantes fleurissent, de ci. de là, et j'admire toujours la délicatesse des fleurs. Ici, elle s'est faufilée dans le mur!


Mais pour la délicatesse, rien ne vaut l'Erythrone pagoda, une petite merveille qui fleurit bien à l'ombre légère. Elle est résistante, même si par endroit, avec l'âge, les fleurs sont plus petites.


Et enfin, pour clore tout ce jaune jusqu'à l'année prochaine, la petite Corail, si bien nommée, qui pose sur le caillou préféré de Seita, l'ex souveraine du jardin (LIRE ICI) à côté des tulipes Appledorn, dignes descendantes des jardins d'autrefois...



lundi 6 avril 2026

Matin de lumière

 Le printemps! et ce matin, un tour du jardin, dans la lumière... et le chant des oiseaux!

Hellébore en fin de floraison

Primevère "naturalisée" depuis plusieurs années

Narcisse Taurus

Narcisse Barret Brown




Waldenbergia


Le Serin cini, tout en haut du chêne m'a accompagnée de ses trilles tout le matin...


Cognassier Cameo

Que du plaisir !


vendredi 3 avril 2026

Blanc

Mars, commencé dans la douceur, a fini dans les giboulées et les gelées... pour ne pas faire mentir sa réputation.

27 mars 2026

Les bourgeons de la glycine ont gelé, les oeufs de la chrysope ont disparu, les narcisses ont été cassés par la neige, mais d'autres s'en sont mieux tirés et à la faveur d'un début avril ensoleillé, j'ai tiré le portrait de quelques fleurs blanches...

L'anémone sylvestre, qui s'est installée sous les buissons et qui revient chaque année...


L'anémone blanda tout aussi fidèle, de ci, de là, mais en petites touffes de plus en plus maigres.


Les jacinthes qui fleurissent à l'intérieur de la maison et qui sont ensuite mises en terre embaument le jardin et affolent les bourdons.


Une primevère un peu écrasée


Les pâquerettes ou Bellis, en forme simple dans la pelouse ou en pompon dans une potée



Et dans la cour du nord, la minuscule arabette fleurit. J'aime cette petite fleur qui s'élève au-dessus de la rosette des feuilles qui tapissent le bord du mur. De près, elle est bien plus compliquée qu'on pourrait le croire...


Les tulipes ont eu la sagesse d'attendre et commencent à peine à pointer, mais chez quelques téméraires je devine pourtant leur couleur! Toutes les petites taches de blanc vont vite être escamotées par leur floraison.

lundi 23 mars 2026

Jubilation

De la douceur, peu de pluie, un mois de mars atypique... le jardin en profite, comme la jardinière! Pas le temps d'écrire, juste le temps d'admirer...

Le bulbes font le spectacle :



Des jonquilles, en blanc, en jaune, se faufilent entre buissons et vivaces, et mes préférées, ce sont les petits narcisses Jack Snipe, en place depuis plusieurs années...


Les Chionodoxa mettent une touche de bleu que j'affectionne. Ils voyagent dans le jardin, et ceux qui ont été plantés l'automne passé font de jolies taches sur les écorces de couverture.


En bien plus grand, les fritillaires impériales assurent le graphisme du massif sud, et leur résistance à la neige m'a étonnée.  Les bourdons qui ont fait leur nid dans le même massif en profite goulûment.


L'anémone pulsatille est moins graphique, mais son charme est irrésistible. Elle a pour moi un parfum d'enfance, puisque elle poussait naturellement sur les collines sèches près de la maison et que j'en cueillais des bouquets éphémères...  Elle est depuis protégée et la cueillette en est réglementée.



Les primevères, de la plus naturelle, à la plus sophistiquée ponctuent les bordures, mais elles ne s'installent pas dans ma "pelouse", à mon plus grand regret... J'en achète chaque année pour les potées et je les plante en pleine terre lors de l'arrivée des géraniums. Beaucoup reprennent, même si leurs couleurs pétantes, bien en accord avec des potées printanières, ont le bon gout de faiblir, pour l'harmonie du jardin.








Le soleil a réveillé les incontournables - dans la pelouse aussi, celles-ci! N'est-elle pas parfaite ?


Enfin, mon attention a été attirée par des "bourgeons" blancs sur un rejet de je ne sais quel buisson. Après des recherches sur le net, il s'avère que ce sont des oeufs de chrysope... J'y porte grande attention, espérant voir les larves en émerger, prêtes à dévorer les pucerons audacieux qui s'attaqueraient à mes plantes!


Encore une nouvelle découverte ! Le jardin jubile, la jardinière aussi!