mardi 21 avril 2026

Les tulipes

C'est maintenant, le temps des tulipes, même si les plus précoces ont déjà perdu leurs pétales... Un joli charivari entre hellébores, narcisses, jacinthe et tulipes Seadov


 Vu de plus près, sous une autre lumière... 


J'aime la faculté de ces fleurs à changer de forme - fermées, ouvertes - ou de tonalité, entre rouge et orange.  Elles savent à merveille animer les feuillages des narcisses défleuris et se faufilent sans histoire entre leurs touffes drues.


Le jardin est piqueté des tulipes plantées il y a plusieurs années... et j'ai parfois bien de la peine à retrouver leurs noms. Certaines plantées au tout début du jardin fleurissent en solitaire, cachées sous les buissons qui ont bien grandi depuis! L'année passée, je me suis appliquée à planter de nouveaux bulbes en nombre, me semblait-il. J'étais bien contente de moi, mais maintenant, à la floraison, je regrette de n'en avoir pas prévus plus!

La tulipe Pretty Woman est une constante au jardin. Son coloris vif  me convient et sa forme lys est élégante.


Dans les classiques, j'aime aussi la tulipe blanche Hakuun, à plus ou moins grande fleur...


Et dans la ronde des extravagantes, les perroquets font mon bonheur! C'est un brin de folie qui commence tout simplement


et qui peut finir en apothéose!


Les couleurs voulues cette année étaient blanc, orange et violet... Certaines n'ont pas tenu leurs promesses... Mais je réédite les plantations chaque année, en me souvenant du plaisir qu'elles me procurent.


jeudi 16 avril 2026

Saison jaune

Le jaune n'est toléré au jardin de Gine que dans la cour nord - mais partout ailleurs au printemps! Ce n'est en effet pas la couleur que je préfère - jamais je n'en porterais - même si je lui reconnais une luminosité incomparable.

Les jonquilles bien sûr, le forsythia à la rigueur, qui annoncent tous deux le renouveau et une cohorte de tulipes et de petites fleurs...

La belle tulipe Akebono, dernière survivante des plantations d'il y a plusieurs années. Je ne l'ai plus retrouvée dans les jardineries, et je la regrette...


Mais aussi la Tulipe sylvestris, plantée en 2015, qui n'a fleuri qu'une année, mais qui me fait la grâce de deux fleurettes cette année. Une renaissance inespérée.


Pour les fleurettes, la ficaire s'est installée toute seule et forme un joli tapis de feuilles brillantes qui disparaîtront sans rien envahir une fois leur temps passé.


Au chapitre des "invitées surprise", l'inévitable pissenlit, grand fournisseur de pollen pour tous les insectes qui le butinent sans s'en lasser...



La Waldenbergia qui devait recouvrir rapidement le massif nord n'en fait qu'à sa tête, et j'ai renoncé à ce couvre-sol. Quelques plantes fleurissent, de ci. de là, et j'admire toujours la délicatesse des fleurs. Ici, elle s'est faufilée dans le mur!


Mais pour la délicatesse, rien ne vaut l'Erythrone pagoda, une petite merveille qui fleurit bien à l'ombre légère. Elle est résistante, même si par endroit, avec l'âge, les fleurs sont plus petites.


Et enfin, pour clore tout ce jaune jusqu'à l'année prochaine, la petite Corail, si bien nommée, qui pose sur le caillou préféré de Seita, l'ex souveraine du jardin (LIRE ICI) à côté des tulipes Appledorn, dignes descendantes des jardins d'autrefois...



lundi 6 avril 2026

Matin de lumière

 Le printemps! et ce matin, un tour du jardin, dans la lumière... et le chant des oiseaux!

Hellébore en fin de floraison

Primevère "naturalisée" depuis plusieurs années

Narcisse Taurus

Narcisse Barret Brown




Waldenbergia


Le Serin cini, tout en haut du chêne m'a accompagnée de ses trilles tout le matin...


Cognassier Cameo

Que du plaisir !


vendredi 3 avril 2026

Blanc

Mars, commencé dans la douceur, a fini dans les giboulées et les gelées... pour ne pas faire mentir sa réputation.

27 mars 2026

Les bourgeons de la glycine ont gelé, les oeufs de la chrysope ont disparu, les narcisses ont été cassés par la neige, mais d'autres s'en sont mieux tirés et à la faveur d'un début avril ensoleillé, j'ai tiré le portrait de quelques fleurs blanches...

L'anémone sylvestre, qui s'est installée sous les buissons et qui revient chaque année...


L'anémone blanda tout aussi fidèle, de ci, de là, mais en petites touffes de plus en plus maigres.


Les jacinthes qui fleurissent à l'intérieur de la maison et qui sont ensuite mises en terre embaument le jardin et affolent les bourdons.


Une primevère un peu écrasée


Les pâquerettes ou Bellis, en forme simple dans la pelouse ou en pompon dans une potée



Et dans la cour du nord, la minuscule arabette fleurit. J'aime cette petite fleur qui s'élève au-dessus de la rosette des feuilles qui tapissent le bord du mur. De près, elle est bien plus compliquée qu'on pourrait le croire...


Les tulipes ont eu la sagesse d'attendre et commencent à peine à pointer, mais chez quelques téméraires je devine pourtant leur couleur! Toutes les petites taches de blanc vont vite être escamotées par leur floraison.

lundi 23 mars 2026

Jubilation

De la douceur, peu de pluie, un mois de mars atypique... le jardin en profite, comme la jardinière! Pas le temps d'écrire, juste le temps d'admirer...

Le bulbes font le spectacle :



Des jonquilles, en blanc, en jaune, se faufilent entre buissons et vivaces, et mes préférées, ce sont les petits narcisses Jack Snipe, en place depuis plusieurs années...


Les Chionodoxa mettent une touche de bleu que j'affectionne. Ils voyagent dans le jardin, et ceux qui ont été plantés l'automne passé font de jolies taches sur les écorces de couverture.


En bien plus grand, les fritillaires impériales assurent le graphisme du massif sud, et leur résistance à la neige m'a étonnée.  Les bourdons qui ont fait leur nid dans le même massif en profite goulûment.


L'anémone pulsatille est moins graphique, mais son charme est irrésistible. Elle a pour moi un parfum d'enfance, puisque elle poussait naturellement sur les collines sèches près de la maison et que j'en cueillais des bouquets éphémères...  Elle est depuis protégée et la cueillette en est réglementée.



Les primevères, de la plus naturelle, à la plus sophistiquée ponctuent les bordures, mais elles ne s'installent pas dans ma "pelouse", à mon plus grand regret... J'en achète chaque année pour les potées et je les plante en pleine terre lors de l'arrivée des géraniums. Beaucoup reprennent, même si leurs couleurs pétantes, bien en accord avec des potées printanières, ont le bon gout de faiblir, pour l'harmonie du jardin.








Le soleil a réveillé les incontournables - dans la pelouse aussi, celles-ci! N'est-elle pas parfaite ?


Enfin, mon attention a été attirée par des "bourgeons" blancs sur un rejet de je ne sais quel buisson. Après des recherches sur le net, il s'avère que ce sont des oeufs de chrysope... J'y porte grande attention, espérant voir les larves en émerger, prêtes à dévorer les pucerons audacieux qui s'attaqueraient à mes plantes!


Encore une nouvelle découverte ! Le jardin jubile, la jardinière aussi!













jeudi 5 mars 2026

Petites scènes

 Le jardin n'est pas encore "tout propre" mais le vert domine et le temps doux accélère les floraisons... Le jardin dans son ensemble n'est pas très coloré...


mais lorsque on y chemine, on remarque quelques petites scènes qui font le charme du début de la saison. Les perce-neige se fanent, mais le tapis reste blanc encore.


Les hellébores ont éclaté, j'ai coupé presque toutes les feuilles de l'année passée pour mieux les laisser s'épanouir.


Les crocus aussi se fatiguent de tant de soleil, mais bien à l'abri d'une graminée, tout au fond du jardin, ils sont encore tout frais!


J'ai planté hier deux nouveaux Ibéris sempervirens pour remplacer quelques oeillets qui ont lamentablement séché l'année passée. J'aime bien ces plantes sans histoire qui durent des années pour peu qu'on prenne le temps de les raccourcir une fois la floraison passée.


J'ai commencé à tailler les rosiers, et ma main souffre. Aujourd'hui, je me suis faite aider pour raccourcir le buddleia au bois si dur, mais  que j'essaie de garder en petite taille. 

L'Euphorbe de Corse - une valeur sûre - fleurit déjà en bordure du massif plein sud. Encore une plante fidèle qui se ressème à loisir!


Les toutes premières jonquilles... Leurs consoeurs plus grandes coudent à peine mais ces petites profitent de la chaleur de la pierre voisine.


Dans la cour, j'ai eu de la peine à nettoyer les hémérocalles et les iris, envahis par les asters que j'avais laissés en place tout l'hiver, mais maintenant l'hellébore Double White fleurit sous le Corylopsis pauciflora bien maigre en compagnie de l'Euphorbe martinii.



Je finis cet article par la présence au jardin - et dans la maison - qui me ravit le plus : Notre nouvelle chatte Corail qui apprivoise son environnement.



Du bonheur !


samedi 14 février 2026

Mi-février

Le soleil a fait vibrer le jardin... et les premiers bourdons ont fait leur apparition! Deux jours bénis où la pluie nous a laissé un peu de répit!

L'Hamamélis Diane continue sur sa belle lancée, et c'est u bonheur de le voir froufrouter. Il ne semble pas souffrir des jours gris, et il est incomparable à midi, quand les rayons le réchauffent.


Les perce neige envahissent maintenant tous les massifs... certaines sont parties coloniser d'autres jardins, sans démériter, et ici, elles commencent à coloniser le "gazon".


Le prunier a été scié à la base, laissant un grand espace... et j'en ai profité pour planter un Eleagnus panaché, qui a pour mission de boucher la vue entre voisins, été comme hiver! Il sera moins haut, bien sûr, mais sa croissance est semble-t-il assurée. J'ai craqué pour un petit forsythia Goldrausch qui devrait faire une jolie association de couleurs. Une scène qui passe du rose au jaune : de l'inhabituel au jardin de Gine!

Eleagnus ebbingei "Viveleg"

Encore beaucoup de feuilles sèches, le nettoyage printanier avance lentement, les après-midi sont encore froids... mais quelques hellébores préparent leurs boutons - j'ai commencé à couper les plus grandes feuilles - et l'Euphorbe martinii démarre sa longue saison.



Hier, les premiers crocus se sont ouverts, alors qu'il y a une semaine à peine, on ne les devinait pas encore! Ca va vite, presque trop. mais je ne boude pas mon plaisir!