vendredi 17 juillet 2026

Eté

J'étais bien optimiste lors de mon dernier billet en pensant que la chaleur allait nous quitter! Quinze jours ont passé,  où le jardin et moi avons fait le gros dos sous la canicule. Enfin, cette nuit un gros orage a rafraîchi l'atmosphère!

Bien des buissons ont leurs feuilles grillées : noisetiers, lilas, hamamélis, l'herbe est jaune, même le trèfle qui avait bien résisté commence à flétrir! A la fraîche, j'ai commencé à tailler les géraniums vivaces, les feuilles des iris et des hémérocalles pour redonner un peu d'allure, si possible.

Ce sont bien les hémérocalles qui ont donné de la couleur, même si je suis fort déçue de leur comportement dans mon jardin. Plantés il y a deux ans ou plus, ils s'obstinent à ne faire qu'une  ou deux hampes par plante. Je les avais répartis dans les endroits les plus ensoleillés, espérant de belles touffes colorées... J'en suis à me demander si je ne vais pas toutes les réunir pour avoir un ensemble plus fleuri - alors que je connais leur difficulté à reprendre après un déménagement.



Le crocosmia Lucifer lui tient ses promesses, mais les plants que j'avais transférés dans un massif moins ensoleillé ont mal fleuri. En voilà un à qui le soleil ne fait pas peur!


La glycine qui avait gelé et n'avait pas fleuri au printemps a fait une très belle remontée, bien parfumée... les fleurs sont plus petites, bien sûr et un peu perdues dans le vert. Je ne la conseillerais à personne dans ma région puisque désormais, avec le printemps doux dès février, et le retour du froid ensuite, elle gèle irrémédiablement...


Après la pluie, et malgré les vents forts de la nuit, ce matin, vu depuis l'étage, l'Hydrangea Phantom était lumineux! Je l'avais taillé assez légèrement, afin de ne pas l'épuiser vu son âge respectable, et si ses fleurs sont relativement petites, il est généreux. De quoi me consoler de cette quinzaine éprouvante!

Et pourtant, j'ai eu la chance d'échapper à la grêle qui a tant détruit de jardins ailleurs. Je sais que cela peut encore arriver d'ici l'automne, mais je préfère ne pas y penser, avec ma sympathie pour les jardiniers qui ont subi durement la fin de la canicule.


samedi 4 juillet 2026

Début juillet

Après la canicule, la grêle et les pluies, je m'emploie à tailler les rosiers défleuris...  Résultat : les massifs sont peu fournis: fini les effets de masse!

Quelques floraisons, de-ci, de-là, mais c'est encore bien maigre. Le rosier Fairy est devenu tout blanc, mais tant qu'il illumine encore l'ail cephalospherum, je ne le taille pas : encore quelques jours!


La clématite Etoile des violettes qui devait s'accorder avec l'orange du rosier Polka a attendu que celui-ci soit passé pour se lancer à son assaut! 


A son pied, les hémérocalles sans nom ont commencé leur danse en orange. Ce sont les seules qui se plaisent vraiment au jardin : je vous en reparlerai de ces belles capricieuses - des autres, de celles qui me déçoivent tant!


Dans la cour, les Lysimachias clethroides commencent leur longue floraison... J'en avais planté à mi-ombre, dans une terre plus lourde qui aurait dû bien leur convenir... Comme j'en perdais année après année, j'en ai déplacé quelques-unes à un endroit plus ensoleillé. Elles ont quitté l'ombre du Cotinus pour se répandre sur la banquette bien sèche, au dessus du mur de pierres, et elles colonisent sans vergogne!


Et enfin, un petit plaisir inattendu, deux Eucomis dont j'avais trouvé les bulbes au fond d'un carton dans un magasin de bricolage, ont fleuri. Ils sont en pot et voyant qu'ils étaient si beaux, je les ai placés en bordure de terrasse...


J'aurais préféré trouver la version grenat, mais je ne ferai pas la fine bouche! Je me bénis de les avoir surélevés car les escargots en sont très friands.

Un début de mois bien discret, mais certains rosiers ont déjà de nouveaux boutons et les matin sont à nouveau plus frais : le jardin devrait pouvoir revivre!


lundi 22 juin 2026

Petites et mignonnes

 Les roses encore... les petites, en grappe, isolées rarement, sur des feuillages sains, comment ai-je pu les ignorer pendant si longtemps ? 

Les blanches, surtout, qui éclairent les massifs, focalisant le regard...

Kathleen, Pemberton, 1922

The Little White Pet (La Belle Sultane), Henderson, 1879



Belle des Fagnes, Daniel Schmitz, 2004

Guirlande d'Amour, Lens, 1993

Crystal Fairy, Jan Spek Rozen BV

et sa version originale, qui nous fait changer de couleur, 

The Fairy, Ann Bentall, 1932


Felicia, Pemberton, 1926


Enfin, le bien décevant, celui dont je n'aime ni la tenue, ni la couleur tantôt bleue, tantôt blanc rosé, dont les fleurs fanées côtoient les fleurs fraîches, souvent malade... 

Veilchenblau, Hermann Kiese, 1909

et le dernier, pas très en forme, qui se faufile dans les buissons et dont je vais devoir changer de support pour qu'il profite mieux du soleil...

Albertine, Barbier, 1921

Aimez-vous ces rosiers buissons ou lianes, où préférez vous les rosiers à grandes fleurs ? 


mardi 16 juin 2026

Blanc, jaune, orange pour les roses

 Le festival continue, un mois après son ouverture...

La cour Nord est dédiée au blanc et au jaune, avec quelques touches d'orange ou de bleu... Les roses blanches y sont particulièrement à l'aise, après quelques années d'acclimatation. Sur la structure, Ghislaine de Féligonde fait son how accompagnée de quelques autres...


A son pied, à gauche, la belle Lichtkönigin Luzia, changeante, mais relativement peu parfumée et à droite, le petit Calizia, un ton très doux et frais... Opalia se fraie un chemin entre Léontine Gervais - qui n'a pas fleuri cette année, faute de l'avoir taillée sévèrement à l'automne - et Guirlande d'Amour sur l'arrière.

Lichtkönigin Luzia, Kordes, 1966

Ghislaine de Féligonde, Turbat, 1916

Calizia, Noack, 2005


Plus loin, au-dessus du muret, un trio qui m'a donné bien de la peine, malgré les apports de fumier. Les trois ne viennent pas des mêmes rosiéristes, ils ont tout fait un séjour en pot pour essayer de les requinquer dans leurs plus jeunes années... et cette année, ils semblent être sauvé! Le plus ancien, Iceberg, ou Schneewittchen, est pourtant donné comme rosier facile!
(Schneewittchen, Fée des Neiges) Iceberg, Kordes 1958

Plus délicat, le vanille Golden Wings m'a été vendu dans un piètre état (par correspondance) et après réclamation, il m'a été élégamment répondu "c'était le fond du panier". Ce nom lui est resté ... mais cette année, il m'a ravi!

Golden Wings, Sheperd, 1956

Et enfin, mon préféré de ce trio malheureux, le rosier Breathless Charm, tout en souplesse et délicatesse. Il a toujours été plus vaillant que les autres...

Breathless Charm, Millington 2009

Pour tonifier l'ensemble, en face, contre le mur de la maison, le géant Westerland, que je taille assez court toutes les années, mais qui monte à 2m50 sans problème. Je le tuteure car l'endroit est venteux et il lui arrive de casser...

Westerland, Kordès 1969

Il a toutes les qualités : résistant au froid, aux maladies, des fleurs généreuses, parfumées, parfaites pour les bouquets... Je le recommande à tous les jardiniers - débutants ou confirmés!


J'envisage de faire encore un article sur les rosiers à petites fleurs - la majorité en blanc, je pense, qui parsèment le jardin, car j'ai appris à les apprécier après quelques années de culture de roses thé, qui ne me plaisent plus autant.... 



mardi 9 juin 2026

Roses roses

Alternance de pluies, de vents, et de soleil : les roses sont mises à l'épreuve. Mais j'aime croire que la chaleur emmagasinée lorsqu'elles étaient en bouton les a endurcies - elles résistent et le jardin est encore tout fleuri!

Le rose se porte bien chez les roses! Avec beaucoup de nuances...

Chez Polka, le bouton est orange, puis la fleur rose pâlit délicieusement! Elle fait merveille dans les bouquets, certains pétales étant délicatement découpés.

Polka, Meilland 1991

Augusta Luise est moins nuancée, peut-être plus capiteuse. C'est un rosier en voie de guérison au jardin, mais cette année, j'ai bon espoir de l'avoir sauvé!

Augusta Luise, Tantau 1999

Un rosier liane à grandes fleurs, chiffonnées dès le deuxième jour, plein de charmes - et d'épines! C'est un redoutable à fort développement : La Fraîcheur. Tellement agressif que je renonce à en cueillir pour mes bouquets!

La Fraîcheur. Turbat 1921

Son teint délicat atténue le rose si dur de Shogun. Celui-là est un vieux rosier planté en 2005. Il ne grimpe plus aussi haut qu'autrefois, mais pour peu que je le taille de deux tiers, il reste florifère. Ce n'est pas mon rose préféré, pourtant.

Shogun, Tantau 1999

Enfin, le rosier "aux oeillets", le robusta Pink Grootendorst, peu parfumé, mais si charmant avec ces bouquets de petites roses bien serrées. Lui aussi, comme tous les membres de sa famille, est un rosier barrière, plein d'épines redoutables.

Pink Grootendorst, Grootendorst, 1923

Pendant longtemps, je n'avais que très peu de rosiers, me focalisant sur les annuelles, à l'image des jardins de ma mère. Puis, elle de son côté et moi du mien, nous avons commencé à introduire quelques rosiers au jardin. J'ai toujours préféré les teints roses - et les jardins pastels! Mais je m'en suis assez rapidement lassée pour introduire des annuelles et vivaces orange,  blanc, un peu de bleu. Les floraisons jaune elles sont cantonnées dans la cour du nord.

Le jardin évolue au gré des envies de la jardinière!


mercredi 3 juin 2026

Roses anglaises

Avec la chaleur, les rosiers ont fleuri tous dans la même semaine, pour mon plus grand régal! Quelques déceptions, mais dans l'ensemble, la taille courte et le fumier décomposé leur ont bien convenu.

Les anglaises, toujours chères à mon coeur, bien que capricieuses lors de leurs jeunes années. Elles ne donnent le meilleur d'elles même qu'une fois la maturité arrivée!

Lilian Austin

Evelyn

Cottage Rose

A Shropshire Lad

The Generous Gardner

Je finirai cette belle litanie par les deux anglaises qui ne se plaisent pas au jardin! Ce n'est pas faute de soins : je les ai même remises en pot pendant deux ans, avant de leur trouver une nouvelle place en pleine terre, mais rien n'y fait : une à deux fleurs par année...

Darcey Bussell

Gertrude Jekyll

Je les garde, même je les bichonne, en espérant un miracle. Qui sait ?

Des coloris intenses, des parfums variés, c'est tout un monde que David Austin a créé. Je rêve d'en acquérir d'autres variétés... 

Et vous, que pensez-vous de ces roses-là ?

mercredi 27 mai 2026

Retour de vacances

Le jardin a ignoré mon absence pendant trois semaines, il a fini son printemps sans moi. Depuis mon retour, avec les belles chaleurs, il a encore accéléré la cadence! J'ai raté la pleine floraison des lilas, sauf...

Syringa reflexa

et des pivoines arbustives, qui ont eu le bon goût de me laisser encore profiter de leur coeur fané!


Il a plus régulièrement début mai, et le vert en a bien profité. Les ancolies, les iris, l'ail - tout en violet - n'ont rien fait pour illuminer la scène!



Mais depuis, le rosier Pénélope a commencé à se déployer, et l'équilibre se rétablit lentement...


Les rosiers spinosissima, toujours premiers dans la saison, ont annoncé l'ouverture des feux. Tous les rosiers étaient recouverts de boutons, même ceux, si vieux, dont je n'attendais pas grand chose.

Rosa spinosissima

Chaque jour apporte de nouvelles éclosions... la chaleur réveille toutes fleurs, les unes après les autres.
Sur le bord de la route, c'est très animé!


Le corps bien reposé, j'ai entrepris le désherbage - chers égopodes! - la coupe des fleurs fanées, la taille des buissons de printemps et la plantations des potées. Tout ça le matin, à la fraîche.

mardi 21 avril 2026

Les tulipes

C'est maintenant, le temps des tulipes, même si les plus précoces ont déjà perdu leurs pétales... Un joli charivari entre hellébores, narcisses, jacinthe et tulipes Seadov


 Vu de plus près, sous une autre lumière... 


J'aime la faculté de ces fleurs à changer de forme - fermées, ouvertes - ou de tonalité, entre rouge et orange.  Elles savent à merveille animer les feuillages des narcisses défleuris et se faufilent sans histoire entre leurs touffes drues.


Le jardin est piqueté des tulipes plantées il y a plusieurs années... et j'ai parfois bien de la peine à retrouver leurs noms. Certaines plantées au tout début du jardin fleurissent en solitaire, cachées sous les buissons qui ont bien grandi depuis! L'année passée, je me suis appliquée à planter de nouveaux bulbes en nombre, me semblait-il. J'étais bien contente de moi, mais maintenant, à la floraison, je regrette de n'en avoir pas prévus plus!

La tulipe Pretty Woman est une constante au jardin. Son coloris vif  me convient et sa forme lys est élégante.


Dans les classiques, j'aime aussi la tulipe blanche Hakuun, à plus ou moins grande fleur...


Et dans la ronde des extravagantes, les perroquets font mon bonheur! C'est un brin de folie qui commence tout simplement


et qui peut finir en apothéose!


Les couleurs voulues cette année étaient blanc, orange et violet... Certaines n'ont pas tenu leurs promesses... Mais je réédite les plantations chaque année, en me souvenant du plaisir qu'elles me procurent.