dimanche 17 juin 2018

La fête!

Une semaine d'absence encore... et la pluie! Personne n'a souffert de la sécheresse, par contre les roses se sont rapidement tachées. Mais qu'importe,  c'est la fête au jardin. Campanules, lychnis ou pavots font le lien entre les différents rosiers et l'entrée du jardin  est bien sympathique.


Juste avant mon départ, j'avais immortalisé le duo charmant de la Belle de Fagnes surplombée par La Fraîcheur. Heureusement, car La Fraîcheur est bien abîmé aujourd'hui et Belle de Fagnes attend une taille légère pour repartir de plus belle. C'est la première année que cette association donne le meilleur d'elle-même!

La Fraîcheur, Turbat, 1921 - Belle des Fagnes, D.Schmitz, 2004
La Fraîcheur, hier soir, laisse encore voir qu'il a dû être splendide pendant mon absence!


Au nord, trois "monstres" que je taille en toute saison tant ils envahissent le portique  - et le passage - donnent tout ce qu'ils peuvent...  Les rosiers Opalia, Ghislaine de Féligonde et Léontine Gervais font un trio un peu échevelé, mais cette opulence est rare chez moi et j'en profite. 


Là aussi, la vedette Ghislaine de Féligonde a su être plus charmante en blanc et abricot, alors qu'une semaine après, elle est plus rose qu'orange...


Au sud, les roses roses  n'ont pas été en reste. Avant mon départ, c'est Wisley et Cottage Rose qui essayaient de surnager dans le bouquet de Grande Julienne que je voulais conserver pour la semence, tandis qu'à l'arrière, Parkzauber anime la scène.


Et c'est maintenant Jasmina qui entre en jeu... Les fleurs lourdes ont bien résisté et j'ai juste palissé les branches les plus souples... Je suis folle de ce rose bleuté qui me console de la mauvaise floraison de Gertrude Jekyll...


Que des roses ? Mais non, à l'ombre, une petite scène fraîche... Toujours en mouvement, selon les achats et les floraisons, comme je les aime!


Et pour le goût, les amélanches particulièrement grosses et sucrées cette année. Les merles eux-mêmes n'arrivent pas à suivre et je peux ainsi picorer tout à mon plaisir.


La fête, vous disais-je!


lundi 4 juin 2018

Retour

De retour dans la nuit, j'étais impatiente de voir dès le matin le jardin que l'on m'avait dit si fleuri! Ma soeur  a  en effet fait une jolie description sur son blog : article que je vous invite à parcourir  en vous souhaitant d'y prendre autant de plaisir que moi!
La lumière du matin associée à la pluie de la nuit ont créé la magie, laissant les scènes les plus simples m'émouvoir.

Rosier Pink Grootendorst
Les premiers rosiers ont fleuri pendant mon absence, et les autres s'ouvrent timidement, petites fleurs cette année, sur presque tous... Avez-vous constaté pareille phénomène chez vous ?
Rosier grimpant Parkzauber
Les grands iris sont sur leur fin, mais j'ai encore pu profiter de quelques parfums et couleurs...

Iris germanica Accent

J'ai aimé marcher dans l'herbe trop haute, parsemée de pâquerettes et de véroniques et remarqué sans déplaisir la jolie floraison des égopodes que j'avais oubliées...  Les oeillets plumarius qui m'accompagnent depuis plus de 40 ans étaient bien chiffonnés, mais leur parfum s'est exhalé plus tard dans la matinée, sous le soleil.


Tout en mauve et en pourpre, le massif sud est échevelé entre Grande Julienne, géraniums et rosiers...  Même les petits oeillets de bordure  dont j'ai oublié le nom (Pink Kiss, peut-être?) ne dépare pas l'harmonie...



Et le rosier Rhapsody in Blue semble avoir enfin trouvé un lieu qui lui convienne. Déjà quelques fleurs fanées et encore des bourgeons!


Je ne peux laisser passer le mois de juin sans vous parler de mon chouchou capricieux : Cardinal de Richelieu. Il a bien fleuri pendant mon absence, mais j'aurai encore quelques fleurs fraîches à admirer et regarder faner si bellement, entre pourpre, rose et gris.


Depuis l'étage et au nord, vue sur les buissons en floraison : le sureau embaume déjà et le vieux Weigelia  est à son apogée. Le rajeunissement effectué au printemps 2016, c'est maintenant que l'on en profite!


Au nord toujours, le petit jardin d'herbes aromatiques attire nombre d'abeilles, sauges et thyms mêlés! Le mini gypsophile donné pour gelé s'est bien rattrapé de sa triste mine : j'en suis toute étonnée et enchantée, car j'aime cette petite fleur délicate...


Vous l'aurez compris, je suis enchantée de mon retour, même si des séances de désherbages vont s'imposer dès demain... Mais même la perspective d'un dos cassé me fait sourire : c'est pour du beau - encore - à venir!


vendredi 11 mai 2018

Erreurs de timing...

Le temps merveilleux de ces dernières semaines a eu un effet dopant sur le jardin... et les jardiniers, dirait-on : Après la décision prise d'enlever le bambou gelé avant l'été pour éviter les feuilles virevoltant et s'infiltrant dans tous les massifs, les jardiniers ont profité du seul jour de la semaine où je n'étais pas là pour couper et déraciner le monstre! 
Quand je suis rentrée mardi soir, ce fut le choc! Et en même temps, une petite jubilation devant l'espace gagné.
Voici un petit avant-après! Vous avez déjà vu la première photo : je n'ai pas eu le temps d'en faire une autre, alors que je m'étais imaginée photographier les travaux!


J'ai donc déplacé le "salon d'été" sur la droite, et posé les érables japonais en pot à l'ombre du genévrier et du malus Evereste. J'ai déjà dit du mal ici des jardiniers "professionnels" qui n'ont aucun respect des plantes. Mais cette fois, je suis ébahie de n'avoir eu aucun dégât. Même les fragiles tiges du Pigamon que l'on devine sur la deuxième photo à l'arrière du seau de fougères ont été préservées! Et lesdites fougères ont immédiatement été placées dans l'eau : merci, c'est le jardinage comme je l'aime.
D'ici septembre, j'ai le temps de cogiter cet endroit - les poutres qui encerclaient le liner du bambou doivent disparaître. J'ai déjà plusieurs projets qui virevoltent dans ma tête - mais je ne céderai pas à l'envie d'une plate-bande fleurie supplémentaire : je vais aller au plus simple pour m'éviter du travail supplémentaire et attendre les devis de mise en place d'un nouveau gazon - avec ou sans tondeuse robotisée...
Je pars en vacances pour quinze jours, et voilà que le jardin s'est emballé et m'offre les premières roses en ce matin ensoleillé :

Rosa spinosissima
J'attendais leur floraison pour mon retour, en juin! Mais iris et pivoines, ancolies et juliennes n'en ont fait qu'à leur tête...


Et les Anthriscus Raven's Wing - ou du moins leurs descendants - sont à la fête dans le soleil.


La glycine embaume mes journées et mes soirées, douceur de la couleur et du parfum, avec une opulence qui me console des gels passés.


Et enfin, la troisième erreur de timing m'est imputable entièrement : J'ai planté en 2015 la Clématite montana Rubens, et je l'ai toujours vue fleurir très, très timidement. Elle a bien sûr grandi très vite, mais je n'avais toujours découvert que quelques fleurs perdues dans l'ombre du Malus coccinella. Je la considérais comme faiblarde et n'en tirais aucune satisfaction. Hier matin, regardant par la fenêtre de l'étage, je me disais "Bizarre, le malus a l'air d'avoir encore des fleurs, malgré la pluie!" et tout à coup j'ai vu:


Dans un océan de pétales fanés, fleurissait magnifiquement la clématite, jusqu'au faîte du malus. Alors, avait-elle déjà fleuri en même temps que l'arbre, ou bien est-elle enfin parvenue à la maturité? J'ai scruté mes anciennes photos - en vain!  C'est un mystère et je suis ravie d'avoir enfin une clématite montana qui se plaise chez moi - même si l'association n'est pas des plus heureuses...

Je pars avec un pincement au coeur pour les floraisons que je vais manquer, mais très soulagée de savoir mon vieux compagnon qu'est le jardin en pleine forme pour affronter mon absence!
A bientôt!