vendredi 3 avril 2026

Blanc

Mars, commencé dans la douceur, a fini dans les giboulées et les gelées... pour ne pas faire mentir sa réputation.

27 mars 2026

Les bourgeons de la glycine ont gelé, les oeufs de la chrysope ont disparu, les narcisses ont été cassés par la neige, mais d'autres s'en sont mieux tirés et à la faveur d'un début avril ensoleillé, j'ai tiré le portrait de quelques fleurs blanches...

L'anémone sylvestre, qui s'est installée sous les buissons et qui revient chaque année...


L'anémone blanda tout aussi fidèle, de ci, de là, mais en petites touffes de plus en plus maigres.


Les jacinthes qui fleurissent à l'intérieur de la maison et qui sont ensuite mises en terre embaument le jardin et affolent les bourdons.


Une primevère un peu écrasée


Les pâquerettes ou Bellis, en forme simple dans la pelouse ou en pompon dans une potée



Et dans la cour du nord, la minuscule arabette fleurit. J'aime cette petite fleur qui s'élève au-dessus de la rosette des feuilles qui tapissent le bord du mur. De près, elle est bien plus compliquée qu'on pourrait le croire...


Les tulipes ont eu la sagesse d'attendre et commencent à peine à pointer, mais chez quelques téméraires je devine pourtant leur couleur! Toutes les petites taches de blanc vont vite être escamotées par leur floraison.

lundi 23 mars 2026

Jubilation

De la douceur, peu de pluie, un mois de mars atypique... le jardin en profite, comme la jardinière! Pas le temps d'écrire, juste le temps d'admirer...

Le bulbes font le spectacle :



Des jonquilles, en blanc, en jaune, se faufilent entre buissons et vivaces, et mes préférées, ce sont les petits narcisses Jack Snipe, en place depuis plusieurs années...


Les Chionodoxa mettent une touche de bleu que j'affectionne. Ils voyagent dans le jardin, et ceux qui ont été plantés l'automne passé font de jolies taches sur les écorces de couverture.


En bien plus grand, les fritillaires impériales assurent le graphisme du massif sud, et leur résistance à la neige m'a étonnée.  Les bourdons qui ont fait leur nid dans le même massif en profite goulûment.


L'anémone pulsatille est moins graphique, mais son charme est irrésistible. Elle a pour moi un parfum d'enfance, puisque elle poussait naturellement sur les collines sèches près de la maison et que j'en cueillais des bouquets éphémères...  Elle est depuis protégée et la cueillette en est réglementée.



Les primevères, de la plus naturelle, à la plus sophistiquée ponctuent les bordures, mais elles ne s'installent pas dans ma "pelouse", à mon plus grand regret... J'en achète chaque année pour les potées et je les plante en pleine terre lors de l'arrivée des géraniums. Beaucoup reprennent, même si leurs couleurs pétantes, bien en accord avec des potées printanières, ont le bon gout de faiblir, pour l'harmonie du jardin.








Le soleil a réveillé les incontournables - dans la pelouse aussi, celles-ci! N'est-elle pas parfaite ?


Enfin, mon attention a été attirée par des "bourgeons" blancs sur un rejet de je ne sais quel buisson. Après des recherches sur le net, il s'avère que ce sont des oeufs de chrysope... J'y porte grande attention, espérant voir les larves en émerger, prêtes à dévorer les pucerons audacieux qui s'attaqueraient à mes plantes!


Encore une nouvelle découverte ! Le jardin jubile, la jardinière aussi!













jeudi 5 mars 2026

Petites scènes

 Le jardin n'est pas encore "tout propre" mais le vert domine et le temps doux accélère les floraisons... Le jardin dans son ensemble n'est pas très coloré...


mais lorsque on y chemine, on remarque quelques petites scènes qui font le charme du début de la saison. Les perce-neige se fanent, mais le tapis reste blanc encore.


Les hellébores ont éclaté, j'ai coupé presque toutes les feuilles de l'année passée pour mieux les laisser s'épanouir.


Les crocus aussi se fatiguent de tant de soleil, mais bien à l'abri d'une graminée, tout au fond du jardin, ils sont encore tout frais!


J'ai planté hier deux nouveaux Ibéris sempervirens pour remplacer quelques oeillets qui ont lamentablement séché l'année passée. J'aime bien ces plantes sans histoire qui durent des années pour peu qu'on prenne le temps de les raccourcir une fois la floraison passée.


J'ai commencé à tailler les rosiers, et ma main souffre. Aujourd'hui, je me suis faite aider pour raccourcir le buddleia au bois si dur, mais  que j'essaie de garder en petite taille. 

L'Euphorbe de Corse - une valeur sûre - fleurit déjà en bordure du massif plein sud. Encore une plante fidèle qui se ressème à loisir!


Les toutes premières jonquilles... Leurs consoeurs plus grandes coudent à peine mais ces petites profitent de la chaleur de la pierre voisine.


Dans la cour, j'ai eu de la peine à nettoyer les hémérocalles et les iris, envahis par les asters que j'avais laissés en place tout l'hiver, mais maintenant l'hellébore Double White fleurit sous le Corylopsis pauciflora bien maigre en compagnie de l'Euphorbe martinii.



Je finis cet article par la présence au jardin - et dans la maison - qui me ravit le plus : Notre nouvelle chatte Corail qui apprivoise son environnement.



Du bonheur !