vendredi 1 décembre 2017

Hiver

Et voilà, nous y sommes! La grosse première neige ne manque pas de charme...  je l'admire, tout en restant derrière ma fenêtre!


C'est un monde de bruissements, de craquements... Le vent secoue les branches qui se déplient d'un coup, avec un grand soupir,  soulagées de se débarrasser de la lourde couverture.
Mais il y  aussi les pépiements autour des mangeoires. Beaucoup de mésanges - j'aime à penser que ces petites bleues qui vivent encore en famille, sont celles qui sont nées au jardin.


Quant aux merles, ils sont là eux aussi  toute l'année. Je ne les aime pas particulièrement, toujours à jouer les petits coqs, pourtant peureux et criards, mais je leur reconnais une certaine élégance!


Et les moineaux... par bandes entières à piller les réserves! Ils sont  très excités, s'envolant au moindre mouvement dans un grand frôlement, mais je leur pardonne tout pour le joli dessin de leurs plumes. Ils me font irrésistiblement penser à des poussins lorsqu'ils se nourrissent en bande au pied des mangeoires...


Le chêne semble encore plus grand, tout défeuillé, dominant dans l'air givré...


La tourmente est arrivée très vite, mais je me suis précipitée pour cueillir deux roses encore, Freesia,  éclatante, et la pauvre Golden Wings, à l'or  terni...


Décembre commence en blanc!

samedi 25 novembre 2017

Images de novembre

Le jardin entre en dormance... avec quelques rêves éveillés, comme s'il regrettait sa période faste!  Après la première neige et les gels qui ont suivi, le redoux n'a pas été d'un grand secours pour les annuelles qui ont péri... Adieu lavatères, cosmos, soucis et cuphéas!
Quelques boutons de roses ont résisté, comme Big Purple, qui n'avait pas été très généreux jusque là! La fleur est bien abîmée, mais à la faveur du soleil, son parfum reste puissant!


Seita, elle, trouve des senteurs là où je n'aurais pas imaginé... Avec l'âge, elle reste à l'intérieur et dort beaucoup pour soigner ses vieux os, mais si le soleil est là, elle me suit partout dans mes pérégrinations laborieuses.


J'ai réaménagé les potées, avec des petites pensées et avec des bruyères et un skimia que j'ai reçu d'une amie. Cela m'a rappelé que j'en avais planté un, il y a très longtemps et que je l'avais oublié, caché derrière un genévrier. Il est toujours là, avec quelques boutons bien maigrelets, à la hauteur de mon attention défaillante. Je lui ai promis un peu de terre acide pour le récompenser de son obstination à survivre.


Ne pouvant plus assumer le gros des travaux toute seule, j'ai voulu trouver un "aide-jardinier" et répondu à une petite annonce. Grosse déception! Malgré sa bonne volonté, celui-ci n'envisage que de tailler au carré et faire place nette. Je me suis vite rendu compte que pour lui, les fleurs n'avaient pas beaucoup d'importance et que tout ce qui dépassait devait être rasé. Bon, il a assumé le désherbage des allées, et tondu correctement, ce dont je lui suis reconnaissante, mais pas question qu'il touche de loin ou de près à mes buissons et mes massifs que je désherberai seule, à moins d'un miracle! Et l'herbe a si peu poussé cet automne que je le laisse les pâquerettes profiter du soleil.


pour la plus grande joie des merles et autres mésanges qui ont retrouvé sans peine le chemin des mangeoires.


Les oiseaux seront désormais - avec le vent dans les graminées - les seuls acteurs du jardin, et c'est  de derrière les vitres que je les admirerai...


La page de la belle saison se tourne, mais déjà, un autre printemps se prépare avec l'inattendue floraison d'un hellébore - c'est la première fois que je suis gratifiée d'une fleur en automne!




dimanche 12 novembre 2017

Récolte

En voilà un bien gros mot en cette année 2017, où les calamités ont accablé les mondes agricole et vigneron!  Même à ma -toute- petite échelle, j'ai ressenti les effets du climat.

Les merles ne pourront se gaver comme à leur habitude avec les fruits du Malus Evereste. J'ai pu compter quand même jusqu'à 17 pommes, certes bien mignonnes, mais... Le gel d'avril avait  figé les fleurs dans une robe brune... Même les feuilles sont toutes tâchées!


Quant aux vendanges, c'était aussi très maigrelet! Si je croule habituellement sous les grappes que je transforme en desserts, en jus, en confitures, pas un seul bocal à l'horizon cet automne. Pourtant, le cep avait montré une belle résistance, une fois ses premières fleurs gelées - on dit "coulées" chez nous, il a bien voulu refleurir une seconde fois - phénomène que de nombreux vignerons ont constaté également. Mais évidemment, un seul cep, même si c'est une treille...


Les espèces purement décoratives s'en sont mieux sorties : Le fusain a fait une très belle floraison qui n'a pas ressenti le froid. Les fauvettes lui ont fait la fête dès qu'il a commencé à prendre de la couleur! Ses capsules ont vite été dépouillées de leurs fruits orange...


Et le Physocarpus Diabolo a été splendide, en fleurs comme en fruits. Quelle chance que d'avoir cet arbre au jardin : il est beau en toute saison. Son seul défaut, c'est qu'il pousse très rapidement chez moi, contrairement à ce que je croyais. Mais je ne lui en tiens pas rigueur, car il reste très facile à tailler sans perdre de sa prestance.


Quelques cornouilles, bien sûr, mais sinon rien de plus, cette année... Devant si peu de pitance, les oiseaux n'ont pas fait de quartier et j'aurai peu de scènes décoratives cet hiver!