samedi 4 juillet 2026

Début juillet

Après la canicule, la grêle et les pluies, je m'emploie à tailler les rosiers défleuris...  Résultat : les massifs sont peu fournis: fini les effets de masse!

Quelques floraisons, de-ci, de-là, mais c'est encore bien maigre. Le rosier Fairy est devenu tout blanc, mais tant qu'il illumine encore l'ail cephalospherum, je ne le taille pas : encore quelques jours!


La clématite Etoile des violettes qui devait s'accorder avec l'orange du rosier Polka a attendu que celui-ci soit passé pour se lancer à son assaut! 


A son pied, les hémérocalles sans nom ont commencé leur danse en orange. Ce sont les seules qui se plaisent vraiment au jardin : je vous en reparlerai de ces belles capricieuses - des autres, de celles qui me déçoivent tant!


Dans la cour, les Lysimachias clethroides commencent leur longue floraison... J'en avais planté à mi-ombre, dans une terre plus lourde qui aurait dû bien leur convenir... Comme j'en perdais année après année, j'en ai déplacé quelques-unes à un endroit plus ensoleillé. Elles ont quitté l'ombre du Cotinus pour se répandre sur la banquette bien sèche, au dessus du mur de pierres, et elles colonisent sans vergogne!


Et enfin, un petit plaisir inattendu, deux Eucomis dont j'avais trouvé les bulbes au fond d'un carton dans un magasin de bricolage, ont fleuri. Ils sont en pot et voyant qu'ils étaient si beaux, je les ai placés en bordure de terrasse...


J'aurai préféré trouver la version grenat, mais je ne ferai pas la fine bouche! Je me bénis de les avoir surélevé car les escargots en sont très friands.

Un début de mois bien discret, mais certains rosiers ont déjà de nouveaux boutons et les matin sont à nouveau plus frais : le jardin devrait pouvoir revivre!


lundi 22 juin 2026

Petites et mignonnes

 Les roses encore... les petites, en grappe, isolées rarement, sur des feuillages sains, comment ai-je pu les ignorer pendant si longtemps ? 

Les blanches, surtout, qui éclairent les massifs, focalisant le regard...

Kathleen, Pemberton, 1922

The Little White Pet (La Belle Sultane), Henderson, 1879



Belle des Fagnes, Daniel Schmitz, 2004

Guirlande d'Amour, Lens, 1993

Crystal Fairy, Jan Spek Rozen BV

et sa version originale, qui nous fait changer de couleur, 

The Fairy, Ann Bentall, 1932


Felicia, Pemberton, 1926


Enfin, le bien décevant, celui dont je n'aime ni la tenue, ni la couleur tantôt bleue, tantôt blanc rosé, dont les fleurs fanées côtoient les fleurs fraîches, souvent malade... 

Veilchenblau, Hermann Kiese, 1909

et le dernier, pas très en forme, qui se faufile dans les buissons et dont je vais devoir changer de support pour qu'il profite mieux du soleil...

Albertine, Barbier, 1921

Aimez-vous ces rosiers buissons ou lianes, où préférez vous les rosiers à grandes fleurs ? 


mardi 16 juin 2026

Blanc, jaune, orange pour les roses

 Le festival continue, un mois après son ouverture...

La cour Nord est dédiée au blanc et au jaune, avec quelques touches d'orange ou de bleu... Les roses blanches y sont particulièrement à l'aise, après quelques années d'acclimatation. Sur la structure, Ghislaine de Féligonde fait son how accompagnée de quelques autres...


A son pied, à gauche, la belle Lichtkönigin Luzia, changeante, mais relativement peu parfumée et à droite, le petit Calizia, un ton très doux et frais... Opalia se fraie un chemin entre Léontine Gervais - qui n'a pas fleuri cette année, faute de l'avoir taillée sévèrement à l'automne - et Guirlande d'Amour sur l'arrière.

Lichtkönigin Luzia, Kordes, 1966

Ghislaine de Féligonde, Turbat, 1916

Calizia, Noack, 2005


Plus loin, au-dessus du muret, un trio qui m'a donné bien de la peine, malgré les apports de fumier. Les trois ne viennent pas des mêmes rosiéristes, ils ont tout fait un séjour en pot pour essayer de les requinquer dans leurs plus jeunes années... et cette année, ils semblent être sauvé! Le plus ancien, Iceberg, ou Schneewittchen, est pourtant donné comme rosier facile!
(Schneewittchen, Fée des Neiges) Iceberg, Kordes 1958

Plus délicat, le vanille Golden Wings m'a été vendu dans un piètre état (par correspondance) et après réclamation, il m'a été élégamment répondu "c'était le fond du panier". Ce nom lui est resté ... mais cette année, il m'a ravi!

Golden Wings, Sheperd, 1956

Et enfin, mon préféré de ce trio malheureux, le rosier Breathless Charm, tout en souplesse et délicatesse. Il a toujours été plus vaillant que les autres...

Breathless Charm, Millington 2009

Pour tonifier l'ensemble, en face, contre le mur de la maison, le géant Westerland, que je taille assez court toutes les années, mais qui monte à 2m50 sans problème. Je le tuteure car l'endroit est venteux et il lui arrive de casser...

Westerland, Kordès 1969

Il a toutes les qualités : résistant au froid, aux maladies, des fleurs généreuses, parfumées, parfaites pour les bouquets... Je le recommande à tous les jardiniers - débutants ou confirmés!


J'envisage de faire encore un article sur les rosiers à petites fleurs - la majorité en blanc, je pense, qui parsèment le jardin, car j'ai appris à les apprécier après quelques années de culture de roses thé, qui ne me plaisent plus autant....