mardi 22 septembre 2026

Automne déjà !

Pfft! L'été est terminé. et si ce n'est quelques ciels de traîne, on ne s'en aperçoit guère... la chaleur a tout lissé. Le jardin a été déserté, tant pour les travaux que pour les loisirs : même l'ombre du chêne n'a pas suffi a tempérer l'atmosphère.

Mais, les nuits sont plus fraîches, j'ai dû rentrer le bougainvillée et l'hibiscus pour l'hiver... et j'ai pu reprendre le chemin du jardin, le matin à la fraîche. 

La remontée des rosiers a été inexistante, ou presque, seuls les phlox ont animé le vert ambiant. Plus discrète, la clématite jouinania a bien aimé cet été atypique, et sa floraison a été généreuse.

Clématite jouinania Mrs. Robert Brydon

Le lierre a pourvu les insectes en pollen, abeilles domestiques et sauvages, mouches, syrphes, taons et frelons ont été à la fête!


Le genévrier était en sursis, le paysagiste me disant ne plus pouvoir lui laisser sa forme "flamme" régulière, tant il était sec à l'intérieur. La canicule lui a été fatale, ses branches se dégarnissant rapidement. Je prévoyais de le faire abattre en novembre, mais le calendrier des professionnels est bien chargé et un jour après mon téléphone, j'ai "bénéficié" d'un travail décommandé par d'autres. Il a été abattu séance tenante : pas le temps d'avoir des regrets!

Avant, vers 7h30


Après, vers 11h


Cet après midi, j'ai investi mon nouveau terrain de jeu en plantant trois petits buissons qui végétaient en pot : un buis à grosses feuilles - dont j'ai oublié le nom! - un genêt précoce blanc, et une potentille blanche. J'ai déterré et nettoyé quelques vieux iris que je repiquerai demain sur une petite butte... Trois géraniums Rozanne à l'avant et du Ceratostigma, des Epiaires de Byzance, feront un couvresol piqueté de tulipes! 


Un photo nostalgique dans le soleil, ce soir  : la clématite Etoile des Violettes ...




lundi 3 août 2026

Du blanc fraîcheur

Un jardin asséché, les feuilles des buissons printaniers commencent à jaunir et à tomber... Pas de photo d'ensemble des massifs déplumés et jaunis! Mais des petits éclats de lumière, principalement à l'ombre du chêne...

L'acanthe mollis - depuis déjà en fruit - n'a fait que deux courtes hampes, ses feuilles s'avachissant autour de lui. Mais j'aime cette floraison blanche - comme des petits mouchoirs! - un peu cachée par la lèvre supérieure, légèrement violacée...


Le lierre panaché se mêle à l'égopode et forme un tapis dense sous les érables japonais...


alors qu'en bordure, un hosta qui a échappé aux baveux ou presque anime la scène, lui aussi!


J'avais coupé les campanules à feuilles de pêcher à mi-tige, après leur floraison. Et voilà que certaines refleurissent plus près du sol.


Le phlox blanc - peut-être Fuji-Yama - est plus tardif que ses confrères roses ou violets... Il se mêle gracieusement à la grande fougère mas qui s'est heureusement installée en fond de massif.


Peu de remontées chez les rosiers, ou alors des roses bien trop petites, qui se fanent en deux jours, sauf chez Opalia qui profite de l'ombre des géants Ghislaine de Féligonde et Léontine Gervais! Un rosier fort épineux, assez capricieux, mais pour ce blanc de porcelaine et cette fleur ronde bien garnie, je l'adore!


Un peu de couleur pour finir, avec le papillon Amaryllis qui a fait son retour discret au jardin, après plusieurs années d'absence!


Canicule... un moindre mal pour la jardinière amateur, si l'on songe à tous les jardiniers qui ont dû fermer leur domaine aux visiteurs, ou aux agriculteurs qui voient leurs récoltes disparaître!


vendredi 17 juillet 2026

Eté

J'étais bien optimiste lors de mon dernier billet en pensant que la chaleur allait nous quitter! Quinze jours ont passé,  où le jardin et moi avons fait le gros dos sous la canicule. Enfin, cette nuit un gros orage a rafraîchi l'atmosphère!

Bien des buissons ont leurs feuilles grillées : noisetiers, lilas, hamamélis, l'herbe est jaune, même le trèfle qui avait bien résisté commence à flétrir! A la fraîche, j'ai commencé à tailler les géraniums vivaces, les feuilles des iris et des hémérocalles pour redonner un peu d'allure, si possible.

Ce sont bien les hémérocalles qui ont donné de la couleur, même si je suis fort déçue de leur comportement dans mon jardin. Plantés il y a deux ans ou plus, ils s'obstinent à ne faire qu'une  ou deux hampes par plante. Je les avais répartis dans les endroits les plus ensoleillés, espérant de belles touffes colorées... J'en suis à me demander si je ne vais pas toutes les réunir pour avoir un ensemble plus fleuri - alors que je connais leur difficulté à reprendre après un déménagement.



Le crocosmia Lucifer lui tient ses promesses, mais les plants que j'avais transférés dans un massif moins ensoleillé ont mal fleuri. En voilà un à qui le soleil ne fait pas peur!


La glycine qui avait gelé et n'avait pas fleuri au printemps a fait une très belle remontée, bien parfumée... les fleurs sont plus petites, bien sûr et un peu perdues dans le vert. Je ne la conseillerais à personne dans ma région puisque désormais, avec le printemps doux dès février, et le retour du froid ensuite, elle gèle irrémédiablement...


Après la pluie, et malgré les vents forts de la nuit, ce matin, vu depuis l'étage, l'Hydrangea Phantom était lumineux! Je l'avais taillé assez légèrement, afin de ne pas l'épuiser vu son âge respectable, et si ses fleurs sont relativement petites, il est généreux. De quoi me consoler de cette quinzaine éprouvante!

Et pourtant, j'ai eu la chance d'échapper à la grêle qui a tant détruit de jardins ailleurs. Je sais que cela peut encore arriver d'ici l'automne, mais je préfère ne pas y penser, avec ma sympathie pour les jardiniers qui ont subi durement la fin de la canicule.