vendredi 14 juin 2024

Roses, mais orangés

Beaucoup de roses ont des nuances d'orange... et cela n'est pas pour me déplaire! J'aimais beaucoup déjà, quand je faisais des semis d'annuelles, mêler cosmos rose tendre et soucis orange...

La très belle et très parfumée Lilian Austin  remporte tous les suffrages! Une anglaise très difficile à trouver actuellement. Elle a beaucoup de succès pourtant, un feuillage sain, une floraison continue. Plantée en 1991 au jardin, elle a séché, et je l'ai arrachée sans difficulté, à la main, en 1999. J'étais bien déçue de voir que sa racine avait pourri, mais deux ans après, une pousse nouvelle fleurissait! Et il est toujours là! Je tente des boutures, mais j'ai bien de la peine à les faire durer plus d'une année, sans que j'en comprenne la raison!

Lilian Austin, David Austin, 1973

Les petits oeillets du robusta Pink Grootendorst,  sont parfois rose pompon pendant les grosses chaleurs, mais ils ont, à la faveur des nuits fraîches, une nuance orangée, eux aussi!

Pink Grootendorst, F.J. Grootendorst, 1923

Augusta Luise ne se plaît pas chez moi, pourtant, c'est un rosier que l'on voit beaucoup dans la région... Il devait se plaire à mi-ombre, mais il y périclitait. Je l'ai mis dans un grand pot pour le sauver, ce n'était pas non plus pour lui. Depuis 2 ans, il est à nouveau en pleine terre, au soleil, et il donne une seule fleur par année. Je m'obstine!

Augusta Luise, Tantau, 1999

Enfin, Shogun,  un grimpant que je n'aimais guère, mais qui a gagné ses lettres de noblesse, par sa longévité et par sa bonne volonté à fleurir sans discontinuer jusqu'aux premiers gels. Planté en 2005, il a été cassé par la neige en 2022. Les nouvelles branches ont beaucoup mieux fleuri cette année, et j'espère le sauver!

Shogun, Tantau,1999

Beaucoup de nuances dans ces rosiers à deux tons. Shogun m'avait été vendu pour orange, mais de ces quatre-là, il est le moins nuancé. Augusta Luise, depuis qu'il est au soleil, est bien plus intéressant... Des rosiers qui peuvent surprendre le jardinier coloriste !


lundi 10 juin 2024

Roses roses

C'est l'opulence au jardin : les roses ont commencé leur show, malgré la pluie qui les froisse et les fane rapidement! Chaque éclaircie est un émerveillement, et je vais essayer de les représenter toutes, en imaginant un nuancier... 

Le rose, pour commencer.

La si bien nommée, très précoce et prolifère, Cottage Rose. Une anglaise tout en froufrou, avec un doux parfum...

Cottage Rose, D. Austin, 1991

Lente à se plaire au jardin - comme toutes les anglaises - elle a fini par trouver sa place et son développement est spectaculaire en deux ans!

Une petite fleur que j'aime beaucoup, mais bien trop rare, pour le rosier Felicia, qui végète et n'a jamais pris son envol...

Felicia, Pemberton 1928

Le rosier La Fraîcheur est par contre d'une vitalité aussi redoutable que ses épines. J'admire ses grandes fleurs un peu décoiffées... Il a eu de la peine ses premières années, mais il s'est réveillé et il est maintenant plus beau d'année en année!

La Fraîcheur, Turbat, 1921

Je finirai par la facétieuse Léontine Gervais. Elle a dans mon jardin une histoire particulière. Plantée en 2007, elle a végété sans fleurs, sans grimper, pendant plusieurs années - je l'avais même oubliée, la pensant morte. Lors de la création de la cour, une fois les buissons enlevés, je l'ai repérée, prête à partir à la déchetterie. Et, prise de remords peut-être, j'ai décidé de la mettre en jauge jusqu'à la construction du massif des rosiers jaune et blanc... Donnée pour "Abricot", je la voyais bien tenir compagnie à Ghislaine de Féligonde. Le résultat côté couleurs n'est pas à la hauteur de mes attentes, mais elle a pris une telle ampleur - je vous en reparlerai certainement - que je ne me vois pas la déplacer à nouveau! La voici donc dans sa première fleur de l'année, au milieu de sa compagne, orange et blanche.

Léontine Gervais, Barbier, 1903

Voilà pour le "vrai" rose, le rose tendre... 


lundi 3 juin 2024

Sous la pluie

Quinze jours sous la pluie... Le printemps du réchauffement ne convient pas vraiment au jardin, ni à la jardinière. Les grands iris ont été ruiné par des averses orageuses, et les premières roses ont bien de la peine à résister. 


Il y a pourtant des plantes heureuses... La Benoîte des ruisseaux a été beaucoup plus prolifique cette année, et sa couleur bien vive, grâce aux températures peu élevée.

Geum rivalis

L'alchémille que j'avais bien nourrie à l'automne, car je craignais de la perdre, après plus de 35 ans dans le jardin, a bien fleuri et a piégé avec grâce les ondées. J'aime beaucoup sa couleur chartreuse - et son nom allemand Manteau des Dames (Frauenmantel) en référence à ses vertus médicinales.

Alchemilla mollis

Les iris des marais bleus ont résisté aux limaces, mais les jaunes ont été rapidement boulottés.

Iris kaempferi

On les voit là devant le Pigamon qui commence à se défleurir bien précocement, Pourtant, il avait été glorieux au début de sa floraison!

Thalictrum aquilegiifolium

Les limaces, bien sûr, qui se pavanent matin et soir et se goinfrent des fleurs, des herbes aromatiques, des feuilles tendres ou non! et parfois un escargot que je pense moins vorace...

Escargot des haies

Le jardin est vert, très vert!


Mais les rosiers n'attendent qu'un peu de chaleur et soleil pour s'éclater. Comme nous!