lundi 15 juillet 2019

L'été, c'est blanc !

Mon rêve initial de jardin blanc s'est évaporé devant mes envies de mauve, de rose, de rouge, d'orange et même de bleu. Mais au final, le jardin est malgré tout piqueté de blanc, et c'est particulièrement vrai en cette période où les rosiers ont fini de jeter leurs feux...
Au nord, le rose est interdit - sauf accident ! Les couleurs admises sont le jaune, le blanc, et quelques touches de bordeaux, le plus sombre possible!
La mauve musquée a choisi de s'installer dans le dallage au pied de la cabane de jardin. La canicule lui a magnifiquement convenu!


La sauge blanche a été bien rongée par les limaces que je soupçonne d'avoir élu domicile dans le mur de la cour. Mais elle a fini par triompher.


Les petits rosiers Crystal Fairy sont maintenant ombrés par le Cotinus qui a pris de l'ampleur, ce qui me permet de profiter de leur floraison tardive. J'aime ces petites roses bien remplies qui ont parfois tendance à rosir légèrement.


Au-dessus l'Hydrangea Annabelle prépare son blanc. Il devrait être éclatant dans quelques jours... Il souffre beaucoup des grands vents et je l'avais taillé très court pour éviter de trop hautes tiges sans résistance.


Pour accentuer la tendance, une potée de Surfinias blancs et jaune...


Au sud, c'est le méli-mélo de couleurs, avec une très forte restriction du jaune, une fois les jonquilles fanées! Mais le blanc y a sa place, bien sûr.

Mon vieux rosier Swanny que j'ai cru mort l'année passée et qui grâce à une taille sévère et une nourriture généreuse a fleuri si gracieusement... comme pour un nouveau départ!



Et le petit Carte Blanche qui n'a jamais été bien vaillant mais qui fleurit toujours, un peu étouffé par la grande Nepeta...


Le Lychnis coronaria fait son grand retour en blanc... Je croyais que seuls les roses fleurissaient chez moi, mais j'ai plusieurs plantes qui ont revêtu l'élégance blanche. Je n'ai pas encore compris si la couleur en était changeante ou fixée... mais j'aime bien les avoir les deux au jardin!


Du côté des plantes plus discrètes, l'Astrance meuble agréablement ma fausse tourbière. Je suis très attachée à cette fleur si présente dans les Alpes de mon enfance.


Et la Petite Ciguë reste la seule ombellifère a bien se plaire au jardin - elle est parfois accompagnée par une ou deux carottes sauvages!


Je finirais par une légère qui me ravit : le Sedum, petit nuage parfait à mes yeux!


En vrai, je ne regrette plus mon jardin blanc! Le terrain de jeu est bien trop petit et mes envies bien trop grandes pour me cantonner à une seule couleur!


mardi 2 juillet 2019

Des roses

La canicule et les orages nocturnes mettent les roses à rude épreuve, tout comme le jardin en général. J'ai commencé ce matin à la fraîche à réparer ce qui pouvait l'être parmi les rameaux cassés et à tailler les fleurs fanées...

Quelques portraits des toutes belles de ces derniers jours :

Les crémeuses :
Elégance et générosité

A Shroshire Lad, Generous Gardner
Polka, Gruss an Aachen


Les compagnes fidèles :
sans soucis
Westerland, Lolita
Lilian Austin, Shogun
Les capricieuses :
Beaucoup de soins pour peu de fleurs

Sourire d'Orchidée, Clair Matin
Burgundy Ice, Rhapsody in Blue

Les miraculées :
Elles ont passé l'hiver en pot et semblent sauvées

Golden Wings, Gertrude Jekyll
Darceyl Bussell, Iceberg (ou Schneewittchen ou Fée des Neiges)


Je citerais pour terminer cette heureuse litanie, le joli rosier Kathleen, aux fleurs simples 


et l'extravagant La Fraîcheur qui caracole en hauteur et que je peux admirer depuis ma douche!


Toutes les roses ne sont pas encore fleuries, et je n'ai pas cité Jasmina, Papa Meilland, Guirlande d'Amour, Malicorne, Poésie... 

J'avais décidé de ne pas planter de nouveaux rosiers en 2019 et de me consacrer aux soins accrus des rosiers en place : je ne peux que m'en réjouir!


jeudi 27 juin 2019

Et si nous commencions à parler "roses" ?


Pendant que je vous entretiens d'Iris, de Géraniums, et de quelques autres fleurettes, les rosiers ont préparé leurs munitions pour éclater en gerbes admirables! 
Les deux premiers à fleurir sont près de la route, bénéficiant du micro-climat dû au goudron et aux galets déposés à leurs pieds. Hansa et Parkzauber mêlent leurs fleurs identiques et rivalisent pour savoir lequel sentira - et piquera - le plus fort!
Hansa a été planté pour remplacer Parkzauber vieillissant qui a eu plusieurs années difficiles. Mais cette proximité l'a encouragé et le revoilà beau comme aux premières années!


Mes voisins ont aperçu avec bonheur un jeune brocard qui divaguait dans leur jardin. Tout le monde était sous le charme, jusqu'à ce que l'on s'aperçoive, les uns après les autres, que le gracieux animal appréciait les boutons des rosiers. Il les a consciencieusement tous broutés - mais il ne mange pas les fleurs, non que les boutons!
Le robusta Pink Grootendorst a eu toute une partie détruite, mais sa bonne nature lui a permis de fleurir sur l'arrière, inatteignable pour le gourmand.


Emera a eu moins de chance, et il ne s'en remet pas encore... mais je sais que sa deuxième floraison sera d'autant plus éclatante!
A l'intérieur du jardin, les seuls "ennemis" sont les pucerons. Mais, j'ai aperçu pour la première fois depuis plusieurs années, des larves de coccinelles, et beaucoup de punaises diverses dont certaines doivent se nourrir de ces indésirables.

R. Newdawn
Enfin, même le rosier Polka qui a eu de la peine à s'acclimater a ouvert de magnifiques fleurs si bien découpées. Il n'est pas encore bien haut, mais j'espère qu'il pourra bientôt cacher la gloriette qui ne me plaît pas vraiment - et que vous ne voyez pas ici!


Ce n'est pas chaque année que j'ai autant de roses au jardin et que je peux vous montrer une photo d'ensemble... mais là, je suis comblée. On y voit, tout à gauche, Cardinal de Richelieu (pourpre), Sourire d'Orchidée au pied de Shogun (rose soutenu). A l'arrière, c'est La Fraîcheur qui surplombe Belle des Fagnes, et Generous Gardner fait le pendant sur la droite.


Rien d'extraordinaire, me direz-vous, par rapport aux avalanches de fleurs vues sur les blogs des amies qui jardinent sous d'autres climats... mais pour moi, c'est l'apogée et le résultat de trois ou quatre ans de focalisation et de soins intenses de mes rosiers. J'en suis naïvement satisfaite!

Cottage Rose commence à prendre un peu d'ampleur, et ce rose-là me va droit au coeur, tout comme son jupon chiffonné.


Sur l'arcade à l'entrée de la cour nord, les trois lianes se disputent la place de reine. Ghislaine de Féligonde a commencé, suivi d'Opalia qui envahit tous, et la maligne Léontine Gervais (et non Lucienne Gervais - Merci à Jocelyne qui m'a corrigée!)  se glisse à travers ces deux-là, un peu plus tardivement. Si j'avais pu prévoir un tel développement, j'aurais peut-être prévu deux arcades...


Lichtkönigin Lucia, à leur pied, a bien de la peine à se faire remarquer. Par chance, elle est face à l'allée et je ne passe jamais près d'elle sans humer son parfum si différent de celui des roses roses!


Guirlande d'Amour est elle aussi écrasée par le blanc d'Opalia et j'envisage de la déplacer. Je la verrai bien enlacer le thuya un peu plus loin... Mais c'est de l'histoire à venir!


Je reviendrai avec des portraits des autres rosiers moins généreux, mais dont je ne désespère pas et dont chaque fleur est un cadeau!

vendredi 21 juin 2019

Iris et géraniums

Les floraisons s'accélèrent et se bousculent... c'est la belle saison qui se déroule dans les couleurs et les parfums.
Essayons de procéder dans l'ordre : l'Iris, si spectaculaire, mais très capricieux dans ma terre lourde, n'a pas été des plus généreux, mais chaque floraison est accueillie avec admiration.

Iris Alcazar
Iris Sugar Blues et Iris Rockett
Iris pallida flavescens

J'ai reçu beaucoup de ces rhizomes, sans que les généreux donateurs n'en connaissent leur nom. En plus, les floraisons erratiques font que les étiquettes se perdent... j'ai ainsi plusieurs plantes sans nom, que je nomme par leur couleur.


Iris "violet"

Iris "bordeaux" 

Tous n'ont pas fleuri, loin de là... J'ai regretté les hampes de iris blancs ou des iris jaunes qui ont été déplacés suite aux travaux, et d'autres encore, même si leur feuillage est sain et vigoureux.

Pour terminer la série, un bel iris des marais, qui n'a pas souffert de son déplacement. Je dirai même qu'il lui a profité : jamais son pétale n'avait été aussi large!
Iris kaempferi


En plus modestes en taille, mais en bien plus généreux, les petits géraniums sont de tous mes massifs. Certains ne sont pas vraiment petits d'ailleurs! Mais si je les ai longtemps ignorés, par méconnaissance surtout, j'ai appris à les apprécier sur vos différents blogs et j'ai commencé à en cultiver : que du plaisir!!!

Le premier arrivé n'a pas que des qualités : Très lourd, il se couche à la moindre averse, et il a tendance à tout envahir, voire à tout étouffer. Il demande une surveillance constante.  Je parle du G. Magnificum.


De près, sa fleur est superbe! Les abeilles ne lui laissent pas de répit.



Le premier à fleurir et le mignon G. phaeum Angélique. Sa couleur pourpre n'avait aucun reflet et je le trouvais bien triste. Une fois déplacé, il a pris de l'envergure et les rayons matinaux savent l'illuminer...








Ensuite, tous les géraniums roses...

G. macrorrhizum
G. sanguineum, G. nodosum, G. rotundifolium
et les géraniums blancs

G. macrorrhizum, G. sanguineum Alba, G. renardii

J'attends encore la floraison du délicieux G. Rozanne, très dans l'air du temps et que vous connaissez tous, je crois! Mais je finirai cette litanie par un délicieux sauvage que j'aime laisser s'installer dans mes potées ou dans le gravier, le Géranium robertanium, L'Herbe à Robert, le Bec de Grue...


Mon seul regret, c'est que je ne peux jamais - ou très rarement - profiter des couleurs automnales du feuillage que le froid dessèche trop rapidement à mon altitude!





dimanche 16 juin 2019

Plumets

C'est le petit oeillet blanc porcelaine, Dianthus plumarius, que je cultive depuis 40 ans, dans différents jardins, qui m'a montré la grâce des fleurs découpées.


Toutes n'ont pourtant pas le parfum envoûtant qui le caractérise et c'est ce manque qui pénalise à mes yeux la Centaurée qui a le bon goût de se plaire dans mon terrain! Pourtant, les butineurs l'affectionnent et ainsi, je la laisse s'installer où bon lui semble...


Au beau Jardin de Berchigranges, j'avais craqué pour le Silène Hirta. Sa double rangée de cils m'avait fait de l'oeil. Je l'ai déplacé, malmené, mais c'est un indestructible qui aurait tendance à tout envahir grâce à son réseau de racines dures et cassantes. Chaque morceau repart de plus belle, même s'il faut compter deux ans pour qu'il se sente à l'aise. En fin de printemps, c'est de la lumière dans les massifs!


Le roi du plumet reste pourtant le Pigamon à feuille d'ancolie : un nuage rose...


J'aime contempler de tout près les étamines qui donnent de la légèreté à la fleur, comme sur cette Spirée à feuille de bouleau.


L'Oeillet barbu joue aussi de la houpette, mais dans un mode plus dru et plus rigide. Un vrai bouquet sur chaque tige.


Et la Nigelle met à profit ses bractées pour se donner des airs d'évaporée...


Pour la Benoîte des ruisseaux, il faut attendre sa fanaison pour rire de sa tête ébouriffée. Elle semble avoir mal dormi!


Mais la Clématite Le Président, en fin de vie, garde son air sévère et rigide.


Malgré leur belle couleur, je n'avais jamais voulu d'Ageratum dans mes jardins, dégoûtée par des massifs urbains sans âme. Mais, je vais y regarder de plus près!

Et vous, aimez vous la légèreté des plumets ?

jeudi 13 juin 2019

De bric et de broc

Comment faire un billet cohérent alors que les floraisons sont éparpillées, les unes ruinées par les pluies battantes de ces derniers jours, les autres retardées par le même phénomène?

Pour ne pas abandonner la chronique du jardin, je rassemble quelques photos qui me semblent bien convenir à la saison... 

Enfin, la glycine se remet des deux gels successifs - une fois sur les bourgeons de fleurs, et un mois après sur les bourgeons de feuilles. Sa feuillaison est toute dorée, et de ci de là, se glisse la merveilleuse grappe mauve. J'en suis bien contente!


Les iris ont cassé, ou ont été mangés par les limaces... Drôle de printemps! Quelques-uns fleurissent encore, et chacun est comme un cadeau... Les Iris pseudoacorus, eux, sont bien aise de toute cette eau!


Les "coquelicots géants" ont terminé d'éblouir leur galerie, juste un ou deux encore. L'ail christophii lui est magnifique et n'a pas souffert. C'est la première fois que j'en plante, et cela a été une réussite!


Des taches de lumière, aussi, avec les Pavots rhoea. Cet impudent tout retroussé m'a fait sourire... Heureusement, il y en a beaucoup de plus avisés qui sont encore en boutons!


Beaucoup de couleurs, me direz-vous - mais pas tant que ça! Je n'ai pas de larges plages qui plairaient à mon oeil de peintre... Le jardin égraine ses petites fleurs, et certaines scènes plus spontanées que voulues ont beaucoup de fraîcheur, mais ne font pas vraiment "belle saison".


Pour m'en consoler, je compte sur la floraison des rosiers, qui arrivent en catimini. Oui,oui, j'ai bien vu que la belle Ghislaine de Féligonde abrite une colonie importante de pucerons! Mais sous son ombre, une fauvette a construit son nid, et les trois petits sont à pied d'oeuvre pour l'en débarrasser, ce qui me permet de les observer sans les déranger...


Les rosiers qui ont été mis en pot pour leur remise en forme l'automne passé font de belles pousses. Ce régime leur a vraiment plu et je prévois déjà de faire subir le même traitement à quelques maigrichons qui ne veulent pas fleurir!

Le beau R. Augusta Louise ne s'était jamais vraiment remis de son déménagement. Vendu pour orangé, il avait le mauvais goût de fleurir en rose chaud au milieu de mon massif jaune... Déplacé, il a végété sans plus jamais fleurir pendant deux ans. Et là, dans son pot hôpital, sa petite branche de 40 cm me fait une fleur, presque orange!


Quand je parle de rosiers, je n'oublie jamais mon beau Cardinal de Richelieu. Pour moi, c'est la couleur parfaite! Il n'a à mon avis qu'un seul défaut: il n'est pas remontant... mais quel grâce!


Et pour terminer ce billet sans raison, un jeune rouge queue qui aime particulièrement arpenter la cour. Il a dû naître sous la tuile de toit de la maison voisine et je peux l'admirer tous les jours... à moins que ce ne soit lui qui m'épie!