lundi 4 juillet 2022

Rouge

Mon jardin en rouge? Non, pas vraiment, mais des petites taches de couleur qui après la vague des rosiers redonne un peu de tonicité à tout ce vert.

Une histoire sans paroles...

Crocosmia Lucifer

Hémérocalle Crimson Pirate


Gaillarde

Dahlia karma Irene


Fuchsia fulgens

Jamais, au début du jardin, alors que la mode était au jardin camaïeu de rose, de mauve et de blanc, je n'aurais pensé y introduire des couleurs si fortes! Puis le orange a fait son apparition, par petites touches, et finalement le rouge. Et cela me plaît bien désormais!


lundi 20 juin 2022

D'autres rosiers

En reprenant mes derniers articles, je constate que le temps des rosiers aura duré un petit mois! Finies les fleurs fraîches de la fin mai, la canicule aura eu raison des dernières floraisons, les fleurs ont séché sur pied... et le marsonia fait son retour! Je ne boude pourtant pas mon plaisir, la saison fut courte, mais belle...

Le champion, le plus gratifiant, est le rosier La Fraîcheur, une liane aux épines terribles, mais aux fleurs qui s'épanouissent en hauteur, comme des nénuphars un peu chiffonnés : je les adore!


Rosier La Fraîcheur

Il ne me reste plus qu'à le tailler - tâche ardue - pour une floraison aussi abondante l'année prochaine!

Mon petit chouchou, le rosier Abraham Darby, planté en 1993, devenu très faible, et destiné à disparaître lors des travaux prévus en février (jamais réalisés par défaut du paysagiste), donne un dernier cadeau... Je vais en tenter la bouture!

Rosier Abraham Darby

Enfin, un généreux en lumière, et en fleurs aussi, fut le rosier Polka, ici en début de floraison.

Rosier Polka

Le rosier Pink Grootendorst que j'ai rabattu sévèrement au printemps a très bien supporté le traitement et son feuillage, sa floraison même, sont bien plus gracieux que les années précédentes. Ici, écrasé de chaleur...


et juste un fleuron, comme de petits oeillets, en meilleur éclairage

Rosier Pink Grootendorst


Le dernier à fleurir fut le rosier Jasmina qui paie un lourd tribu à la chaleur... mais j'adore son port souple et ses fleurs rondes à la couleur changeante!

Rosier Jasmina

J'aime les rosiers pourpres - mais le croiriez-vous ? - je ne peux pas les acclimater chez moi! Les Darcey Bussel, Burgundy Ice, Rhapsody in Blue, ou Malicorne végètent lamentablement.  Cardinal de Richelieu a grillé très rapidement. Souvenir du Dr Jamain, Reine des Violettes n'ont jamais daigné faire une seule fleur. Seul le maigrichon Veilchenblau a fait quelques pousses et quelques fleurettes pâlottes. Mais je m'obstinerai!


Quand je suis revenue après quelques jours d'absence, j'ai été accueillie par la floraison du rosier Emera. Un vrai rosier à massif, assez critiqué parce qu'on le voit partout, mais qui est parfait pour faire le spectacle tout l'été. Il est bien parti!

Rosier Emera


jeudi 9 juin 2022

L'arche des rosiers

J'avais fait construire cette arche pendant la réfection de la cour nord, en 2013, et j'y ai planté de nombreux rosiers - trop nombreux certainement! Clic pour voir mon article enthousiaste

La cour a bien changé d'aspect et les arbres, Cotinus, Heptacodium surtout, ont tellement grandi que je dois songer à les rabattre déjà! Mais depuis ma fenêtre, le matin, je me régale :


Léontine Gervais, Ghislaine de Féligonde et Opalia luttent pour avoir la primeur, et les rosiers Friesia ont bien de la peine sous leur dome luxuriant.


Opalia cherche à résister aux deux autres monstres exultant, et il commence à avoir ses feuilles tachées par la rouille. De plus, il n'est pas du tout résistant à la pluie et il perd ses pétales au moindre orage, alors que les deux autres se rient des ondées et des averses. Pourtant, j'aime son blanc porcelaine si pur.

Ghislaine de Féligonde est sans problème, toujours fraîche, peu d'épines, un rêve de rosiériste. Elle est relativement sage, alors que Léontine Gervais est une fugueuse! Ses longs rameaux se glissent partout et si je n'y prends pas garde, ils colonisent tout alentour :

le Cornus mas des voisins


L'Heptacodium, si gracieusement,


et pour l'harmonie de la couleur, le Cotinus


J'avoue que cela ne me déplaît pas, même si je  taille sévèrement tous les deux ans tous ces rosiers. J'ai par contre négligé de rabattre sévèrement le Licht Königin Luzia qui fleurit trop en hauteur sans trouver pourtant de passage. Cette année, j'en garde donc les fleurs pour les bouquets. 

Le petit Calizia, plus à l'avant s'en sort mieux, et il commence à fleurir - il n'a qu'un défaut, un parfum inexistant


Tout devait être une harmonie entre blanc et jaune, avec une touche d'orange, sur fond pourpre. Mais la  terrible Léontine qui ne fleurissait jamais chez moi m'avait été vendue avec un ton "abricot". Je l'ai déplacé deux fois, et elle a finalement pris son envol, en rose bonbon! 
Ainsi va la vie de la coloriste : pleine de surprises!


mardi 31 mai 2022

La fleur des rois

J'aime les grands iris de jardin! Ma mère, qui porte leur nom, en cultivait de vieilles sortes dans les talus de sa vigne ou dans son potager et je les considérais comme "notre" fleur. Quel ne fut pas mon étonnement lorsque je me rendis compte que ces grandes plantes poussaient en sauvage sur les collines alentour. J'en étais mystifiée, mais très fière...

Malgré ma terre lourde et humide, je m'obstine à en cultiver, avec plus ou moins de bonheur! Pas de grands massifs, mais des plantes qui se faufilent ici et là, entre les autres vivaces - en complète rupture des modes de culture recommandés. Les résultats s'en font ressentir, bien sûr, mais bon an mal an, les floraisons m'enchantent. Ils ne fleurissent pas tous chaque année, dans ces conditions évidemment ! Voici les fleurs de cette année :

Un grand classique - dont j'ignore pourtant le nom,


qui ressemble fort quant aux coloris, mais pas du tout quant à la forme ou au parfum, à l'Iris Alcazar, qui m'a été donné par une voisine de ma soeur, sur Oléron!



Deux iris dont ma mère avait "chiné" les rhizomes dans des déchets de jardin... L'Iris Rocket est le plus florifère et le plus fidèle - bien que je n'aime pas tant que ça sa couleur forte.



Je préfère les jaunes plus doux, tel ce Sunray Reflection. Magnifique fleur, très grosse, mais qui a  tendance à se coucher...


Enfin un bel inconnu, dont j'ignore tout de la provenance, mais que je pourrais bien avoir acheté tant ils me plaît!



Et Serafita, que je viens de déterminer grâce à Sylvaine, du blog Le Vieux Clos. Une réapparition chez moi, je croyais l'avoir perdu!


Enfin, les iris bleus, les tendres... Arpège, très fidèle, et Oléron lui aussi! 


Un nouveau fleuri, Sugar Blue, très faible, très cassant, mais remontant paraît-il, que je vais suivre attentivement.


et un foufou frisé, le seul frisé du jardin, l'Iris Breakers, tout en intensité.


Je ne finirai pas cet article sans vous parler des parfums des iris! "Les" parfums en effet, chacun ayant le sien propre. La découverte olfactive de ces jours, c'est l'odeur douce de Sugar Blue dont un seul fleuron a embaumé la maison pendant un jour, une nuit. Alcazar et Rocket, à l'instar de leurs robes, sont plus poivrés, plus forts, un peu amers, rappelant l'odeur du rhizome coupé. 

Ce qui m'amène tout naturellement à l'Iris pallida, père de la plupart des hybrides dits "Iris de jardin" et dont on extrayait du rhizome la poudre d'Iris au doux parfum de ... violette!


La liste n'est pas exhaustive, car comme je vous le disais, ils ne fleurissent pas toutes les années chez moi! Vu la petitesse du jardin et les mauvaises conditions que je leur offre, je n'en achète plus, les derniers arrivés datant de 2016... Pourtant, je ne pourrais pas m'en passer!

dimanche 29 mai 2022

Les pendeloques de mai

Mai se termine bellement, le jardin fleurit de partout... Les orages l'ont épargné et il lutte vaillamment contre les vents et la chaleur. En revenant sur mes photos du mois, le nombre de "cloches" m'a interpellée. 

Le muguet n'était pas prêt pour le 1er mai, il l'est rarement chez moi, mais je me suis régalée après coup!


Il a été suivi de très près par le gracieux Coeur de Marie, très capricieux chez moi, mais toujours admiré!


Puis les grandes consoudes s'y sont mises, en bleu, en rose, en blanc, attirant tous les bourdons alentour.


La glycine est d'une autre nature, et après un gel sur les premiers bourgeons - habituel - elle a joué les bonnes filles et a offert quelques jolies grappes.


La bouture de Syringa reflexa - lilas à port retombant - fleurit maintenant depuis deux ans... mais n'offre pas de parfum!


Enfin, les ancolies agitent leurs jolis grelots à complications, en mouvement
au moindre souffle. J'aime leur légèreté et leur sophistication.


Je termine par l'Ail de Bulgarie aux longs pendentifs satinés qui me font penser à des pierres précieuses : jade et tourmaline rose.


Pendant ce temps, les campanules à feuilles de pêcher préparent la série des clochettes de juin!


mardi 24 mai 2022

Ouverture de la saison de la rose

Les roses sont de retour!

C'est le vagabond blanc qui court dans les massifs et envisage de tout envahir qui ouvre le bal, le si bien nommé Rosier spinosissima. Quelques jours de floraison, vite détruite par la pluie ou par le soleil, mais une lumière exceptionnelle.


Puis, à  quelques jours de distance, chaque rosier ou presque à épinglé une ou deux fleurs - chaque matin un plaisir de découvrir les petites nouvelles!

Au nord, dans la cour, en blanc et en jaune

Rosier Opalia


Rosier Licht Königin Luzia


Rosier Ghislaine de Féligonde


Rosier Golden Wings

Puis dans le jardin sud, trois rosiers qui passent du rose abricoté au blanc,

Rosier Kathleen

Rosier Pénélope

Rosier Evelyne

et les autres, en couleurs dès leur naissance...

Rosier Generous Gardner


Rosier A Shropshire Lad

Rosier Pink Grootendorst


Rosier Rhapsody in Blue

Rosier Cardinal de Richelieu

Ce sont les premières fleurs, souvent encore uniques, mais les boutons sont là. Malheureusement, j'ai perdu beaucoup de rosiers pendant les deux dernières années. J'ai essayé d'en sauver un ou deux en les déplaçant ou en les mettant en pot, mais j'ai dû constater qu'ils n'avaient fait aucune radicelle depuis leur plantation... Je doute de la reprise de Souvenir du Docteur Jamain, ou de Reine des Violettes, entre autres!

Pendant des années, j'admirais les jardins des climats plus doux où roses et iris fleurissaient de concert, créant des scènes admirables... et maintenant je constate que chez moi aussi, ces floraisons concordent de plus en plus souvent!

Pour terminer, et avant un article sur les iris, mon petit préféré du matin

Rosier The Little White Pet