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vendredi 24 juillet 2020

De glace ou de feu

Un jeu sans mots - ou presque!

De glace






De feu






Ou les deux






A vous de jouer, si le coeur vous en dit!

vendredi 8 mai 2020

Le jardin spontané

J'admire toujours, dans les jardins des autres, la belle ordonnance des massifs, les volumes des plantes, les échappées qui mènent l'oeil vers un point de focal. Pendant longtemps, j'ai pensé que mon manque de ténacité, voire même de projection, m'empêchait d'avoir un tel jardin "admirable".

J'aime aussi les intérieurs zen et dépouillés du superflu, mais je ne peux m'empêcher de faire des brocantes, de ramener de mes balades quelque bois flotté, ou quelque caillou... et la maison est comme un grenier surchargé de vieilleries - que j'aime!

Puis, au fil des années, j'ai compris : il en va au dehors comme en dedans - la profusion est pour moi vitale. J'aime mon intérieur, et encore plus mon jardin! Tous les deux contenus sont par des structures carrées, et ils sont pleins d'exubérance...

Ce qui permet ce que j'appelle un "jardin spontané". Ce n'est pas un jardin "naturel", puisque j'y ai introduit tant et tant de plantes. Je les laisse vivre leur vie, trouver leur chemin, aller d'un massif à l'autre, et même mourir,  pour renaître parfois ailleurs.

Et alors? alors je m'amuse des petites scènes à chaque saison différentes qui se créent sans mon intervention ou presque. 

Ancolies et Centaurées sont les reines de ces improvisations, et elles se côtoient sans problèmes.


La jacinthe des bois est prolifique mais elle a trouvé en l'Euphorbe faux cyprès une compagne qui sait lui tenir tête.


Un "vrai" sauvage, le Géranium robertanium, le gracieux "Herbe à Robert" colonise le gravier, les passages, et ici la clématite des bois, en bordure de terrasse. Tous deux seront taillés, la clématite refusant de fleurir depuis plusieurs années.


La marguerite des champs aime mon jardin... Régulièrement, elle change de massifs, mais reste toujours dans le jardin sud. Lorsque l'alchémille sera fleurie, le duo sera bien accordé.



Le bugle rampant - acheté au début du jardin en "bronze" - s'est ensauvagé sous la forme verte... Excellent couvre-sol, il est facile à contenir et ne s'offusque pas de tailles brutales.


Parfois, l'association des couleurs n'est pas au top... mais l'Iris Rocket sera bientôt défleuri et le géranium mou pourra continuer sa saison.


Vous l'aurez compris, la terre n'est jamais à découvert. Le travail de la jardinière en cette saison consiste surtout à dégager les plantes les plus fragiles, comme les nouveaux rosiers ou les dahlias récemment mis en terre... 

Et vous, tolérez-vous ce chambard dans vos massifs ?


mardi 11 avril 2017

Les petites scènes

Le printemps est le champion des petites scènes spontanées, les bulbes voyageant sous les outils de la jardinière au gré des plantations de vivaces et des désherbages. En ce début de printemps, j'en ai retenu quelques unes qui ont su me charmer...

Les anémones blandas font bon ménage avec les primevères récupérées des potées de février 2015... Une violette, une feuille d'Heuchère. un pied de camomille, un semis spontané impossible à déterminer encore - et quelques feuilles trouées! - le tour est joué.


La corydale ou fumeterre s'est installée partout, et je la laisse vagabonder comme bon lui semble. C'est une invasive qui semble bien inoffensive, si facile à arracher, mais difficile de l'exclure une fois qu'elle s'est installée. Elle a le charme des mes bouquets d'enfant, ramenés déjà flétris à ma mère... Ici, elle a colonisé le pied du Calamgrostis Avalanche , en même temps que l'Anthriscus Raven's Wing


La voici encore sous l'Epicea glauca, en compagnie des jacinthes "dégénérées" que je conserve précieusement pour leur grâce champêtre, si éloignée des goupillons serrés de leur jeunesse.


Au-dessus du muret de la cour, Anémones pulsatiles et Tulipes tarda se donnent la réplique, tandis que la Waldsteinia s'aventure jusqu'en pleine lumière...


Un peu plus à gauche, cette scène est moins spontanée, puisque j'avais prévu le mariage de la pulsatile et de l'Hellébore Double White. Mais jamais un hellébore n'a été aussi prolifère dans mon jardin - je m'en régale tous les jours!


Ce billet se termine par une scène de plus grande dimension, qui me récompense du travail fourni sur mes érables japonais! Je les avais taillés et rempotés au printemps 2015, ils ont passé l'hiver le pied bien emmitouflé dans la vieille couche à semis rebâtie pour l'occasion et les voilà au mieux de leur forme, dans leur feuillage de printemps, à l'ombre des bambous et dans le soleil en fin d'après-midi...

De gauche à droite : A. Orange Dream, A. Shaina, A. Shindeshohjo,
A. Katsura, A. Jerry Scharz, A. Black Lac, A. Butterfly
Les associations végétales réussies sont l'art des plus grands jardiniers - mais parfois le jardin lui-même sait se rendre beau, presque tout seul!

mercredi 3 août 2016

Raffinement...

En cette saison de couleurs pétantes, entre hémérocalles orange, roses trémières rouges, phlox pourpres et echinacées  rose brillant, le jardin joue parfois au timide raffiné, dans des endroits moins exposés...
Sauvé du plein soleil - in extremis - le Clérodendron Prospero, arrivé tout droit des usines hollandaises, s'est refait une santé à l'ombre de la maison... Une annuelle que je vais essayer de sauver, tant je crains de ne pas la retrouver! Car, dans les plantes, comme dans les vêtements, il en va toujours de la mode...


Une autre adorable, en potée elle aussi, c'est l'Eucomis autumnalis, un petit bijou. J'en avais trouvé deux bulbes, un seul a bien voulu grandir... Mais j'espère bien en retrouver d'autres pour la saison prochaine!


Les hostas restent parfaits pour ces scènes moins tape-à-l'oeil, tout en finesse. J'aime la perfection de leur fleur dans laquelle joue la lumière.


Enfin, le rosier Guirlande d'Amour, ne dépare pas cette galerie des petits trésors du jardin... Tout nouveau, il montre déjà beaucoup de bonne volonté!


Et alors, le raffinement n'admettrait-il que le pastel bien convenable et si peu dérangeant? Les fuchsias nous prouvent le contraire! Le simple en tutu à peine bleuté est déjà fort gracieux.


Le Rodgersia, ce gros exubérant, sait aussi jouer dans la cour des précieux, même en fin de floraison, en se mêlant  graphiquement au Phalaris...


J'aime ces merveilles cachées - ou presque - que seuls les jardiniers savent voir, loin des roses  thé triomphantes et des massifs pompeux!

mercredi 14 octobre 2015

Les feux d'octobre

L'automne s'est bien installé, entre brumes, brouillards, grisailles et feuilles mortes... parfois, le soleil joue encore avec les couleurs des feuilles du chêne et des érables. J'ai commencé les bulbes, le grand nettoyage, profitant de chaque instant de temps doux pour préparer l'hiver et le printemps prochain!

J'ai respecté le délai imparti par les autorités pour mettre en ordre ma bordure! Vous rappelez-vous?


Gros débordement! Moyennant un prix bonbon, j'ai fait intervenir mon paysagiste, et voilà, c'est tout propre en ordre... même si pour le moment, à mon goût, c'est bien stérile... Vivement que les hémérocalles veuillent bien retomber sur ces pierres pour les animer un peu, n'en déplaise aux bétonneurs!


Heureusement, tout de suite à l'entrée le massif sud est très vivant, les cosmos étant enfin fleuris! Ailleurs, où il y a moins de soleil, certains n'ont pas encore de boutons... Ce matin, il faisait 4°C et je doute que ces retardataires puissent fleurir avant le gel!


L'hiver passé, il a fort peu gelé et la Verveine de Buenos Aires s'est ressemée, ce qui n'était jamais arrivé auparavant! Je l'aime beaucoup qui domine les massifs, à droite, à gauche, attirant tous les papillons... 
Les semis naturels de Cuphea viscosissima ont été si importants que je n'ai pas eu à intervenir, si ce n'est repiquer quelques plans et constaté que cela leur convenait bien. Les plans repiqués sont plus forts, certains faisant même du bois!  Ci-dessus dans le massif, les repiqués, et ci-dessous les "naturels", bien serrés dans le carré des herbes aromatiques!


L'Aster pâle, un peu plus  tardif que les autres et qui drageonne dans tous mes massifs, que je n'ai jamais su déterminer, sait parfaitement valoriser les autres plantes, tout en gardant une belle présence. Je l'adore ici contre le fusain malheureusement tout rongé!


Les érables ne sont pas en reste, question couleurs, depuis une semaine!


Le Malus Evereste a pris des proportions effrayantes et je vais devoir le faire tailler en plus aéré... Il a grandi très vite et prend des proportions d'arbre. Mais quel plaisir, tout au long de la saison, de la première fleur jusqu'aux fruits rouges et à l'or pâle de ces feuilles d'ici quelques jours!


Les vendanges n'ont pas été très conséquentes cette année, je ne ferai pas de gelée... Mais le raisin est sucré et délicieux, sans pourriture et sans maladie : un plaisir!


Les fusains et les viornes sont pillés par les mésanges, fauvettes et rouge-gorges... Même un troglodyte fait les aller et retour entre le bambou et ce garde-manger. Mais il est très attentif, et il est difficile à photographier! Par contre, ces deux là, faisaient tant de bruit avec leurs ailes que j'ai levé la tête... Inutile de vous dire qu'ils ne m'ont pas vu et que j'ai pu aller chercher l'APN et les immortaliser tout à loisir!


Cette année n'aura pas été une année à dahlias... Quelques Aramis bordeaux, quelques têtes blanches, et surtout le fameux Rosabelle, toujours présent au jardin. La tête ci-dessous est aussi grande qu'une assiette et dure depuis plus de quinze jours : impressionnante!


Et pour terminer ce billet, un peu de fraîcheur... Le mignon Crystal Fairy qui fait une remontée toute délicate...


Encore quinze jours comme les premiers de l'année, et octobre aura été gratifiant au jardin de Gine!

mardi 19 août 2014

Résurrection

Un peu de soleil, et c'est la résurrection! Le jardin revit, et moi aussi! J'ai paressé dans la douceur, d'accord, mais ensuite, je me suis remise à espérer de nouvelles floraisons - et à y travailler.
J'ai trouvé en brocante un faisceau tout fait de longues baguettes qui m'a paru idéal pour soutenir les dernières clématites achetées - au rabais elles aussi, puisqu'elles étaient défleuries. Mais leur feuillage était sain et je n'ai pas pu résister : Clématite Ashva, Clématites Empress TM et Clématite Ville de Lyon entourent donc cette nouvelle structure, dans le massif sud.

Photos www.clematis.be
Je n'ai plus qu'à attendre que les princesses veuillent bien envelopper le fuseau!


Chaque plantation chez moi demande un travail de désherbage, car en trois mois, l'égopode, malgré une lutte sans répit, encercle toutes les plantes. Juste à 30 cm de profond, je trouve encore ses longues racines spaghetti et ce n'est pas un mince défi de ne pas abîmer les vivaces alentour!
A l'avant, c'est l'Achillée Cerise Queen que j'essaie de redresser. Ces têtes lourdes ont capté l'eau jusqu'à ce qu'elles retombent, malgré le tuteurage en place... Je compte beaucoup sur l'association avec le rosier Big Purple qui prépare quelques boutons. Un des rares rosiers à avoir gardé ses feuilles!


Une autre association qui n'a pas souffert de l'eau, c'est celle du nouveau Pigamon Hewitt's Double et des Acidanthera. J'ai planté le Pigamon longtemps après les Acidanthera, sans imaginer cette scène que je trouve très gracieuse à l'arrière plan du bassin.


D'ailleurs la vue d'ensemble, malgré le fouilli dans les "herbes" généré par les orages à succession de ces dernières semaines, me plaît aussi. La Grande Astrance fleurit depuis le mois de juin, sans répit, et la Menthe des ruisseaux encadre les Montbretia qui tonifient la scène.


Le Fenouil bronze glorifie le ciel bleu, et ses ombelles sont toujours chargées de butineurs... Je m'en approche avec prudence, pour  essayer de les capturer à l'APN, mais les tiges sont bien trop hautes pour moi!

Pour la première fois dimanche, jour où toutes ces photos ont été prises, j'ai vu au jardin le papillon de l'Ecaille Martre (correction a posteriori : il s'agit de l'Ecaille chinée). Il a voleté un peu, pour se poser en plein soleil, mais il n'a pas daigné me montrer son jupon rouge au repos... Je n'avais pourtant cette année pas vu sa chenille qui est elle aussi somptueuse: une bête aux longs poils soyeux, presque grenats! Posé sur le chambranle de la fenêtre, en pleine lumière - étrange non, pour un papillon de nuit?

Ceci n'est pas une Ecaille martre, mais bien une Ecaille chinée
Je vous laisse voir le commentaire instructif de Roger Uranie ci-dessous
Seita, qui sait pourtant bien profiter du moindre rayon de soleil, a préféré s'enfouir sous les bambous pour sa sieste apéritive... et elle me surveille en soupirant : Pourquoi s'agiter ainsi quand il fait si chaud?