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lundi 23 mars 2026

Jubilation

De la douceur, peu de pluie, un mois de mars atypique... le jardin en profite, comme la jardinière! Pas le temps d'écrire, juste le temps d'admirer...

Le bulbes font le spectacle :



Des jonquilles, en blanc, en jaune, se faufilent entre buissons et vivaces, et mes préférées, ce sont les petits narcisses Jack Snipe, en place depuis plusieurs années...


Les Chionodoxa mettent une touche de bleu que j'affectionne. Ils voyagent dans le jardin, et ceux qui ont été plantés l'automne passé font de jolies taches sur les écorces de couverture.


En bien plus grand, les fritillaires impériales assurent le graphisme du massif sud, et leur résistance à la neige m'a étonnée.  Les bourdons qui ont fait leur nid dans le même massif en profite goulûment.


L'anémone pulsatille est moins graphique, mais son charme est irrésistible. Elle a pour moi un parfum d'enfance, puisque elle poussait naturellement sur les collines sèches près de la maison et que j'en cueillais des bouquets éphémères...  Elle est depuis protégée et la cueillette en est réglementée.



Les primevères, de la plus naturelle, à la plus sophistiquée ponctuent les bordures, mais elles ne s'installent pas dans ma "pelouse", à mon plus grand regret... J'en achète chaque année pour les potées et je les plante en pleine terre lors de l'arrivée des géraniums. Beaucoup reprennent, même si leurs couleurs pétantes, bien en accord avec des potées printanières, ont le bon gout de faiblir, pour l'harmonie du jardin.








Le soleil a réveillé les incontournables - dans la pelouse aussi, celles-ci! N'est-elle pas parfaite ?


Enfin, mon attention a été attirée par des "bourgeons" blancs sur un rejet de je ne sais quel buisson. Après des recherches sur le net, il s'avère que ce sont des oeufs de chrysope... J'y porte grande attention, espérant voir les larves en émerger, prêtes à dévorer les pucerons audacieux qui s'attaqueraient à mes plantes!


Encore une nouvelle découverte ! Le jardin jubile, la jardinière aussi!













mercredi 19 novembre 2025

On y est!

L'hiver est arrivé! Deux nuits de gelée blanche, et la neige annoncée pour ce soir... Le jardin est presque prêt - il ne reste que les dernières feuilles de la glycine et de quelques buissons à balayer. Le Cotinus était flamboyant, mais il s'est déplumé en une nuit, et a laissé tomber ses "palettes" dans la cour !


Les érables eux aussi ont perdu leurs feuilles, mais avant de les ramasser, un petit jeu que j'affectionne : un faux bouquet, un faux arrangement, juste quelques alignements pour faire briller les couleurs.


Les tulipes ont été plantées sans difficulté et par temps sec, avant que je descende à la cave les rhizomes des trois dahlias qui ont bien voulu fleurir cette année. J'ai choisi des tulipes classiques, de celles que j'affectionne depuis de nombreuses années : en blanc, Purissima et Hakuun, en orange, Parrot King et Orange Emperor, en pourpre Black Parrot, sans oublier une tulipe lys, bien plus capricieuse mais dont j'aime la vivacité en rouge, Pretty Woman! Je suis fidèle à ces couleurs, et lors de la plantation de nouveaux bulbes, je ne risque pas d'erreurs de palette...

Le pommier Evereste offre une jolie récolte que les merles ont commencé à piller, mais dans le soleil il attirait le regard, à l'entrée du jardin. Il m'avait été vendu pour "nain", mais c'est un vrai arbre, et je dois le faire tailler chaque année, car il pourrait bloquer le passage...


Je veux vous parler de la graminée Chiasmantum Uniola qui envahit le jardin sud... J'avais adoré ses épis et n'avais pu résister à son achat... Très déçue du premier plant qui a rapidement disparu, j'en ai retrouvé un autre par hasard dans une jardinerie où je me rends rarement. Il m'a semblé que cette plante ne passait pas non plus l'hiver et j'ai mis du temps à comprendre que cette herbe vert lumineux qui poussait partout, c'était elle! Je l'ai arrachée consciencieusement pendant plus de deux ans avant de m'en rendre compte... mais cette année :

J'en ai défeuillé quelques tiges et les épis se sèchent très bien, de quoi faire un petit arrangement graphique à l'intérieur de la maison...

Encore quelques insectes, quelques paons du jour qui volètent trop bien pour que je puisse les photographier, et une guêpe poliste qui se repose dans la sauge...


J'ai sorti les mangeoires et depuis hier, les mésanges et les moineaux sont à la fête. Le jardin prend lentement son allure hivernale...

lundi 1 septembre 2025

Que dire d'août ?

 Un mois tout en contrastes : du soleil qui a tout grillé, aux pluies qui ont tout reverdi... Un mois coupé en deux avec une première quinzaine sous la canicule (35°C) et la seconde dans l'automne avancé (11°C au petit matin).

Le jardin ne sait plus où il en est, il a passé du jaune paille au vert émeraude! Et les fleurs ont bien de la peine à colorer les massifs : de petits boutons, quelques remontées maigrelettes de rosiers,  des dahlias qui restent lamentablement petits... De mémoire, jamais ce ne fut aussi contrasté! Et pour la première fois chez moi,  les hamamélis et certains érables japonais ont leurs feuilles grillées...

Parlons pourtant des choses qui ont apporté un peu de douceur au coeur de la jardinière...

Le seul rosier vaillant a été Polka qui a offert des roses plus petites qu'à la première floraison, mais en abondance


Les phlox ont animé la fougère avant les grandes pluie qui les ont cassés ou courbés...


Les sedums s'en sortent mieux, et si j'aime leur effet de masse, je craque pour la perfection de leurs fleurettes, si bien dessinées!


Ma "collection" d'orpins, joubarbes et autres plantes grasses que je cultive en mini-pots, juste pour le plaisir de la variété, avait bien profité de la chaleur, ce qui lui a permis de supporter les gros orages. J'aime le tapis formé par leurs rosaces... 



Je ne connais pas toutes les sortes d'orpins et je trouve difficile de les identifier... Je n'en achète pas, me contentant de récolter les fleurons cassés sur les tables des jardineries peu soignées, et ma collection s'agrandit chaque année sans difficulté!!!

Un mini souci rescapé d'un semis naturel a offert le gîte à une micro guêpe, et c'est ma photo la plus lumineuse du mois!




vendredi 3 novembre 2023

Les papillons

Il pleut... pas question de planter les bulbes dans cette terre humide! Alors, j'ai repris ma "collection" de papillons de l'année. Bien petite série, tant il est vrai qu'à part les piérides, j'en vois de moins en moins. Après plus de 10 ans sans traitements phytosanitaires, c'est fichant! Mais chaque apparition est un cadeau.

La piéride justement, toujours virevoltant, de petite taille cette année.


 
Le citron, toujours ravissant. Il affectionne particulièrement les pois de senteurs vivaces, mais là il butine un oeillet armeria, si petit qu'il en bascule presque.


Le Myrtil a adoré les lavandes qu'il disputait aux nombreux bourdons et syrphes qui s'en sont régalés, eux aussi!


Et une Belle Dame toute petite lui faisait aussi concurrence.


A part le Citron, leur taille était à tous bien plus petite que d'habitude... 
Je ne sais pas si la chaleur y était pour quelque chose, mais j'ai vu passer quelques Ecailles et un seul Macaon, si rapidement que je n'ai pu les photographier. Il semblait tous pressés et je n'ai pu les retrouver au petit matin, encore endormis ou dépliant leurs ailes au premier soleil...

Une chenille de La Méticuleuse que je n'ai pas eu de peine à capturer, elle!


Maigre bilan! J'espère que l'année prochaine sera plus riche...

lundi 4 septembre 2023

Bourdonnements

J'ai passé du temps à scruter les feuillages pour tenter de retrouver tous les insectes aperçus les années précédentes. Je dois bien me rendre à l'évidence, la petite faune du jardin est en forte baisse... Pourtant, je ne fais plus aucun traitement, chimique ou "naturel" depuis plusieurs années! Plus de grandes sauterelles, plus de coccinelles, à peine une ou deux, même les punaises sont rares... 

Heureusement, les abeilles sauvages, les syrphes et autres bourdonnant sont encore bien présents. Le lierre fleurit depuis deux jours, et c'est assez impressionnant de passer tout près, tant il est animé!

Eristale sur Lysimaque

La misumène se régale toujours de la gent ailée, et c'est assez monstrueux de la voir à l'oeuvre.

Misumène capturant un bourdon de terre

Le petit Orpin du Kamtchatka ne fleurit pas longtemps, mais sa couleur lumineuse attire nombre de pollinisateurs.

Andrène non déterminée

On peut s'amuser parfois du choix que font les insectes pour s'alimenter! Ici, c'est un minuscule géranium qui semble satisfaire cet inconnu. Mais quelle ardeur pour trouver le suc nourricier!


Beaucoup moins bruyants, les autres habitants du jardin... quoique la Cétoine peut parfois créer la panique quand elle fonce sur un visiteur non avisé qui la dérange.


La punaise est moins impressionnante et bien plus amusante,,,


Ce bestiaire bien maigre ne comprend pas les papillons, qui feront l'objet d'un autre article. Pourtant, j'espère que les floraisons tardives de septembre attireront encore quelques curieux que je pourrai "capturer"!


jeudi 24 février 2022

Voilà !

Depuis quelques jours, la terre se réchauffe... et même s'il a fallu gratter les vitres de la voiture ce matin, le jardin se réveille doucement. Voilà!

Les perce-neige pointaient timidement, mais elles sont les premières à fleurir, toujours. Elles envahissent le jardin, pour mon plus grand plaisir.



Les crocus suivent dans la foulée. Je n'en ai pas replanté l'automne passé, mais les vieux bulbes donnent encore le meilleur d'eux-mêmes.


Et immanquablement, les premières abeilles...


Quel plaisir de les observer pendant les heures chaudes, écouter leur bourdonnement comme la promesse du printemps!

Ai-je assez admiré vos hellébores si beaux et généreux - et surtout si variés ? Ne me suis-je pas désolée, une année encore, de n'en garder que deux variétés, malgré mes efforts ? Je me suis maintenant résignée à ne pouvoir admirer "que" l'hellébore orientalis qui colonise le jardin - et un autre Double White qui n'est pas encore sorti de sa coquille. Voilà la première clochette !


Pas de photo d'ensemble, le brun domine encore! Mais il y a des petits îlots de couleur, à l'instar des petits Iris reticulata Harmony dont je ne me lasse pas.


Il n'y a "plus qu'à" nettoyer les massifs, tailler les buissons, les rosiers, la vigne... D'autres travaux sont encore prévus, je vous en parlerai. Mais en attendant, le plaisir semble revenir! 


jeudi 19 août 2021

La mi-août

 L'été a continué sur sa lancée... loin des catastrophes naturelles pour nous, mais sans véritable saison. Pourtant, le jardin fait des efforts...

Au nord, tout était prêt pour nous assurer la fraîcheur par la couleur : Linaire, phlox Fuji Yama et Hakonochlea


Même la remontée du rosier Breathless Charm y allait de son élégance lumineuse...


en contrepoint au fidèle Hydrangea Phantom, chaque année plus opulent, me semble-t-il.


Tandis qu'au sud, c'est la discrète clématite Mrs Robert Brydon qui s'allie à la Lysimaque clethroides pour assurer le blanc.


Sinon, le jardin après l'extinction des feux des hémérocalles est plutôt rose, grâce notamment aux Echinacées, véritables attractions pour les insectes.


La Cottage Rose est aussi fraîche qu'à la première floraison, et son havre tendre a trouvé amateur : un faucheux, je pense.


Et les phlox, malgré une situation de plus en plus ombragée, sont au rendez-vous... Je craque carrément pour le blanc et rose, le Phlox paniculata Graf Zeppelin, vedette des jardins de grand-mère!


J'ai taillé les Budleia défleuris - déjà - et quelques géraniums vivaces, et aussi les Crocosmia géants afin d'essayer de mettre un peu d'ordre dans la mêlée. Mais le coeur, entre canicule et pluies torrentielles, n'y est pas vraiment... je traverse le jardin, un sécateur en mains, coupant quelques fleurs fanées pour garder un peu de beauté malgré tout...

Une touche de bleu sur bleu, pourtant, un après-midi exceptionnel!




mercredi 9 juin 2021

Haïssable, vraiment ?

La haine au jardin ? Eh oui! cela peut arriver : trop de fatigue, de découragement... Dans ma ligne de mire, le terrible Egopode ! Un travail de Sisyphe dont je ne vois pas le bout. 

Introduit lors de la création des deux massifs sud par un professionnel (!), Aegopodium podagraria a désormais envahi le jardin, malgré une lutte acharnée pour l'empêcher d'étouffer tout! Tous ceux qui l'ont au jardin savent de quoi je parle...

Et pourtant, comment ne pas aimer la grâce de ceux qui ont échappé au désherbage et fleurissent actuellement ?

Rares sont les ombellifères qui se plaisent au jardin, et cette floraison apporte de la légèreté. 

Mais pas que : les insectes adorent butiner ces plateformes presque sans odeur pour nous!

Du minuscule syrphe non identifié aux plus grosses abeilles, en passant par la mouche à damier, c'est tout un petit monde qui s'agite du matin au soir!



Pour mettre de la couleur, je peux compter sur le Clairon des ruchers


ou les Punaises arlequin, très affairées en cette saison.


Bref, je  trouve un intérêt insoupçonné à ces envahisseuses sans pitié pour mes vivaces!


Je vous parlais déjà en 2013 de mes rapports conflictuels (lire ici) avec cette plante : je le reconnais, j'ai perdu la bataille, mais j'ai au moins la satisfaction de voir que celles qui ont échappé à  mon intervention printanière ne sont pas rancunières - et avant la possible formation de graines, je les aurai, bon gré, mal gré, arrachées!