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mardi 16 octobre 2018

Travaux d'automne

Le jardin fait peau neuve : le renouvellement du gazon et le comblement du petit bassin devenu trop difficile à entretenir pour nous étaient prévus en septembre... sauf que tout a pris du retard. Heureusement, le temps si doux pour la saison nous a été favorable!
Pendant les deux dernières semaines de septembre, nous avons vécu comme si la canicule avait séché notre herbe et j'étais impatiente de voir les travaux débuter.


Et enfin, tout s'est enchaîné. Le terrain a été décapé, les poutres de l'ancien massif de bambou enlevées, et le Philadelphus sans odeur et le Picea glauca conica arrachés sans regret....


L'aventure commençait, car si dans ma tête tout se met assez vite en place, ce n'était pas encore acquis auprès du paysagiste qui voyait pas vraiment ce que je voulais, bien qu'il soit toujours à l'écoute et qu'il soit prêt à remettre en question le projet initial... 

Pour la plus grande joie de tous les chats du quartier, le sol a été nivelé, joliment ratissé, pour être prêt à accueillir les rouleaux de gazon. 


Il a fallu imaginer un espace pour que le robot tondeur puisse tourner sur lui-même, sortir de son futur garage et surtout chevaucher la dalle pour éviter d'avoir à faire du coupe-bordure.

Le gazon a été installé - c'était presque magique de voir se dérouler ces bandes pour former un tapis épais et bien doux au pied.


En une demi-journée, le jardin était vert!


Mais le projet qui me tenait le plus à coeur - et me tenait éveillée la nuit - c'était la création d'une fontaine en lieu et place du bassin... Nous avions récupéré il y a une dizaine d'années des colonnes en marbre pour en faire des trépieds pour nos bonsais. Ils avaient servi dans une jardinerie pour une fontaine de démonstration... Je voulais les utiliser pour faire ruisseler l'eau sur leurs cannelures et nous avons récupéré aussi le vieux bac encore étanche pour imaginer une fontaine moderne et le plus naturelle possible.


Des galets au fond du bassin et deux briques pour soutenir la grille, les trois colonnes avec leur canal interne fixé au silicone, une trappe pour atteindre et nettoyer la pompe à trois vannes. Tout a fonctionné comme prévu!


Des galets variés d'un beau calibre qui débordent légèrement sur l'ancien cadre dallé du bassin... Je suis ravie!

Un petit avant-après, juste pour la nostalgie et pour le plaisir...



Seule Seita est complètement démoralisée par ces cailloux bien trop instables pour ses coussinets... elle n'ose pas s'approcher des colonnes et sa peur légendaire d'être mouillée lui permet de bouder, même si elle est fort intriguée!




vendredi 6 avril 2018

A petits pas...

A petits pas, dans le chant des pinsons et les roucoulades des tourterelles, le printemps s'installe... Le jardin n'est pas au mieux de sa forme, et je m'active dans les heures les plus douces, entre orages et pluies et grands vents...
Je nettoie - encore et toujours -  je ramasse les feuilles mortes et déjà je désherbe les premiers égopodes qui ne sont pas en retard sur les premières floraisons.
Les petits bulbes ont ouvert le bal, comme les scillas, les bleus bien sûr, et ce précieux dont j'ai oublié le nom...


et l'adorable Narcisse Pipit... Ce n'est pas encore l'abondance, mais leur charme me fait espérer du meilleur à venir.


Le jardin est encore à ses couleurs d'hiver...mais le soleil d'hier soir lui avait redonné grâce à mes yeux.


J'ai commencé des travaux qui me tenaient à coeur depuis bien longtemps... Le remplacement du gazon sous l'érable japonais que l'on casse régulièrement en essayant de nettoyer son pied. Bulbes, plantes de rocailles et sedums pour les bordures devront remplacer cette herbe mousseuse. Cela me permettra aussi de mieux nourrir ce vieil arbre qui commence à s’essouffler...


Un gros travail encore, alors que je m'étais jurée de ne plus rien faire de trop lourd... Cela prendra le temps, mais j'y arriverai - non sans être aidée par M. Gine!
Quel plaisir par contre de jardiner à la bonne hauteur dans mon coin aux herbes aromatiques! J'y ai ajouté marjolaine, thym, persil... Les ciboulettes, l'ail vert, l'oignon rocambole,la sauge et le thym citron ont bien supporté l'hiver - je m'en sers déjà en cuisine!


Je ne mange pas de tulipes - rassurez-vous... il faut croire que j'avais trop de bulbes à planter, non?
Il a gelé cette nuit, mais au bord du bassin, le Caltha palustris blanc entame sa 19ème année au jardin... Je n'en reviens pas de son âge, et après la floraison, j'essaierai de le bouturer pour ne pas le perdre!


Et pour terminer, les arbres, puisque ce sont eux qui m'apportent les oiseaux et leurs chants... Le Cornus mas est magnifique après la grosse taille subie l'année passée. Ils bourdonnent toute la journée, les abeilles en raffolent!


L'hamamélis Diane est trop bas pour attirer les oiseaux... Il commence à pâlir et comme je n'ai pas beaucoup pris le temps de l'admirer, cette année - bien trop mauvais temps, j'ai tiré une dernière photo,  hier,  pour me faire pardonner...


Je le trouve si beau dans la lumière du soir!

lundi 4 juillet 2016

Estivales

Commençons ce billet des jours heureux avec un erratum! Dans mon enthousiasme à vous montrer ma belle clématite qui va fleurir jusqu'aux gelées, je vous ai présenté Arabella, en la nommant Blue Angel. Elles poussent à quelques mètres l'une de l'autre, mais elles ne se mélangent pas... et je les trouve bien différentes l'une de l'autre. L'Ange est plus capricieux - un peu plus âgé aussi! (Je rectifierai la légende de l'image dans mon dernier article dans quelques jours). Voici donc la planche qui les départage et les définit correctement:

En haut: Blue Angel
En bas: Arabella
Erreur avouée, à moitié pardonnée - je l'espère!

Les jours pluvieux de juin ont donné des petites scènes très fraîches que j'ai pu apprécier entre deux averses. Dans et autour du bassin, c'est la fête. C'est tout petit, mais entre le carré du bassin et le massif inondable accolé, un microcosme s'est installé!  Le nénuphar éclot fleur après fleur.

Nymphea X Gladstoniana
Une libellule est née, la voilà quelques minutes avant son envol, son exuvie percée abandonnée un peu plus bas

Aeschne
et les Astilbes mettent beaucoup de pep dans le fouillis des iris et astrantes de la fausse tourbière. Leur belle santé cette année me laisse à penser que je ne les inondais pas suffisamment lors des printemps moins arrosé que celui-ci.

Astilbe
Le bégonia acheté en planton sous le nom de "Begonia" me ravit et son rouge vif anime le passage en bordure du voisin...


Le soleil revenu, par intermittence d'abord, puis au beau fixe hier a permis à quelques roses de surmonter les intempéries...

Pour sa première floraison, La Fraîcheur me ravit complètement. Il ne fleurit qu'une fois, mais pour ce genre de spectacle, je ne le regrette pas. Il est défini comme une liane vigoureuse et je me réjouis de le voir escalader la structure devant les miroirs...

Rosier La Fraîcheur, Turbat 1921
Ce rouge profond, c'est celui de Malicorne, un polyantha qui m'a donné bien du fil à retordre... Il est arrivé en bon état mais malingre. Ce n'est qu'à force de fumure qu'il a fini par démarrer une ou deux tiges de 40 cm et je désespérais de le voir grandir et fleurir honnêtement! Cette année, deux hampes de 80 cm et un bouquet d'une couleur captivante! Je ne regrette pas d'avoir patienté...

Rosier Malicorne, Delbard 2005
Les nuits encore fraîches ont donné le rose aux joues de Léontine Gervais! Elle était très pâle en début de floraison et la voilà maintenant beaucoup plus rose... Elle n'a pas si mal résisté aux grandes pluies, mais il ne s'agit pas de la toucher: tous les pétales croulent en même temps. Juste l'admirer et la humer... délicieuse!

Rosier Léontine Gervais, Barbier 1903
Le portique est toujours fleuri - et la cour jonchée de pétales tombés! Le spectacle à la sortie de la maison me comble!


Enfin, aux heures chaudes, les hôtes du jardin s'en donnent à coeur joie! Cette petite faune me remplit de plaisir et m'encourage à supporter quelques nuisibles en traitant le moins possible... Les camomilles encouragées à se resemer près des rosiers pour  attirer les pucerons remplissent leur rôle sans regimber. Elles bourdonnent donc de syrphes qui savent y trouver le pollen et la viande! 

Syrphe brodé sur Camomille 
La Rodgersia bien étalée cette année a nourri pendant plusieurs jours cette Trichie fort affairée! J'aime baucoup son petit gilet de fourrure et ses élytres vernissées...

Trichie commune sur Rodgersia
D'autres, tout aussi jolis, mais qui ne sont pas les bienvenus prévoient déjà une descendance heureuse dans mes lys. J'avais essayé le marc de café, mais avec les pluies, j'aurais dû prévoir une tournée supplémentaire!

Criocère du lys
Ce billet est bien long, je m'en rends compte, mais la saison veut que l'on ait des plaisirs à chaque passage au jardin. Des plaisirs simples que seuls les jardiniers savent goûter, comme ces petites campanules qui se naturalisent dans le mur...


ou les premiers fruits goûteux de l'Amélanchier planté il y a deux ans, encore trop bas pour que les merles le pillent! En éditant la photo, je découvre l'ombre du mini-escargot qui semble dormir au revers de la feuille... le voyez-vous?

Amélanchier Prince William
Et que je vous parle d'une plante que je ne connaissais pas avant de tomber en arrêt dans une jardinerie: La Goutte d'Or, au nom latin imprononçable... Originaire du Caucase, elle a besoin d'un terrain bien drainé. Elle est censée courir à l'ombre des mes asters, entre les plantes d'iris, au haut du mur...

Chiastophyllum oppositofolium - Goutte d'Or
Je termine avec une photo d'une petite viorne, elle aussi rencontrée par hasard dans une jardinerie. Très bas, presque nanifié, l'arbuste nous a immédiatement plu. Il reste très trapu, et j'ai mis longtemps à pouvoir lui donner un nom, sa floraison blanche à fin juin étant peu habituelle me semblait-il dans la famille des viornes... Finalement, je pense qu'il s'agit d'une viorne Winton, au feuillage persistant, presque bronze en hiver. Ses fleurs sont tombées sous la pluie, les grappes étaient bien plus serrées... Connaissez-vous ce buisson ou l'avez-vous dans le jardin?


Le mois de juillet commence très fort au jardin de Gine!

mardi 21 avril 2015

Merveilleuses

Le jardin est si généreux cette année que je n'ai plus le temps de poster. Pourtant, mes cartons se remplissent tous les jours de dizaines de photos de fleurs, toutes plus merveilleuses les unes que les autres...
Je commence par la fleur qui me ravit depuis une semaine - je l'admire plusieurs fois par jour : l'Erythrone Pagoda. Ses cormes ont trouvé leur place sous le chêne qui n'a pas encore ses feuilles, et je n'ai qu'un désir : qu'ils se botanisent! Je rêve...


Une plante charmante, un peu sauvageonne, avec une fleur raffinée...


Sa petite soeur E. White Lady, est bien moins spectaculaire, même si en soulevant sa délicate corolle qui culmine à 5 cm on aperçoit son joli coeur teinté. Elle mériterait d'être plantée en hauteur, à portée d'yeux....


Comme je ne me lasse pas des merveilles, j'ai passé chez mon pépiniériste de vivaces, L'Autre Jardin qui est imbattable pour le choix et la qualité de ses plantes (c'est chez lui que j'ai acheté mes Erythrones d'ailleurs!), et j'ai craqué pour un tas de petits godets que je vous montrerai au fur et à mesure de leurs floraisons.
En avant première, voici, encore en pots, le délicat Epimedium x warleyense Orange König


et la Chélidoine japonaise au nom si compliqué (Hylomecon japonicum) mais à la fleur si lumineuse. Elle ira bien sûr rejoindre mon massif jaune et blanc...


Malgré deux jours de pluie et de froid, j'ai passé la semaine au jardin, avec très peu de temps pour la blogosphère! Nous avons commencé à vider la maison des plantes en sortant les érables japonais qui ont été surfacés avec de la  terre de bruyère et quelques grains de fumiers décomposés. Ce n'est pas une mince affaire que de leur trouver une place mi-ombre alors que les arbres ne sont pas encore en feuilles... L'Acer Orange Dream  bénéficiera bientôt du feuillage du sureau et de celui de la vigne...


L'Acer Sindeshojo a trouvé un miroir pour se refléter mais sera bientôt abrité par les rosiers grimpants au milieu desquels il a été planté... J'en ai mis quelques uns sous le bambou, d'autres encore à côté des spirées... je vous les présenterai, eux aussi!


Sur cette photo ci-dessus, le seul bémol au jardin : les jonquilles jaunes n'ont pas encore fini de fleurir et voilà que les tulipes roses viennent leur tenir compagnie : je n'avais pas prévu les coloris de cette manière!
Parlons plutôt de la floraisons du chêne, tout en haut... Il bourdonne déjà d'insectes et les mésanges sont fort affairées à faire sa toilette.  

Ou de celle de l'Amélanchier vu depuis la fenêtre du bureau - comme un reflet de neige.


Je termine par une meilleure photo d'un prince du bassin : le triton alpestre faisant sa sieste dans une flaque de soleil...


Je m'arrête là, parce que j'y retourne! Programme du jour: plantations des petites dernières et désherbage : Egopode, Aegopodium et encore Pied de chèvre - toujours au jardin de Gine!

lundi 8 juillet 2013

Dernières fraîcheurs

Nous avons vécu la semaine passée les derniers instants de fraîcheur, et depuis le jardin a changé: il a perdu son côté éclatant et le soir, les fleurs semblent presque ternes, déshydratées qu'elles sont, malgré les soins attentifs. Voici les photos prises juste avant les grandes chaleurs...

Depuis l'étage, c'est le bonheur tous les matins, cette scène dure encore.  Le gazon fraîchement réensemencé a bien profité de l'humidité nocturne.

Le rosier Shogun fleurit tout en hauteur, comme s'il n'avait jamais été recépé, et le seringat a bien profité de la taille de l'année passée. Il est si chargé de fleurs qu'il s'affale sur les jeunes bambous et semble partir à l'assaut du chêne. Un seul regret - depuis sa plantation il y a plus de 20 ans - il n'a aucune odeur, malgré les promesses du pépiniériste!

Sa taille sera le prochain gros travail, dès que la température aura légèrement fléchi!
Dans le petit marais que je prends soin d'inonder deux fois par semaine, les astilbes blanches fleurissent les premières, cette année avec les deuxièmes boutons des Iris de Louisiane. J'aime la légèreté de cet hybride dont je ne connais malheureusement pas le nom.

Le rosier Hansa qui végète chez moi en bout de parcelle, a bien voulu fleurir cette année. Sa fleur ne manque pas de charme, ni surtout de parfum, mais il n'a jamais atteint la taille promise et de guerre lasse, j'ai laissé d'autres vivaces l'envahir, fatiguée de soigner un coin nu.

Pourtant, vu sa bonne volonté, je vais à nouveau le dégager et le nourrir une seconde fois cette année!
Du côté du nouveau massif des rosiers au nord, les boutons sont encore bien serrés et les pucerons bien présents. J'ai fini par traiter ponctuellement... La bonne surprise vient des Iris hollandica plantés début janvier, qui ont fleuri abondamment.

Vous remarquez les cailloux, gage d'une terre loin d'être humifère, mais aussi, le pavot somniferum qui s'est invité dans ma plate-bande jaune et blanche... Il n'est pas le seul à faire tache dans ce massif!  Voyez plutôt, la belle Ghislaine de Féligonde dont les joues ont rosi de confusion à être si mal associée!

Ce rosier a une longue histoire dans mon jardin: Achetée chez un rosiériste réputé, elle n'a jamais démarré et pour tout dire, je l'avais oubliée, écrasée qu'elle avait été par le monstre Westerland qui avait grimpé à la même structure qu'elle.
Retrouvée un jour de grand nettoyage,  mise en pot,  bichonnée, elle a passé l'hiver à couvert. Elle a ensuite rejoint mon nouveau massif, où j'entendais marier l'orange doux de ses boutons au blanc Opalia, et au jaune de Freesia, à leurs pieds. Et la voilà plus rose que jaune-orange.
Je pense donc qu'il s'agit de sa fille Pink Ghislaine de Féligonde. Elle est bien sûr charmante, et je la déplacerai dès que la saison me le permettra!

Je finis ce billet par une toute petite merveille: l'ail bleu planté il y a quelques années et qui fleurit pour la première fois, boosté peut-être par le fumier apporté à la bouture du rosier que l'on voit à l'arrière plan. Une surprise azurée!