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samedi 5 juin 2021

Deuxième floraison

Un Magnolia stellata qui fleurit deux fois ? Pourquoi pas ?

2 avril

Les pluies ont vite ruiné sa blancheur... mais je n'avais pas imaginé que la clématite Jean-Paul II aurait si bien résisté aux froids du printemps!

4 juin



Mêler deux plantes aux floraisons différées : un artifice dont j'aime user, mais qui réussit rarement aussi bien!

mercredi 24 juillet 2019

Unité de tons

Pendant que je me gargarisais des blancs, le jardin multicolore continuait sa vie... il m'offre actuellement une belle unité de tons, entre rose et mauve!

Après les travaux dévastateurs pour certains massifs, je craignais d'avoir perdu le mignon Ibéris en ombelle. Mais c'était sans compter sur sa générosité : les graines qu'il éparpille réagissent comme celles des pavots et donnent de nouvelles plantules dès que la terre est retournée. La dame qui m'a autorisée à prendre les premières graines chez elle m'avait avertie : "vous ne vous en débarrasserez plus!". Je ne la connaissais pas, cette jardinière, mais je pense souvent à elle.


Comme les renaissances sont une source de joie, je n'oublie pas la jolie  Queen Elisabeth, grand classique des jardins anciens, qui après plusieurs années de disparition, a fait une fleur digne de sa réputation,


ni le bel Abraham Darby, tout aussi vieux, mais bien beau dans son retour inattendu.


Voilà un rosier qui m'a tant donné pendant de nombreuses années : couleur, parfum, profusion, que je ne me suis jamais résolue à le remplacer, malgré sa modestie actuelle.

Bien plus récente, la Clématite Avant Garde, placée en plein soleil pourtant, est bien la seule clématite à avoir tenu ses promesses printanières. Les pousses étaient toutes magnifiques cette année, et finalement, les floraisons bien malingres. Sauf sur celle-ci qui m'avait été vendue pour Rouge Cardinal... Son coeur fourni et pâle m'a mis la puce à l'oreille et permis sa détermination.


Une association comme je les aime : le Rosier Evelyn en compagnie de deux têtes d'ail sphaerocephalum.  J'ai déplacé les bulbes de cet ail qui s'affalait sur le chemin, et finalement j'en ai perdu beaucoup. Bien entouré pourtant, il arrive à mieux se tenir et à se glisser parmi d'autres fleurs pour créer des scènes à mon goût... et si la menthe vagabonde s'y met elle aussi...


En bien plus frais, près de la fontaine, Rodgersia, Astilbes et Rubans de Bergère, que du bonheur!


Le massif de l'entrée du jardin semble bien supporter la canicule avec ses fleurs d'été : Phlox, Achillée Cerise Queen, et Crocosmia. C'est vif!


Et je finirai cette suite en rose-mauve avec la belle surprise : la glycine, gelée sur les bourgeons de fleurs, puis sur les bourgeons de feuilles, nue au bois tout le printemps, fait une floraison d'été toute en cascades! J'en suis tellement contente... sans parler de son parfum!


Malgré un gazon qui commence à s’essouffler, beaucoup de feuilles qui se rabougrissent lamentablement, et des endroits bien défleuris, je suis bien aise dans mon jardin d'été... hors les heures de grande canicule!


dimanche 16 juin 2019

Plumets

C'est le petit oeillet blanc porcelaine, Dianthus plumarius, que je cultive depuis 40 ans, dans différents jardins, qui m'a montré la grâce des fleurs découpées.


Toutes n'ont pourtant pas le parfum envoûtant qui le caractérise et c'est ce manque qui pénalise à mes yeux la Centaurée qui a le bon goût de se plaire dans mon terrain! Pourtant, les butineurs l'affectionnent et ainsi, je la laisse s'installer où bon lui semble...


Au beau Jardin de Berchigranges, j'avais craqué pour le Silène Hirta. Sa double rangée de cils m'avait fait de l'oeil. Je l'ai déplacé, malmené, mais c'est un indestructible qui aurait tendance à tout envahir grâce à son réseau de racines dures et cassantes. Chaque morceau repart de plus belle, même s'il faut compter deux ans pour qu'il se sente à l'aise. En fin de printemps, c'est de la lumière dans les massifs!


Le roi du plumet reste pourtant le Pigamon à feuille d'ancolie : un nuage rose...


J'aime contempler de tout près les étamines qui donnent de la légèreté à la fleur, comme sur cette Spirée à feuille de bouleau.


L'Oeillet barbu joue aussi de la houpette, mais dans un mode plus dru et plus rigide. Un vrai bouquet sur chaque tige.


Et la Nigelle met à profit ses bractées pour se donner des airs d'évaporée...


Pour la Benoîte des ruisseaux, il faut attendre sa fanaison pour rire de sa tête ébouriffée. Elle semble avoir mal dormi!


Mais la Clématite Le Président, en fin de vie, garde son air sévère et rigide.


Malgré leur belle couleur, je n'avais jamais voulu d'Ageratum dans mes jardins, dégoûtée par des massifs urbains sans âme. Mais, je vais y regarder de plus près!

Et vous, aimez vous la légèreté des plumets ?

jeudi 13 septembre 2018

Fin d'été

C'est un temps propice à la douceur et à la nostalgie, malgré des après-midi encore chauds où il fait bon profiter de l'ombre du chêne! Pourtant, les fleurs, particulièrement les roses, ont payé un lourd tribu à la canicule...
Mais, ironie du sort, le rosier "La Fraîcheur", non-remontant, qui avait donné le meilleur de lui-même en juin, a fleuri début septembre : un cadeau!


Les "décorosiers" n'ont pas failli à leur réputation et ont fleuri sans souffrir... Calizia est encore tout frais...


Pour tous les autres, je suis assez déçue: je les avais soignés avec une attention particulière depuis l'automne passé, mais j'ai été bien mal récompensée: beaucoup de marsonia, peu de remontées, et des fleurs petites!
La canicule m'a fait une surprise: pour la première fois, l'Argiope frelon s'est installée  et j'ai pu l'admirer pendant plusieurs jours avant qu'elle ne disparaisse, sans que je sache si un oiseau en avait fait son repas ou si elle avait mieux à faire ailleurs!


La clématite Mrs Robert Byrdon a pris le relais des clématites à grandes fleurs et elle anime la haie défigurée par le "jardinier" de la voisine! Un peu de baume au coeur...


Au nord, c'est l'Heptacodium qui fait la floraison de la haie... Toujours aussi attirant pour les abeilles, syrphes, bourdons et autres zonzonnants!


Et les fruits prennent de la couleur, prémices de l'automne... Je ne me lasse pas de l'envahissant Physallis même si je bataille pour le garder dans des limites raisonnables!


Le pommier Evereste comme tous les fruitiers de la région - cultivés ou sauvages -  ploie sous les fruits...


Un peu de nostalgie, c'est vrai, mais surtout de la belle occupation au jardin puisque je prépare les travaux de réaménagement du bassin en fontaine et du nouvel engazonnement.  J'ai prélevé les iris d'eau pour les sauvegarder dans mon petit marais qui n'est pas condamné, sauvé les vivaces qui s'étaient resemées sous mon bambou arraché à la fin du printemps, déplacé les pots et les cailloux - nombreux - qui risquaient de gêner la mise en place du robot tondeur ... et j'attends les ouvriers! La jardin va être chamboulé pendant un mois, et j'aurais interdiction de piétiner la nouvelle pelouse jusqu'à l'hiver, je pense.


Mon prochain billet risque d'être un peu plus technique... mais les dahlias commencent à peine à fleurir - peut-être aurais-je encore de la couleur à vous montrer!


dimanche 22 juillet 2018

Des clématites...

Parlons-en, de ces belles capricieuses qui font l'opulence des jardins tempérés et à la terre légère... Dans ma grosse terre agricole souvent humide, il a fallu longtemps pour que mes soins tels que les amendements de terreau léger et la  protection des racines fassent leur effet. J'avais jeté l'éponge avec les clématites!

Puis, une belle aux yeux velours m'a alpaguée au détour d'une jardinerie... impossible de lui résister, et en plus pour quelques sous seulement! Elle durerait au moins le temps d'un bouquet de fleurs!

Clématite Le Président
Mais elle s'est bien plu et a décidé de coloniser le rosier Shogun qui fleurit bien au-dessus d'elle. Elle ne l'a plus quitté depuis...  et j'ai profité de ce succès pour lui donner pour compagne une autre capiteuse, la toute belle de Varsovie

Clématite Wasrsavska Nike - ou Victoire de Varsovie
Et depuis, je n'ai pas arrêté! Je les acquiers très peu cher, ayant fait la mauvaise expérience de les prendre chez différents jardiniers pour les voir crever sans passer la saison. Les meilleurs marchés ne sont pas moins solides. Il s'agit bien sûr de tomber pile au moment de l'arrivage pour ne pas leur laisser le temps de subir longtemps les mauvais traitements dus au compactage du transport et à l'arrosage sur les fleurs en plein soleil.

Les Clématites viticella sont plus faciles à vivre, et je ne me lasse pas d'Arabella, ou encore de Blue Angel, longues floraisons et étoiles bleues...

C. Arabella
C. Blue Angel

Bien sûr, toutes ne se portent pas aussi bien malgré mon amour pour leurs formes et leurs couleurs. La géante au coeur si fourni a été bien malingre - cette photo date de 2017!

C. Empress
 et sa compagne la C. Avant-Garde (vendue pour C. Ville de Lyon) a souffert du vent, la gloriette a été emportée par le vent à deux reprises! Je lui promets de meilleurs soins pour l'année prochaine!

C. Avant-Garde
Je vous l'avoue, en tant que néophyte, j'ai fait beaucoup d'erreurs, essayant plusieurs méthodes de plantation, me renseignant trop tard parfois sur les tailles adaptées à chaque sorte, etc... C'est toujours empirique, mais je m'améliore, du moins je l'espère!
Au chapitre des regrets éternels, les quatre ci-dessous ont fait un petit passage à peine remarqué, sauf la Clématite Piilu que j'ai achetée plusieurs fois, mais qui a séché lamentablement cet été sans même fleurir!

C. Piilu, C. Asha
C. Dorothy Walton, C. Julia Correvon
Les clématites blanches ont elles été cruellement absentes... Le gel et la sécheresse hivernale en ont eu raison. Miss Bateman est assez courante, je vais la retrouver, mais les trois autres sont plus rares et je regretterai surtout la splendide Snow Queen, charnue et ourlée à souhait!

C. Miss Bateman, C. Margaret Hunt
C. Snow Queen, C.Mrs Georges Bachmann
Je vous ai déjà parlé de la Clématite montana Rubens qui a fait florès au-dessus du Malus rubra au printemps. J'aime sa fleur simple et à force d'obstination, la voilà qui décide de se plaire chez moi!

C. montana Rubens
Et plus tardivement, c'est une Clématite recta qui fait mon bonheur, avec une fleur encore plus petite, mais tellement gracieuse! Son feuillage pourpre anime les verts du printemps.


J'en oublie, je pense, de celles qui n'ont jamais fleuri, de celles que j'ai déplacées et qui n'ont pas repris, et d'autres encore... Mais tant que le jardin vivra, il se parera de ces belles, malgré tout!

vendredi 11 mai 2018

Erreurs de timing...

Le temps merveilleux de ces dernières semaines a eu un effet dopant sur le jardin... et les jardiniers, dirait-on : Après la décision prise d'enlever le bambou gelé avant l'été pour éviter les feuilles virevoltant et s'infiltrant dans tous les massifs, les jardiniers ont profité du seul jour de la semaine où je n'étais pas là pour couper et déraciner le monstre! 
Quand je suis rentrée mardi soir, ce fut le choc! Et en même temps, une petite jubilation devant l'espace gagné.
Voici un petit avant-après! Vous avez déjà vu la première photo : je n'ai pas eu le temps d'en faire une autre, alors que je m'étais imaginée photographier les travaux!


J'ai donc déplacé le "salon d'été" sur la droite, et posé les érables japonais en pot à l'ombre du genévrier et du malus Evereste. J'ai déjà dit du mal ici des jardiniers "professionnels" qui n'ont aucun respect des plantes. Mais cette fois, je suis ébahie de n'avoir eu aucun dégât. Même les fragiles tiges du Pigamon que l'on devine sur la deuxième photo à l'arrière du seau de fougères ont été préservées! Et lesdites fougères ont immédiatement été placées dans l'eau : merci, c'est le jardinage comme je l'aime.
D'ici septembre, j'ai le temps de cogiter cet endroit - les poutres qui encerclaient le liner du bambou doivent disparaître. J'ai déjà plusieurs projets qui virevoltent dans ma tête - mais je ne céderai pas à l'envie d'une plate-bande fleurie supplémentaire : je vais aller au plus simple pour m'éviter du travail supplémentaire et attendre les devis de mise en place d'un nouveau gazon - avec ou sans tondeuse robotisée...
Je pars en vacances pour quinze jours, et voilà que le jardin s'est emballé et m'offre les premières roses en ce matin ensoleillé :

Rosa spinosissima
J'attendais leur floraison pour mon retour, en juin! Mais iris et pivoines, ancolies et juliennes n'en ont fait qu'à leur tête...


Et les Anthriscus Raven's Wing - ou du moins leurs descendants - sont à la fête dans le soleil.


La glycine embaume mes journées et mes soirées, douceur de la couleur et du parfum, avec une opulence qui me console des gels passés.


Et enfin, la troisième erreur de timing m'est imputable entièrement : J'ai planté en 2015 la Clématite montana Rubens, et je l'ai toujours vue fleurir très, très timidement. Elle a bien sûr grandi très vite, mais je n'avais toujours découvert que quelques fleurs perdues dans l'ombre du Malus coccinella. Je la considérais comme faiblarde et n'en tirais aucune satisfaction. Hier matin, regardant par la fenêtre de l'étage, je me disais "Bizarre, le malus a l'air d'avoir encore des fleurs, malgré la pluie!" et tout à coup j'ai vu:


Dans un océan de pétales fanés, fleurissait magnifiquement la clématite, jusqu'au faîte du malus. Alors, avait-elle déjà fleuri en même temps que l'arbre, ou bien est-elle enfin parvenue à la maturité? J'ai scruté mes anciennes photos - en vain!  C'est un mystère et je suis ravie d'avoir enfin une clématite montana qui se plaise chez moi - même si l'association n'est pas des plus heureuses...

Je pars avec un pincement au coeur pour les floraisons que je vais manquer, mais très soulagée de savoir mon vieux compagnon qu'est le jardin en pleine forme pour affronter mon absence!
A bientôt!

dimanche 11 juin 2017

Pêle mêle

Le jardin revit et lentement les plantes guérissent... Il y a encore des séquelles, mais la nature a réparé bien des dégâts, et mon sécateur a fait le reste. Depuis quelques jours, la glycine a retrouvé sa belle chevelure blond vénitien qui cache presque les fleurs avortées. Ce n'est pas encore parfait certes, mais chaque jour, c'est mieux!


Les iris - je n'en ai pas eu tant que ça qui aient voulu fleurir - lancent leurs derniers feux. Ce jaune vanille délicieux est un tardif... Il a tendance à se coucher, mais celui-ci est resté fier.


Encore un étonnant - bien plus pâle que d'habitude! Mais je suis bluffée par sa classe...


Quant aux rosiers, il y a du bien, et du beaucoup moins bien. Etonnemment, les nouveaux rosiers ont mieux résisté que les anciens. Si tous vont fleurir, il y aura peu de gros bouquets, mais bien quelques fleurs isolées... sauf exception, comme avec Belle des Fagnes - un vrai cadeau qui me ravit par sa délicatesse de coloris et son port aérien...




Du côté des costauds, Hansa que j'avais taillé sévèrement a eu les bouts brûlés par le gel, mais il a rapidement repris le dessus...


et Pink Grootendorst fait du mieux qu'il peut... Mais la suite s'annonce bien pour lui. J'aime beaucoup sa fleur d'oeillets!


Parmi les faiblards, Gertrude Jekyll a résussi à faire quelques fleurs. Un rosier souffreteux, malingre, toujours malade, qui ne semble profiter ni du fumier, ni du compost que je lui ai fourni en abondance. J'avais envie de l'arracher, mais ce rose éblouissant me retient encore!


Et le Winchester Cathedral sur une tige décharnée m'a offert son blanc immaculé. Quand les rosiers anglais ne veulent pas démarrer... il n'y a pas grand chose à faire! Prendre ce qui nous est donné... et attendre.


Les deux cadeaux de cette année, c'est le merveilleux Cottage Rose qui fait des boutons sans discontinuer, au feuillage parfaitement sain et qui n'a pas souffert du tout du gel, malgré son emplacement peu protégé. 


et "mon" Cardinal de Richelieu  qui a bien fleuri cette année. Il reste mon chouchou capricieux, mais quoiqu'il arrive - vous vous rappellerez peut-être que c'est mon cinquième exemplaire - il aura toujours sa place chez moi.


Quelques floraisons aussi du côté des clématites, mais pas de profusion... juste quelques tiges particulièrement fournies, comme celle de X Empress TM, de très longue durée.


Je ramasse des tonnes de feuilles que le vent arrache au chêne fragilisé, mes érables japonais reprennent eux aussi doucement, malgré quelques branches séchées. Seuls les égopodes sortent triomphant de ces aléas climatiques - jamais ils n'ont tant fleuri!