Après les petites fleurs spontanées, c'est le tour de piste des glorieux iris.
Et c'est un spectacle dont je ne me lasse pas! Un concert cacophonique mêlant les coloris au gré des plantations s'étalant sur plusieurs années, car je n'ai pas pu me résoudre à une "bordure" d'iris - bordure si belle à la saison de la floraison, mais bien trop stricte par la suite pour un petit jardin manquant cruellement de massifs.
Evidemment, ainsi ils mettent plus long à récupérer et les nouveaux hybrides ont de la peine à s'installer, aussi j'en reste aux sortes anciennes.
Les incontournables sont les iris jaune souffre, certainement des iris Rocket, qui fleurissent bon an, mal an.
Les autres coloris sont plus capricieux et ne sont pas régulièrement au rendez-vous, bien qu'ils manquent rarement plus d'une année ou deux!
Comme le délicat I. Lady Allbright
dont la macule mauve fait toute la préciosité.
Chaque iris a un parfum différent, et le soir, ils sont franchement enivrants. L'iris Arpège est presque poivré
alors que ce beau bordeaux indéterminé est plus floral.
Deux variétés anciennes qui me sont chères, l'Iris Alcazar, si typique,
et un bicolore très tape-à-l'oeil que je n'aime pas tant que ça, mais qui m'a été donné. Autrefois, les giroflées l'entouraient, mais l'ombre sous l'arcade des rosiers le laisse esseulé.
![]() |
| Iris Accent |
Du côté de la fausse tourbière, les pieds en milieu inondable, l'iris laevigata donne la réplique à
l'iris pseudoacorus.
A la faveur de l'hiver doux, les iris hollandica, plantés en 2014 mais n'ayant jamais fleuri, font une belle apparition !
Et pour la même raison, je peux voir un compagnonnage rare sous mon climat : iris et rose font la paire!
![]() |
| Iris hollandica et rosier Cardinal de Richelieu |
Mais les iris vont sur leur fin et pour les roses, ce n'est que le tout début. Je les égrainerai lors d'un prochain article.





































