Que serait le jardin sans les fleurettes qui s'invitent dans les massifs sous les plantes plus importantes et qui créent de petites scènes charmantes ?
A la limite du naturel, elles peuvent s'installer sans autorisation, comme la douce Corydale, si pratique pour meubler la terre nue du printemps. Elle est très présente, à l'ombre comme au soleil, et une fois fanée, elle sait disparaître pour laisser la place aux fleurs plus "importantes".
D'autres demandent plus d'attention et il faut les introduire au jardin, puis les choyer pour ne pas les perdre. Omphalodes est de celles-ci, mais j'aime beaucoup ces fleurettes d'un bleu incomparable. Evidemment, si la scille vient s'en mêler, ce n'est que du bonheur!
Parfois, c'es moins ordonné, mais comment résister encore là à la luminosité de la ficaire ? Une "peste" pour certains, mais pour moi un bien joli tapis sans aucune exigence et qui saura disparaître lui aussi. Avez-vous remarqué sa ressemblance avec le nénuphar si apprécié par ailleurs?
J'ai une admiration sans borne pour la fleur de l'Epimedium rubrum! Voilà une plante qui a mis fort longtemps à s'installer au jardin et qui donne depuis deux ans le meilleur d'elle-même. Sa légèreté fait merveille,
et chaque fleuron est un bijou. Je ne m'en lasse pas !
D'autres préfèrent les endroits plus ensoleillés et plus sec, comme la Waldsteinia - faux fraisier - qui aime venir coloniser le mur... J'aurais voulu la planter là!
ou cette mystérieuse migration d'une Anémone blanda, plantée ailleurs au jardin, bien avant la création de la fontaine et qui a choisi son lit de pierres pour éclore.
Comment les bulbes peuvent-il se promener hors des massifs ? Dans le gazon refait à neuf il y a trois ans, des perce-neige, des crocus, et des anémones blanda, font leur apparition. J'en suis fort aise!















