jeudi 26 novembre 2015

Fleurs de mars

Pour répondre à l'invitation de Marie-Claude, et bien que trop pressée pour faire un article complet, j'ai monté deux mosaïques qui me réchauffent le coeur : mes dahlias noircis ont gelé en terre si fort que je ne peux même pas les déterrer!
Mais rappelons-nous les douceurs du printemps...

Magnolia stellata, Perce-neiges et Tulipes du Turkestan
Hellébore orientale, Iris Katharin Hodgkins, Chionodoxa
Hellébore fétide, Primevère japonaise, Hamamélis Diane

Euphorbe myrsitnites, Helléborge niger, Calthea Alba
Anémone sylveste, Jonquilles , Crocus
Crocus Prins Claus, Iris Harmony, Primevère double
Fin novembre est bien triste, entre neiges, grésils et gels... L'hiver arrive toujours trop vite, même si cette année, l'été indien aura été splendide!

vendredi 20 novembre 2015

Petite faune

Pour répondre à l'invitation de Jean-Baptiste de Nature-Jardin, j'ai collecté dans mes fichiers, cinq insectes - et bien plus encore - qui représentent l'été!
Pour ouvrir le bal, l'abeille, toujours présente, du premier crocus au dernier aster...


Puis, la carnassière, grande chasseuse d'abeilles, qui sait si bien se fondre dans les fleurs, soit en blanc, soit en jaune, parfois même en vert, la Misumène efficace...

Misumène variable

La mouche scorpion naît près du bassin et mène une vie très active, sautant d'une fleur à l'autre, inoffensive pour l'homme, malgré son nom, et la morphologie du mâle ...

Panorpe commune femelle
La Tipule est moins agile dans les herbes malgré ses longues jambes, mais elle affectionne elle aussi les environs du bassin...

Tipula luna
Bien moins sympathique, le Clairon des ruches sous sa belle livrée : ses larves s'installent dans les ruchers et dévorent les larves des abeilles... Une fois adulte, il est moins carnivore et devient végétarien, ou presque!

Trichodes apiarius
Et enfin, un adorable bijou, entre criocère du lys et coccinelle, le clytre des saules. Ses antennes courtes lui donnent un air débonnaire... Sa larve parasite pourtant les fourmilières.

Clytra laeviuscula
J'en suis déjà à six et pourtant, je ne vous ai parlé ni des hannetons, ni des mouches, ni des scirpes, ni des bourdons, ni des libellules, ni des papillons...
Les hôtels à insectes installés au printemps ont été rapidement colonisés et l'été chaud a été bénéfique pour les habitants du jardin qui y trouvent  l'humidité et la nourriture en suffisance!

lundi 16 novembre 2015

Les Jardins de Métis

En septembre, nous avons fait un court voyage au Québec, un voyage axé sur la nature, loin des grandes villes... Avant de partir, j'avais évidemment consulté quelques sites sur le Québec et j'avais repéré ces jardins, situés sur notre itinéraire idéal. Je n'avais pas creusé plus loin, préférant me laisser surprendre - en bien ou en mal!
Sur place, les paysages étaient si beaux et nous étions si heureux de bourlinguer sans but que nous avons failli oublier le jardin! Le hasard a voulu que nous passions tout près et voyant sa publicité, nous avons décidé de nous dégourdir les jambes.
Dès l'entrée, le spectacle était assuré : une multitude de  jardins à thèmes suivaient le jardin d'accueil, et  un 16ème  Festival international des jardins étaient annoncé!
La transition entre les jardins et le festival était assurée par des talus plus vrai que nature, et malgré la saison avancée, les sous-bois étaient encore très beaux. On devine à l'arrière, dans le soleil, un champ de Rudbeckia...

Le festival faisait la part belle à des idées conceptuelles, parfois très belles, parfois si abstraites que l'on se demandait où était le végétal! En voici quelques exemples, piochés dans ce qui m'a plu évidemment!
Une bordure de choux frisés et de zinias, pour un projet sur la perception de la couleur orange par le Nomad Studio, New-York.


Carré bleu sur fond blanc, de Ophélie Bouvet et Kiham Kim, une création en mouvement, laissant aux fleurs le soin de créer le motif selon leur croissance.

Plus spectaculaire, le Cone Garden Bocksili de l'atelier Livescape, de Corée du Sud, un jardin sonore, chaque cône de chantier répercutant un son différent.

Mais les jardins historiques eux-mêmes étaient tout aussi intéressants, certains dans la forêt, d'autres plus arrangés, moins sauvages. Partout beaucoup de soin du détail, des associations "évidentes" tant par le choix des plantes que par les couleurs, comme par exemple dans cette bordure : Anémones du Japon, Lys Martagon, Hydrangéas à l'arrière, Véroniques, orpins, rosiers à l'avant....



L'allée principale du jardin, venant de la cour de la maison égrenait en plein soleil Asters, Phlox, Rosiers décors, Bruyères, Chrysanthèmes et Anémones du Japon. Chaque mètre est pensé pour offrir une floraison dense à chaque saison, et c'était un plaisir de détailler chaque association et d'en reconnaître le bien-fondé.



Les coins plus ombrés ne sont pas déshérités et les plantes de la forêt québécoise comme les Sanguisorbes, les Eupatoires et les Pigamons y ont la part belle.

Nous avons terminé par le verger le potager d'aspect bohème, mais dont chaque plante une fois encore était à son avantage. Jugez-en par l'entrée du jardin de légumes :

Là aussi c'est un méli-mélo fot bien réfléchi où les plantes condimentaires aux belles fleurs côtoient les légumes les plus recherchés, en toute intelligence.
Nous avons été enthousiasmés par cette visite, et je vous laisse suivre le lien du jardin ci-dessous, si mes impressions vous ont plu :
http://www.jardinsdemetis.com/francais/index.php#1

et si c'est le voyage qui vous intéresse, vous pouvez lire mes articles sous mon autre blog Djinns et Jeans