mardi 2 juillet 2019

Des roses

La canicule et les orages nocturnes mettent les roses à rude épreuve, tout comme le jardin en général. J'ai commencé ce matin à la fraîche à réparer ce qui pouvait l'être parmi les rameaux cassés et à tailler les fleurs fanées...

Quelques portraits des toutes belles de ces derniers jours :

Les crémeuses :
Elégance et générosité

A Shroshire Lad, Generous Gardner
Polka, Gruss an Aachen


Les compagnes fidèles :
sans soucis
Westerland, Lolita
Lilian Austin, Shogun
Les capricieuses :
Beaucoup de soins pour peu de fleurs

Sourire d'Orchidée, Clair Matin
Burgundy Ice, Rhapsody in Blue

Les miraculées :
Elles ont passé l'hiver en pot et semblent sauvées

Golden Wings, Gertrude Jekyll
Darceyl Bussell, Iceberg (ou Schneewittchen ou Fée des Neiges)


Je citerais pour terminer cette heureuse litanie, le joli rosier Kathleen, aux fleurs simples 


et l'extravagant La Fraîcheur qui caracole en hauteur et que je peux admirer depuis ma douche!


Toutes les roses ne sont pas encore fleuries, et je n'ai pas cité Jasmina, Papa Meilland, Guirlande d'Amour, Malicorne, Poésie... 

J'avais décidé de ne pas planter de nouveaux rosiers en 2019 et de me consacrer aux soins accrus des rosiers en place : je ne peux que m'en réjouir!


jeudi 27 juin 2019

Et si nous commencions à parler "roses" ?


Pendant que je vous entretiens d'Iris, de Géraniums, et de quelques autres fleurettes, les rosiers ont préparé leurs munitions pour éclater en gerbes admirables! 
Les deux premiers à fleurir sont près de la route, bénéficiant du micro-climat dû au goudron et aux galets déposés à leurs pieds. Hansa et Parkzauber mêlent leurs fleurs identiques et rivalisent pour savoir lequel sentira - et piquera - le plus fort!
Hansa a été planté pour remplacer Parkzauber vieillissant qui a eu plusieurs années difficiles. Mais cette proximité l'a encouragé et le revoilà beau comme aux premières années!


Mes voisins ont aperçu avec bonheur un jeune brocard qui divaguait dans leur jardin. Tout le monde était sous le charme, jusqu'à ce que l'on s'aperçoive, les uns après les autres, que le gracieux animal appréciait les boutons des rosiers. Il les a consciencieusement tous broutés - mais il ne mange pas les fleurs, non que les boutons!
Le robusta Pink Grootendorst a eu toute une partie détruite, mais sa bonne nature lui a permis de fleurir sur l'arrière, inatteignable pour le gourmand.


Emera a eu moins de chance, et il ne s'en remet pas encore... mais je sais que sa deuxième floraison sera d'autant plus éclatante!
A l'intérieur du jardin, les seuls "ennemis" sont les pucerons. Mais, j'ai aperçu pour la première fois depuis plusieurs années, des larves de coccinelles, et beaucoup de punaises diverses dont certaines doivent se nourrir de ces indésirables.

R. Newdawn
Enfin, même le rosier Polka qui a eu de la peine à s'acclimater a ouvert de magnifiques fleurs si bien découpées. Il n'est pas encore bien haut, mais j'espère qu'il pourra bientôt cacher la gloriette qui ne me plaît pas vraiment - et que vous ne voyez pas ici!


Ce n'est pas chaque année que j'ai autant de roses au jardin et que je peux vous montrer une photo d'ensemble... mais là, je suis comblée. On y voit, tout à gauche, Cardinal de Richelieu (pourpre), Sourire d'Orchidée au pied de Shogun (rose soutenu). A l'arrière, c'est La Fraîcheur qui surplombe Belle des Fagnes, et Generous Gardner fait le pendant sur la droite.


Rien d'extraordinaire, me direz-vous, par rapport aux avalanches de fleurs vues sur les blogs des amies qui jardinent sous d'autres climats... mais pour moi, c'est l'apogée et le résultat de trois ou quatre ans de focalisation et de soins intenses de mes rosiers. J'en suis naïvement satisfaite!

Cottage Rose commence à prendre un peu d'ampleur, et ce rose-là me va droit au coeur, tout comme son jupon chiffonné.


Sur l'arcade à l'entrée de la cour nord, les trois lianes se disputent la place de reine. Ghislaine de Féligonde a commencé, suivi d'Opalia qui envahit tous, et la maligne Léontine Gervais (et non Lucienne Gervais - Merci à Jocelyne qui m'a corrigée!)  se glisse à travers ces deux-là, un peu plus tardivement. Si j'avais pu prévoir un tel développement, j'aurais peut-être prévu deux arcades...


Lichtkönigin Lucia, à leur pied, a bien de la peine à se faire remarquer. Par chance, elle est face à l'allée et je ne passe jamais près d'elle sans humer son parfum si différent de celui des roses roses!


Guirlande d'Amour est elle aussi écrasée par le blanc d'Opalia et j'envisage de la déplacer. Je la verrai bien enlacer le thuya un peu plus loin... Mais c'est de l'histoire à venir!


Je reviendrai avec des portraits des autres rosiers moins généreux, mais dont je ne désespère pas et dont chaque fleur est un cadeau!

vendredi 21 juin 2019

Iris et géraniums

Les floraisons s'accélèrent et se bousculent... c'est la belle saison qui se déroule dans les couleurs et les parfums.
Essayons de procéder dans l'ordre : l'Iris, si spectaculaire, mais très capricieux dans ma terre lourde, n'a pas été des plus généreux, mais chaque floraison est accueillie avec admiration.

Iris Alcazar
Iris Sugar Blues et Iris Rockett
Iris pallida flavescens

J'ai reçu beaucoup de ces rhizomes, sans que les généreux donateurs n'en connaissent leur nom. En plus, les floraisons erratiques font que les étiquettes se perdent... j'ai ainsi plusieurs plantes sans nom, que je nomme par leur couleur.


Iris "violet"

Iris "bordeaux" 

Tous n'ont pas fleuri, loin de là... J'ai regretté les hampes de iris blancs ou des iris jaunes qui ont été déplacés suite aux travaux, et d'autres encore, même si leur feuillage est sain et vigoureux.

Pour terminer la série, un bel iris des marais, qui n'a pas souffert de son déplacement. Je dirai même qu'il lui a profité : jamais son pétale n'avait été aussi large!
Iris kaempferi


En plus modestes en taille, mais en bien plus généreux, les petits géraniums sont de tous mes massifs. Certains ne sont pas vraiment petits d'ailleurs! Mais si je les ai longtemps ignorés, par méconnaissance surtout, j'ai appris à les apprécier sur vos différents blogs et j'ai commencé à en cultiver : que du plaisir!!!

Le premier arrivé n'a pas que des qualités : Très lourd, il se couche à la moindre averse, et il a tendance à tout envahir, voire à tout étouffer. Il demande une surveillance constante.  Je parle du G. Magnificum.


De près, sa fleur est superbe! Les abeilles ne lui laissent pas de répit.



Le premier à fleurir et le mignon G. phaeum Angélique. Sa couleur pourpre n'avait aucun reflet et je le trouvais bien triste. Une fois déplacé, il a pris de l'envergure et les rayons matinaux savent l'illuminer...








Ensuite, tous les géraniums roses...

G. macrorrhizum
G. sanguineum, G. nodosum, G. rotundifolium
et les géraniums blancs

G. macrorrhizum, G. sanguineum Alba, G. renardii

J'attends encore la floraison du délicieux G. Rozanne, très dans l'air du temps et que vous connaissez tous, je crois! Mais je finirai cette litanie par un délicieux sauvage que j'aime laisser s'installer dans mes potées ou dans le gravier, le Géranium robertanium, L'Herbe à Robert, le Bec de Grue...


Mon seul regret, c'est que je ne peux jamais - ou très rarement - profiter des couleurs automnales du feuillage que le froid dessèche trop rapidement à mon altitude!