mercredi 20 mai 2015

Iris et autres petites choses

Les iris jaunes ont tous fleuris en premier - au nord comme au sud! A croire que je n'ai que cette couleur ...

Eventuellement Iris Rocket
Les iris bruns, les iris bleus, les iris violets semblent dormir pour mieux permettre l'accord du jaune et des ancolies...
Sous le malus Evereste qui a été fortement taillé cette année, les grands iris jaunes d'Oléron se sont accaparés cette place et n'ont jamais été si florifères.


Et au nord, dans la douceur, les Iris pallida flavescens prennent le relais des leurs frères germains violets!


L'Anthriscus Raven's Wing est en fleurs... j'en fais des bouquets aériens pour la maison surtout pour éviter que la graine ne se perde dans mes massifs : il supporte très mal la transplantation avec sa grosse racine pivotante et il s'agit de récolter la semence juste avant qu'elle ne tombe. Cette année, j'en aurais à donner, si tout se passe bien...
Mon massif sud est ainsi tout différent et je crains pour mes semis d'annuelles qui doivent grandir par là-dessous... mais quelle toile de fond pour les iris Arpège!


A leur pied, le petit Iris Raspberry Blush s'est fait une place bien à lui, à mi-hauteur... J'ai une tendresse particulière pour sa forme un peu plate et son coloris si frais! Il a un peu de peine à s'installer, confronté aux nombres de plantes qui le phagocytent, mais il a l'air de pouvoir finalement s'en sortir face à la dure loi du jardin trop petit!


Les ancolies dansent sous la pluie ou dans les rayons du soleil, dans tout les massifs, comme il leur convient de s'installer... Parfois en violet, parfois en bleu, parfois en  rose - et même en blanc cette année.


Les centaurées aussi ont le droit de s'installer où bon leur semble, et elles ne s'en privent pas! J'aime leur allure, leur couleur. Un fleur très Art nouveau...


A la mi-ombre, au coin de la terrasse, le Coeur de Marie s'est étalé, tout à son aise, sous les cascade de la Spirée Van Houttei. Une scène printanière qui se répète depuis de longues années...


Et en plein soleil, dans un endroit bien plus sec, le Géranium macrorrhizum Album donne la réplique à l'Euphorbe polychrome Bonfire.


Miss Bateman, après avoir boudé quelques années, s'est ravisée et depuis l'été passé elle fait fleurir une seconde fois le Magnolia stellata qu'elle colonise avec délicatesse...

(Pardon pour le phare de la voiture du voisin...)
C'est un tour de jardin, que j'ai fait avant les grosses pluies et le froid de ces deux derniers jours... Étonnamment, les plantes ne semblent pas trop souffrir et mon inspection de ce matin me confirme que j'ai bien fait de tuteurer en prévision des vents annoncés...
Un dernier regard sur la cour nord, installée pour accueillir le soleil... Le rosier Léontine Gervais tient ses promesses de l'année passée et prépare une floraison homérique!


samedi 16 mai 2015

Si vite!

Le temps file au jardin... le joli temps du jardinage est toujours trop court. Et voilà que les floraisons s'emballent et suivent le train. A peine le temps de photographier - et encore moins de publier. C'est partout le même refrain, si j'en juge le nombre d'articles édités par les jardiniers. Mais quel joli refrain, partout le même enthousiasme!
La semaine a vu nombre d'éclosions avant les grosses pluies de vendredi et ce matin, je n'ai pas
encore été voir les dégâts... Pas trop grave, au jugé depuis le premier étage...

La tulipe Hollywood a été la dernière à faire son show, pâlissant au fur et à mesure de sa longue floraison : c'est sa première année au jardin, mais c'est une valeur sûre! Robuste, changeante, du vert au brun, passant par cette couleur orange flammé : que du bonheur!


Dans les tons plus acides, cytise et glycine jouent dans le vent... Le chêne a mis son habit vert très rapidement lui aussi...


Les rosiers bourgeonnent et le plus précoce a fleuri juste avant la pluie, heureusement il a encore des boutons bien fermés qui n'auront pas souffert. C'est un vagabond dont je ne garde que quelques branches pour la fleur si blanche! Mais il repousse partout et comme son nom l'indique, jardiner en sa compagnie n'est pas sans risque de griffures! Il est complètement naturalisé et le moindre bout de racine fleurit en deux ou trois ans... Ephémère, mais tenace!

Rosa spinosissima
Le rosier Hansa, encore tout jeune, reçu d'amis l'année passée, fait ses premières fleurs, encore bien fermées. Un coloris extraordinaire...


Et bien sûr, les grands iris... Le terrain rocailleux et bien drainé, au-dessus du muret de la cour, leur convient bien.

Iris x germanica et Iris jaune pâle non déterminé
Ils ont été suivi très rapidement par l'Iris Alcazar, qui a fait plusieurs tiges, aux fleurs plus petites...


Les autres sont restés sagement en boutons, mais la récolte sera magnifique! Il faut dire que je les ai spécialement soignés l'été passé: j'en ai déplacé beaucoup, pour leur redonner un coup de jeune... Certains ne fleuriront pas cette année, mais d'autres rattrapent le temps perdu à végéter pendant plusieurs longues années au même endroit.

Une petite scène qui me plaît beaucoup, et qui dure depuis une bonne semaine, dans un endroit en reconstruction, lui aussi - j'ai l'impression que tous mes massifs doivent être repris...
Geum  coccinum, Geum Cosmopollitain, Heuchères, Tulipe Hollywood
Ainsi se sont passés les derniers jours au jardin...





mercredi 6 mai 2015

Arbres en fleurs

Pour répondre à une questsion d'Isabelle au sujet des "rangements de voiture", voilà ma solution pour intégrer le carport au jardin :


A vrai dire, c'était surtout la solution pour avoir une glycine au jardin! Plantée en 1990, elle a tordu les câbles et les équerres qui la soutenaient et c'est son tronc qui la maintient... Elle fleurit jusqu'à trois fois par année (comme en 2014) pour autant que ses premiers bourgeons souffrent du  gel, ce qui n'a pas été le cas cette année où sa première floraison est opulente.


A droite, vous voyez la Viorne x carcephallum, que je taille court après la floraison, la place lui étant impartie étant réduite. Elle ne m'en veut pas et fleurit abondamment.


Elle borde le passage obligé pour atteindre la maison, et j'aime son parfum vanillé, un peu citronné, un peu amer, que l'on ne peut éviter...
Plus à droite encore, le Malus Evereste, lui aussi taillé sévèrement chaque année, pour les mêmes raisons (les avantages d'un petit jardin!).


Tout me ravit en lui... et son parfum n'est pas le moindre de ses attraits, à lui non plus!
Dans le massif sud, plus à l'avant, c'est le Cognassier du Japon Cameo qui attire l'attention. Je l'ai sévèrement rabattu cette année, et surtout redressé car il s'étalait sur le massif, me grignotant du terrain... Je lutte évidemment contre ses rejets que je coupe court, le plus près possible de son tronc. J'aime son coloris très pâle à la floraison qui s'accentue pour devenir presque rouge.


Une fois cette barrière passée, dans le jardin intime, dans la structure et au-dessus du bassin, fleurit le Malus coccinella qui était déjà en place à l'achat de la maison. C'était un buisson qui a grandit bien vite, qui ne fleurissait qu'une année sur quatre. Nous avons essayé de le guider pour en faire un rideau sous la structure, mais ça ne lui plaisait pas, et il avait arrêté de fleurir! De plus le résultat n'était pas des plus heureux au niveau esthétique! Nous avons décidé donc de ne garder qu'un seul tronc et de le former en gobelet, au niveau de la structure. Bien nous en a pris, depuis trois ans, il fleurit chaque année.


Evidemment, il ne cache pas le carport du voisin... mais je compte sur les rosiers et les phlox à son pied pour masquer un peu cette paroi grise que je trouve parfois pesante!


Et enfin, à son opposé, un Lonicera tatarica, dont j'ai craqué pour le bouton floral parfait comme une petite bougie... Il a grandi, et fait assez désordonné, mais je l'ai laissé en l'état pour jouir de sa floraison. Avec la pluie, il a mal choisi son moment et n'est pas au mieux de sa forme... Je vous le montre quand même:


et ses fleurs de plus près...


Les nuits froides ont favorisé ce coloris soutenu cette année. Quand il fait plus chaud, il reste plus pâle...

Le jardin compte encore trois lilas parmi les arbres en fleurs à cette saison - je n'ai planté que le blanc,  les autres, violet sombre, étaient en place à l'achat... Ce lilas blanc à une drôle d'histoire :
Ma mère au pouce vert avait préparé deux boutures qui ont évidemment bien pris. Elle m'a donné la plus belle et gardé l'autre pour son jardin. Sa bouture est devenue un arbre en un rien de temps et il a fleuri tant et plus. La mienne a boudé dans la terre lourde et argileuse. Au fil des années, je l'ai changé trois fois de place, la dernière fois en me disant que rien n'y ferait...
Et alors que l'arbre imposant de ma mère a dû être abattu, malade après des floraisons extraordinaires pendant plus de 15 ans,  ma bouture a commencé à fleurir... tout doucement, elle s'est étoffée... Elle reste petite, ce qui me convient bien, et ses fleurs sont parfaites.


Une autre vague de floraison de buissons arrivera dans deux ou trois semaines - mais entre temps je vous parlerai des "vraies" fleurs qui animent les massifs...