mercredi 28 mars 2012

Quand le coucou ...

Quand la primevère officinale, joli coucou des champs et des sous-bois,


 rencontre sa soeur des villes, grosse matrone rutilante qui annonce le printemps dans les jardineries ...


leurs filles auront des qualités différentes, comme deux soeurs dissemblables. Une grande, sûre d'elle, qui dès sa première année se fait remarquer,


et une petite, timide, pâlotte, qui a choisi un coin bien discret au pied de la spirée pour  s'installer.


J'aime ce jeu de la nature ... Si ces grosses primevères ne sont pas toujours de mon goût, j'en achète toujours au rabais, elles garnissent quelques temps les potées avant de finir au jardin, où elles s'acclimatent avec bonheur et parfois se reproduisent en avatars variés !
Dès la deuxième année, elles gagnent en charme ce qu'elles ont perdu en opulence et leur couleur, lentement, perd de son arrogance ...


Voici la floraison qui me ravit ces jours : les Tulipes turkestanica, assez bien installées chez moi, aussi jolies ouvertes en pleine soleil


que fermées dès que l'ombre les frôle .


Je ne finirai pas ce billet sans vous montrer le Magnolia stellata, vieux de plus de 15 ans, mais resté mini, sans explication, si bas que je peux photographier ces fleurs par en dessus ! Mais, comme il a la bonne grâce de fleurir, envers et contre tous les aléas du climat, je le garde, et je le bichonne.


dimanche 25 mars 2012

Oh les beaux jours !

Une semaine radieuse : l'idéal pour jardiner deux à trois heures par jour ! Frais le matin, bien sûr, froid le soir, mais entre deux, soleil et douceur. Tout ce que les plantes et les jardiniers aiment.
Les travaux de mars, je les ai souvent bâclés, les doigts gourds, les reins raidis par le froid - mais cette année, je m'en suis donnée à coeur joie !
La taille des rosiers est faite, et malgré des dégâts importants, je vois poindre des nouveaux bourgeons à la base des tiges : ceux-là seront sauvés. Certaines boutures me paraissent bien moins en forme, mais il faut encore attendre.
La taille nettoyage de la glycine nous a pris quelques heures, mais nous l'avions négligée à l'automne et l'année passée, elle a fleuri trois fois, alors :
avant 


après


Puis, la taille de la vigne, un plaisir que je me réserve, en fille de vignerons ...


Et enfin, un avant/après bien moins convaincant sur ma haie du nord ! Ce n'est pas faute d'y avoir travaillé, c'est que c'est un coin délaissé, que je n'aime pas travailler, pour cause de mauvais voisinage ...



J'ai rabattu le rosier grimpant Westerland, nettoyé et domestiqué un peu la Clématite Alpina, déjà pleine de bourgeons, redressé le bambou qui semble repartir, contrairement à son frère du sud, enlevé un cornouiller sauvage qui empêchait le passage, structuré le Calicarpa à l'arrière, et taillé aussi le Jasminum nudiflorum qui avait arraché ses tuteurs !  Je ne suis pas sûre qu'il fleurira encore cette année, sa première floraison ayant été éteinte par la neige ...
Enfin, j'ai rechargé les massifs de terreau, de fumier décomposé et de compost ... Les iris se sont ragaillardis du jour au lendemain et toutes les plantes ont, après un léger arrosage, grandi de quelques centimètres. Stupéfiant !


Enfin, hier, on a posé les chaises dans le gazon, et on a profité du jardin avec les voisins amis jusqu'en fin d'après-midi  ...


Une semaine extraordinaire pour un mois de mars ! Je n'ai aucun souvenir d'une telle accalmie avant fin avril.
J'ai craqué : j'ai semé des Coquelicots à la volée, et plus loin, quelques Nielles des blés, et savez-vous ? Ce matin, les coquelicots ont germé !
Quant aux jonquilles jaunes,  elles ont ouvert le bal des narcisses hier soir, toujours les premières, fidèles au rendez-vous.




mercredi 21 mars 2012

Premier soir de printemps

J'aime mon jardin dans la lumière dorée du soir ... et hier matin, premier jour de printemps, il était sous la neige quand je suis partie vagabonder dans des pays moins élevés que mes montagnes ... A peine un regard pour constater que les crocus avaient la coupe pleine.
Au retour, la neige avait fondu et ... le symbole du printemps était là !


Même, un peu plus loin - pardon pour la photo, c'est certainement dû à l'émotion - la première jonquille, à peine entrouverte !


Les muscaris, au pied du genévrier, dans un endroit dégagé par une taille drastique, ont profité du soleil et de la chaleur du vieux tronc pour m'offrir leurs petits sapins bleus que je n'avais pas vu depuis longtemps, tant l'arbre recouvrait toute cette base, pas encore nettoyée, comme vous le voyez.


Les Puschkinia font la ronde autour de la fougère ... qui peut me dire pourquoi elles ont migré si heureusement au pied de cette géante? 


L'hellébore pourpre, ce n'est pas une surprise. Cela fait quelques jours que je surveille ses corolles et m'amuse des bourdons qui n'ont de cesse de butiner son coeur aussi généreux que sa couleur.


Les petits oiseaux ont perdu leurs queues sous les assauts du gel ... mais ils feront encore une saison au jardin de Gine.


 Et le bambou? Et bien, contre toute raison, j'espère, je guette le moindre tressaillement, je scrute le sol, les aisselles des feuilles jaunes : rien - pas de miracle en vue, pas encore. Oserais-je vous dire que j'aime bien sa couleur dorée? Et que je ris lorsque les moineaux y atterrissent, en faisant un bruit de petites bombes froufroutantes?


Le problème est pour le moment reporté ... à quelques jours! 
Quant à Seita, elle est bien perplexe! Encore? Mais où va-t-elle les mettre? Un achat imprévu, dopé par le prix ridicule, la jolie étiquette ... tout ce que je m'étais promis de ne plus faire ! Donc deux nouveaux "White Apollo", Amstrong 1971,  grimpant, un pour accompagner ou remplacer le Schneewalzer de Tantau qui n'a pas repris (?), et l'autre pour garnir le fond du jardin, une fois que le rosier non remontant Parkzauber aura terminé sa floraison pourpre !