samedi 17 décembre 2011

Première neige

Il neige sur le jardin de Gine, et c'est les doigts encore gourds que la photographe tapote ces quelques lignes .. Oh ! rien de grave pour le moment, juste quelques flocons légers, légers, légers ....



La tempête a secoué tant et plus bambous et branches, le chêne en a profité pour se débarrasser de son bois mort. A son pied, les oiseaux pépient encore ...


Tandis que le canard fait le gros dos, il sait qu'il pourra bientôt se glisser sous le genévrier rampant pour échapper aux rigueurs hivernales.


Les flocons se sont pris dans les pièges des graminées, comme des dentelles légères...




et le Physallis s'est coiffé d'un bibi  frivole et plumeux, comme pour jeter ses derniers feux.


Mais les flocons n'ont pas dit leurs derniers mots et ils virevoltent sans cesse ... Le jardin devra s'endormir, toutes ses beautés écrasées par l'épais manteau qui lui apportera pourtant la couverture salvatrice !

Noël sera peut-être blanc, cette année, mais  dès la porte de la maison, les couleurs seront ocre et turquoise.


mardi 13 décembre 2011

Décembre, vraiment ?

J'ai profité du soleil dimanche pour soigner rosiers et clématites avant l'arrivée programmée du froid, de la pluie et de la neige. J'ai enlevé les feuilles mortes et ajouté du terreau en petits monticules, pour bien cacher les points de greffe déchaussés ou faire un petit coussin douillet qui leur permettra de passer l'hiver sans trop souffrir ... Ce travail m'a permis de regarder le jardin de très près, et d'y découvrir quelques surprises :

Sous un tas de feuilles du chêne, une primevère, un peu rongée par un escargot qui se tenait au chaud, lui aussi!


Abrité par ses tiges séchées, un chrysanthème fleurit  tout près du sol.


Juste au-dessus, le Rosier Mister Lincoln, ne fleurira plus, son dernier bouton flétrira sans s'épanouir ni dégager son parfum exceptionnel.


Les Physallis ont pu tisser leur résille sans être cabossés par la neige qui les écrase généralement sans pitié.


Le Jasmin nudiflora a pris de l'avance sur le printemps, alors même que je ne l'ai pas encore taillé.


Pour parfaire cet anachronisme, la Monnaie du Pape, étincelle encore, le temps sec lui ayant permis de sécher sans moisir ...


Et enfin, le Rosier Shogun, glorieux dans cet après-midi automnal, sur fond de ciel bleu ...


Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer le même Rosier, bien à la peine en date du 1er décembre 2010.


Plus de fleurs que je ne le croyais, c'est vrai, dans mon jardin, et ce mois de décembre ressemble aux derniers jours d'octobre... mais avec déjà des crocus qui pointent, des iris dont les nouvelles feuilles sont déjà bien formées, des primevères, des pâquerettes, des semis naturels de pieds d'alouettes, de nigelles ... Je me réjouis de voir comment le froid va être supporté par toutes ces précoces. Parce que, rassurez-moi, il va venir, non, ce froid ?

dimanche 4 décembre 2011

Les hollandais

Aujourd'hui, la jardinière reprend du service et le jardin ne va pas s'en plaindre ! Les petites pluies ont enfin mouillé le sol, et le vent arrivé hier, a séché les feuilles. Donc, ratissage, mais surtout, dernières plantations de bulbes, le sol étant bien souple, et pas encore gelé, ce qui est rarissime au mois de décembre !
Quelques crocus botaniques qui n'avaient pas encore trouvé de places, et ...
les bulbes achetés à Barcelone, sur la Rambla, des Iris hollandica White Superior, que je cherchais depuis 2008 sans comprendre pourquoi ceux-ci avaient disparu de l'assortiment en Suisse ! En 2007,  ces Iris blancs ont fleuri, mêlés aux asters encore en feuilles, pour créer une scène qui m'avait beaucoup plus, à l'ombre du chêne.

En général, je ne conserve pas ces bulbes, ils disparaissent ... d'autant plus sous le chêne qui est un grand affameur des espèces à son pieds. Donc, j'ai cherché à en acheter, pour émailler les plates-bandes, en vain !
Je me suis rabattue sur les Iris hollandica classiques


puis un peu plus pâles, Iris h. Oriental Beauty, qui est merveilleux de délicatesse.


Enfin, j'ai tenté une percée vers les jaunes, Iris h. Fiesta, donné pour orange, alors que je suis fanatique des fleurs blanches ...


De guerre lasse, j'ai acheté en même temps, le plus sombre de ces Iris, le magnifique Iris h.Black Beauty,


et le plus clair, très sophistiqué, l'Iris h. Delft Blue.


Tous m'ont ravie, bien sûr, mais à chaque fois que je vais dans une jardinerie, je cherche les bulbes de l'Iris hollandica blanc. Et le hasard fait bien les choses et les voyages de la jardinière ne font pas que du tort au jardin, juin 2012 verra à nouveau le "blanc supérieur", sauf intervention non programmée des campagnols !