lundi 16 novembre 2020

Les dernières roses

Toutes ces parures flamboyantes sont désormais bien éteintes... Le feu du chêne s'est transformé en une épaisse couverture couleur tabac, bien isolante, qu'il a fallu retirer du gazon et des massifs...

J'ai enfin commencé la plantation de quelques bulbes de tulipes, avant même d'enlever les dahlias qui fleurissent toujours, car il n'a pas encore gelé. Ils mettent de la couleur côté sud, mais plus près de la maison, ce sont quelques roses qui jouent les prolongations.

Shogun fleurit tout en hauteur, et depuis l'étage, c'est presque un face à face...


Les nuits froides le rosissent et lui donnent un ton corail, très prononcé, un peu artificiel.


Generous Gardner ouvre un dernier fleuron qui se balance au gré des vents.


La mignonne Calizia qui a tant attendu avant de faire une remontée se rattrape tardivement. Peut-être a-t-elle souffert de la sécheresse cette année?


Marie Pavié a fleuri sans discontinuer... Elle a maintenant rejoint le nord de la maison, où j'ai rangé mes rosiers en pot pour l'hiver. C'est le dernier hiver qu'ils passent "à l'air libre", leur plantation étant prévue en début du printemps.


Enfin, dans le rayon du soleil couchant, Lichtkönigin Luzia fait honneur à son nom.


J'ai une affection particulière pour ces roses tardives, aux coloris plus prononcés, malgré leur parfum plus discret, et leur feuillage bien abîmé. Ce sont les derniers cadeaux à apprécier avant l'hiver.

Comme d'ailleurs les vols des Vulcain, si nombreux cette année, empressés à butiner encore quelques fleurs - voire même les grappes de raisin laissées en offrande aux oiseaux!



mardi 3 novembre 2020

En couleurs

Novembre, de grise mine et de triste réputation, a commencé dans la couleur... comme pour démentir la morne période en cours. Tous les arbres alentours ont pris leurs habits de lumière et le jardin s'est mis au diapason.

Cela avait commencé tout doucement... 


Mais quelques jours plus tard, le feu avait bien pris. Les jours de pluie ravivent les couleurs, mais précipitent au sol les feuilles, irrémédiablement.

Hamamélis Diane, Acer Shirawasanum, Chêne d'Amérique et Fusain ailé

Quand le soleil revient, l'allée est méconnaissable, et comment résister au plaisir de traîner les pieds dans ces grandes feuilles, aussi souples et résistantes que du cuir ?


Un tapis qu'il faut bien sûr ramasser, sans même pouvoir en faire un bon compost, tant la teneur en tanin est importante! 


Sous le soleil couchant, l'orange prend le pas sur le brun tabac, et chaque soir, c'est l'incendie!


Ca sent bon l'automne, quand les champignons se lovent dans les poutres de bois...


C'est beau aussi, l'automne, cette année chez vous ?


mardi 13 octobre 2020

Le jardin en octobre

Un automne froid et pluvieux ajouté à l'absence de la jardinière ont laissé le jardin tout dépenaillé! Certes, il n'a pas souffert de l'absence d'arrosage, mais beaucoup de plantes se sont couchées malgré le tuteurage posé avant mon départ... J'ai de la peine à reprendre le débroussaillage et je me contente d'admirer les quelques floraisons rescapées.

Les grands asters sans nom, stars de la saison, s'accommodent de toutes les autres couleurs.

Ici avec l'Hamamélis,


et là, avec l'Hakonechloa,


L'aster September Rubin lui joue sa partition sur du vert... 


Le massif de la cour leur doit beaucoup à cette saison...


Encore quelques roses, dont la mignonne Marie Pavié, qui a fleuri toute la saison. J'aime sa délicatesse!


Et une jolie remontée de Lilian Austin qui semble bien résister aux froids nocturnes.


Le Schizostylis Alba fleurit tardivement, mais il a des airs de petit glaïeul ou de lys champêtre. Il n'a qu'une année au jardin, mais je suis ravie de sa belle forme.


Les pommiers de la région ont donné une magnifique récolte, et le Malus Evereste n'a jamais été aussi prolifique - et si rouge si précocement. Les merles et les fauvettes commencent déjà à s'y intéresser.


Le cotoneaster dont un oiseau a gracieusement déposé la graine au-dessus du mur de la cour s'est lui aussi couvert de fruits, alors que j'avais été assez déçue de sa floraison rouge, qui passe presque inaperçue. Je croyais que tous les cotoneaster fleurissaient en blanc!?!


Et enfin, le raisin est prêt à être vendangé - je le garde pour mes petits-déjeuners et pour en faire une délicieuse gelée!


Ce sont là les petits plaisirs de la jardinière démotivée - je vis sur les acquis des années passées et les bulbes patientent à l'abri, attendant que je me décide à attaquer le nettoyage des massifs!