dimanche 27 mars 2022

Joyeuse cohorte !

C'est la saison du jaune - des jaune, plutôt! De la lumière et de la tonicité grâce aux jonquilles qui émaillent le jardin depuis des années. Une bonne chaleur ces deux dernières semaines, et le printemps s'est installé.



La "vraie jonquille" toute jaune, mais aussi ses nombreuses variations, en jaune et blanc, en jaune et orange, en blanc et orange. Chaque année, je me bats pour retrouver leur petit nom...

Narcisse Genève

Du plus gros, un peu trop compliqué à mon goût et dont il ne reste plus qu'un exemplaire de ma plantation de... 2010!

Narcisse Replete

au plus petit que j'ai failli perdre à plusieurs reprises...

Narcisse Sailboat

Les autres variétés sont un peu plus tardives et beaucoup sont encore en bouton. 
Pour les accompagner, rien de mieux que les petites fleurs, telles l'Anémone sylphide qui se plaît sous les taillis un peu ombrés et dont le blanc remplace celui des perce-neige désormais fanées.


Les tulipes Turkestanica restent dans la même gamme de couleur. Elles se raréfient assez rapidement chez moi, et je dois répéter la plantation de nouveaux bulbes chaque deux ans. Je suppose que cela est dû à ma terre très lourde. Elles ne fleurissent d'ailleurs que plein sud, dans le terrain le plus aride du jardin.


La note bleue est donné par les Chionodoxa ou Gloire des neiges plantés il y a longtemps, presque disparus ces dernières années, et bien revenus aujourd'hui.


Côté travaux, j'ai pu compter sur la force de deux jeunes ouvriers qui ont fait des trous pour planter quelques rosiers encore en pots, et déplacer quelques boutures de buissons, chèvrefeuille arbustif ou cotoneaster, dont les graines amenées par les oiseaux avaient bien profité de mon laisser aller. Relégués dans le talus qui borde la maison, ils pourront combattre - je l'espère - l'égopode qui y prend ses aises. Les ouvriers ont également nettoyé les massifs des dernières feuilles de chênes et des tiges des vivaces restée en place.  Bloquée par une méchante tendinite, je n'avais ni le courage, ni la force de le faire moi-même... J'apprends à déléguer, en ne dramatisant plus la perdition de plantes due à une méconnaissance totale du végétal!

Je réduis la surface cultivée aussi, et j'attends le paysagiste pour une refonte des massifs du sud, envahis par les égopodes, les asters et autres géraniums vivaces qui ne sont beaux qu'un ou deux mois par année, malgré le travail de nettoyage qu'ils demandent.

J'ai repris et nourri avec mon bon compost de l'année passée mon "carré" de plantes aromatiques.  Les grands froids avaient brûlés mes thyms et le romarin a bien triste allure. Pour avoir des herbes fraîches, je dois les renouveler chaque année ou presque!


Je termine avec le tout beau Hellébore Double White qui me fait la grâce de refleurir, année après année...


Je ne m'en lasse pas!


jeudi 24 février 2022

Voilà !

Depuis quelques jours, la terre se réchauffe... et même s'il a fallu gratter les vitres de la voiture ce matin, le jardin se réveille doucement. Voilà!

Les perce-neige pointaient timidement, mais elles sont les premières à fleurir, toujours. Elles envahissent le jardin, pour mon plus grand plaisir.



Les crocus suivent dans la foulée. Je n'en ai pas replanté l'automne passé, mais les vieux bulbes donnent encore le meilleur d'eux-mêmes.


Et immanquablement, les premières abeilles...


Quel plaisir de les observer pendant les heures chaudes, écouter leur bourdonnement comme la promesse du printemps!

Ai-je assez admiré vos hellébores si beaux et généreux - et surtout si variés ? Ne me suis-je pas désolée, une année encore, de n'en garder que deux variétés, malgré mes efforts ? Je me suis maintenant résignée à ne pouvoir admirer "que" l'hellébore orientalis qui colonise le jardin - et un autre Double White qui n'est pas encore sorti de sa coquille. Voilà la première clochette !


Pas de photo d'ensemble, le brun domine encore! Mais il y a des petits îlots de couleur, à l'instar des petits Iris reticulata Harmony dont je ne me lasse pas.


Il n'y a "plus qu'à" nettoyer les massifs, tailler les buissons, les rosiers, la vigne... D'autres travaux sont encore prévus, je vous en parlerai. Mais en attendant, le plaisir semble revenir! 


dimanche 30 janvier 2022

Janvier au jardin

Janvier a été bien froid : givre et glace... Le jardin est "grillé", le brun domine, entachant les vivaces que je n'avais pas taillées. Les oiseaux s'amusent de ces perchoirs souples qui les balancent : rubans de bergères, asters ou gauras.

Je traverse le jardin sans m'y attarder, rien ne semblant devoir m'y retenir. Les tourterelles turques profitent du calme et viennent picorer jusque sur la terrasse.

Les mésanges trient consciencieusement les graines de tournesol, délaissant les avoines et autres millets qui font le bonheur de merles ou des rouge-gorge, mais pas que... puisque ce petit mulot nous amuse avec ces allers et retours furtifs. Il a fait son nid tout près du garde-manger dans la cabane de jardin. Un certain sens du confort...



La fontaine glougloute sous la glace, et malgré le froid les oiseaux ne dédaignent pas venir s'y baigner. Même les grandes corneilles apprécient ce modeste point d'eau! Pourtant, à -7°C, la glace a enserré les pierres si fortement que le conduit intérieur a gelé. Il a fallu ajouter de l'eau chaude pour le récupérer! 


Le brouillard amène le givre du matin et fournit aux rosiers de nouvelles épines éphémères : plaisir de photographe!


Près de la maison, les premières perce-neiges, encore toutes petites, commencent à éclore...


et comme une preuve que, malgré la neige attendue début février, la nature se réveille tout doucement l'Hamamélis Diane déroule ses premières fleurs, autant de point de couleurs dans la grisaille!


Ainsi va l'hiver...