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lundi 22 juin 2026

Petites et mignonnes

 Les roses encore... les petites, en grappe, isolées rarement, sur des feuillages sains, comment ai-je pu les ignorer pendant si longtemps ? 

Les blanches, surtout, qui éclairent les massifs, focalisant le regard...

Kathleen, Pemberton, 1922

The Little White Pet (La Belle Sultane), Henderson, 1879



Belle des Fagnes, Daniel Schmitz, 2004

Guirlande d'Amour, Lens, 1993

Crystal Fairy, Jan Spek Rozen BV

et sa version originale, qui nous fait changer de couleur, 

The Fairy, Ann Bentall, 1932


Felicia, Pemberton, 1926


Enfin, le bien décevant, celui dont je n'aime ni la tenue, ni la couleur tantôt bleue, tantôt blanc rosé, dont les fleurs fanées côtoient les fleurs fraîches, souvent malade... 

Veilchenblau, Hermann Kiese, 1909

et le dernier, pas très en forme, qui se faufile dans les buissons et dont je vais devoir changer de support pour qu'il profite mieux du soleil...

Albertine, Barbier, 1921

Aimez-vous ces rosiers buissons ou lianes, où préférez vous les rosiers à grandes fleurs ? 


mardi 9 juin 2026

Roses roses

Alternance de pluies, de vents, et de soleil : les roses sont mises à l'épreuve. Mais j'aime croire que la chaleur emmagasinée lorsqu'elles étaient en bouton les a endurcies - elles résistent et le jardin est encore tout fleuri!

Le rose se porte bien chez les roses! Avec beaucoup de nuances...

Chez Polka, le bouton est orange, puis la fleur rose pâlit délicieusement! Elle fait merveille dans les bouquets, certains pétales étant délicatement découpés.

Polka, Meilland 1991

Augusta Luise est moins nuancée, peut-être plus capiteuse. C'est un rosier en voie de guérison au jardin, mais cette année, j'ai bon espoir de l'avoir sauvé!

Augusta Luise, Tantau 1999

Un rosier liane à grandes fleurs, chiffonnées dès le deuxième jour, plein de charmes - et d'épines! C'est un redoutable à fort développement : La Fraîcheur. Tellement agressif que je renonce à en cueillir pour mes bouquets!

La Fraîcheur. Turbat 1921

Son teint délicat atténue le rose si dur de Shogun. Celui-là est un vieux rosier planté en 2005. Il ne grimpe plus aussi haut qu'autrefois, mais pour peu que je le taille de deux tiers, il reste florifère. Ce n'est pas mon rose préféré, pourtant.

Shogun, Tantau 1999

Enfin, le rosier "aux oeillets", le robusta Pink Grootendorst, peu parfumé, mais si charmant avec ces bouquets de petites roses bien serrées. Lui aussi, comme tous les membres de sa famille, est un rosier barrière, plein d'épines redoutables.

Pink Grootendorst, Grootendorst, 1923

Pendant longtemps, je n'avais que très peu de rosiers, me focalisant sur les annuelles, à l'image des jardins de ma mère. Puis, elle de son côté et moi du mien, nous avons commencé à introduire quelques rosiers au jardin. J'ai toujours préféré les teints roses - et les jardins pastels! Mais je m'en suis assez rapidement lassée pour introduire des annuelles et vivaces orange,  blanc, un peu de bleu. Les floraisons jaune elles sont cantonnées dans la cour du nord.

Le jardin évolue au gré des envies de la jardinière!


mercredi 3 juin 2026

Roses anglaises

Avec la chaleur, les rosiers ont fleuri tous dans la même semaine, pour mon plus grand régal! Quelques déceptions, mais dans l'ensemble, la taille courte et le fumier décomposé leur ont bien convenu.

Les anglaises, toujours chères à mon coeur, bien que capricieuses lors de leurs jeunes années. Elles ne donnent le meilleur d'elles même qu'une fois la maturité arrivée!

Lilian Austin

Evelyn

Cottage Rose

A Shropshire Lad

The Generous Gardner

Je finirai cette belle litanie par les deux anglaises qui ne se plaisent pas au jardin! Ce n'est pas faute de soins : je les ai même remises en pot pendant deux ans, avant de leur trouver une nouvelle place en pleine terre, mais rien n'y fait : une à deux fleurs par année...

Darcey Bussell

Gertrude Jekyll

Je les garde, même je les bichonne, en espérant un miracle. Qui sait ?

Des coloris intenses, des parfums variés, c'est tout un monde que David Austin a créé. Je rêve d'en acquérir d'autres variétés... 

Et vous, que pensez-vous de ces roses-là ?

vendredi 21 juin 2024

Les roses en rouge et violet

J'aime les roses rouges, même si elles ne m'aiment pas trop! Je n'ai jamais pu acclimater la magnifique Munstead Wood, qui a fait une trop courte saison, et d'autres qui ont fleuri pendant trois ou quatre ans, pour ensuite disparaître, tels que Mister Lincoln, Papa Meilland, Duftwolke, Big Purple, The Squire et L.D. Braithwaite. 

Je m'obstine pourtant, et il y en a quelques-uns qui ont supporté les hivers froids d'il y a quelques années, et les étés désormais chauds...

Mon plus vieux rosier, mon premier je pense, planté en 1989, c'est Parkzauber. Je l'avais conduit en grimpant, mais je le raccourcissais chaque année. Je l'ai taillé plus sévèrement en 2021, puis en 2022, et il refleurit de plus belle.

Rosier Park Zauber, Kordes 1956

Enfin, tout près, trop près de lui, le monstrueux Hansa qui lui vole la vedette - deux qui pourraient faire le concours du rosier le plus épineux! Le premier est un centifolia, et le second, un robusta. Des "agrippants" !

Hansa, Scham & Van Tol. 1905

Un rouge plus sombre, au jardin depuis 2010, qui donne quelques fleurs rabougries, sans parfum, bien tristounettes,,, Je ne le regarde plus, car malgré mes soins, il ne montre aucune bonne volonté!

Malicorne, Delbard 2004

Dans un autre registre, un anglais qui lutte pour sa survie, mais capable de donner de magnifiques fleurons. Cette année pourtant, il est malade et maigrelet. Beaucoup de grâce!

Darcey Bussel, D. Austin 2005

J'ajoute à cette liste les rosiers "violets", toujours faibles, mais dont je ne lasse pas.

Cardinal de Richelieu dans la jeunesse de sa fleur est cramoisi, mais lorsqu'elle se fane, elle a des nuances de violet gris du plus bel effet!

Cardinal de Richelieu, Parmentier, Pavant 1847

Un grimpant, aérien, mais qui ne tient pas la pluie, cette saison l'aura encore une fois prouvé, Veilchenblau.

Veilchenblau, Schmidt, 1909

Et le bien nommé Rhapsody in Blue , toujours chétif chez moi, mais avec une couleur très spectaculaire.

Rhapsodie in Blue, Franz Cowlislaw, 1999

Voilà ! Avez-vous des rosiers rouges qui font votre bonheur ? Moi je chouchoute les miens, mais il faut croire que ce n'est pas suffisant!


mardi 18 juin 2024

Du blanc, mais teinté

Beaucoup de roses données pour "blanches" sont orangées ou rosées lorsqu'elles sont en boutons. Si les nuits sont encore fraîches, ce qui est le cas dans mon jardin, elles ne perdent leur couleur que lorsqu'elles sont grandes ouvertes. 

En voici quelques-unes.

Little White Pet, Henderson 1877

Pénélope, Guillot 1829

Kathleen, Pemberton 1922

Bien sûr, la championne en la matière, c'est Ghislaine de Féligonde, un grand classique, mais qui fait toujours son effet!

Ghislaine de Féligonde, Turbat 1916

J'ajouterai à cette série The Generous Gardner, qui peut être franchement rose en plein soleil, mais qui chez moi reste pâle, très "coupe de crème".

The Generous Gardner, D. Austin 2002

Beaucoup de charme pour ces fleurs, tous des rosiers créés il y a bien longtemps. sauf le dernier!

vendredi 14 juin 2024

Roses, mais orangés

Beaucoup de roses ont des nuances d'orange... et cela n'est pas pour me déplaire! J'aimais beaucoup déjà, quand je faisais des semis d'annuelles, mêler cosmos rose tendre et soucis orange...

La très belle et très parfumée Lilian Austin  remporte tous les suffrages! Une anglaise très difficile à trouver actuellement. Elle a beaucoup de succès pourtant, un feuillage sain, une floraison continue. Plantée en 1991 au jardin, elle a séché, et je l'ai arrachée sans difficulté, à la main, en 1999. J'étais bien déçue de voir que sa racine avait pourri, mais deux ans après, une pousse nouvelle fleurissait! Et il est toujours là! Je tente des boutures, mais j'ai bien de la peine à les faire durer plus d'une année, sans que j'en comprenne la raison!

Lilian Austin, David Austin, 1973

Les petits oeillets du robusta Pink Grootendorst,  sont parfois rose pompon pendant les grosses chaleurs, mais ils ont, à la faveur des nuits fraîches, une nuance orangée, eux aussi!

Pink Grootendorst, F.J. Grootendorst, 1923

Augusta Luise ne se plaît pas chez moi, pourtant, c'est un rosier que l'on voit beaucoup dans la région... Il devait se plaire à mi-ombre, mais il y périclitait. Je l'ai mis dans un grand pot pour le sauver, ce n'était pas non plus pour lui. Depuis 2 ans, il est à nouveau en pleine terre, au soleil, et il donne une seule fleur par année. Je m'obstine!

Augusta Luise, Tantau, 1999

Enfin, Shogun,  un grimpant que je n'aimais guère, mais qui a gagné ses lettres de noblesse, par sa longévité et par sa bonne volonté à fleurir sans discontinuer jusqu'aux premiers gels. Planté en 2005, il a été cassé par la neige en 2022. Les nouvelles branches ont beaucoup mieux fleuri cette année, et j'espère le sauver!

Shogun, Tantau,1999

Beaucoup de nuances dans ces rosiers à deux tons. Shogun m'avait été vendu pour orange, mais de ces quatre-là, il est le moins nuancé. Augusta Luise, depuis qu'il est au soleil, est bien plus intéressant... Des rosiers qui peuvent surprendre le jardinier coloriste !


lundi 10 juin 2024

Roses roses

C'est l'opulence au jardin : les roses ont commencé leur show, malgré la pluie qui les froisse et les fane rapidement! Chaque éclaircie est un émerveillement, et je vais essayer de les représenter toutes, en imaginant un nuancier... 

Le rose, pour commencer.

La si bien nommée, très précoce et prolifère, Cottage Rose. Une anglaise tout en froufrou, avec un doux parfum...

Cottage Rose, D. Austin, 1991

Lente à se plaire au jardin - comme toutes les anglaises - elle a fini par trouver sa place et son développement est spectaculaire en deux ans!

Une petite fleur que j'aime beaucoup, mais bien trop rare, pour le rosier Felicia, qui végète et n'a jamais pris son envol...

Felicia, Pemberton 1928

Le rosier La Fraîcheur est par contre d'une vitalité aussi redoutable que ses épines. J'admire ses grandes fleurs un peu décoiffées... Il a eu de la peine ses premières années, mais il s'est réveillé et il est maintenant plus beau d'année en année!

La Fraîcheur, Turbat, 1921

Je finirai par la facétieuse Léontine Gervais. Elle a dans mon jardin une histoire particulière. Plantée en 2007, elle a végété sans fleurs, sans grimper, pendant plusieurs années - je l'avais même oubliée, la pensant morte. Lors de la création de la cour, une fois les buissons enlevés, je l'ai repérée, prête à partir à la déchetterie. Et, prise de remords peut-être, j'ai décidé de la mettre en jauge jusqu'à la construction du massif des rosiers jaune et blanc... Donnée pour "Abricot", je la voyais bien tenir compagnie à Ghislaine de Féligonde. Le résultat côté couleurs n'est pas à la hauteur de mes attentes, mais elle a pris une telle ampleur - je vous en reparlerai certainement - que je ne me vois pas la déplacer à nouveau! La voici donc dans sa première fleur de l'année, au milieu de sa compagne, orange et blanche.

Léontine Gervais, Barbier, 1903

Voilà pour le "vrai" rose, le rose tendre... 


mardi 20 juin 2023

Année des roses ?

Oui, 2023 est l'année des roses, chez moi, et tout alentour! Que de floraisons abondantes, comme on en voit rarement dans notre région au climat peu propice. Heureusement que la terre agricole leur convient bien... Mes rosiers ont été généreux, les jeunes se surpassant, et les plus vieux voulant bien renaître, alors que je les croyais condamnés! 

Ainsi, le rosier La Fraîcheur, a pris son rythme de croisière et sa guirlande me ravit tous les matins, lorsque les premiers rayons du soleil l'effleurent.

La Fraîcheur

On aperçoit deux roses rouges appartenant au vieux Shogun, planté en 2005, cassé par la neige et bien malmené cet hiver. Il a repris vie, contre toute attente.

Shogun

A ses pieds, Sourire d'Orchidée, planté en 2007 à l'origine pour tempérer le rose dur de Shogun, n'a jamais voulu grimper et végète, mais il m'offre plusieurs fleurons cette année. Je ne résiste pas à sa grâce!

Sourire d'Orchidée

Citons encore le Veilchenblau qui est enfin sorti de sa bouderie. Il a du charme, je le reconnais, même si je n'aime pas trop son coeur trop clair!

Veilchenblau

Et dans la série des bonnes volontés, la frêle Albertine prépare une floraison étonnante. Planté en 2014, déplacé en 2017, il montre une résilience étonnante!

Albertine

Plus loin, c'est The Generous Gardener qui, malgré l'ombre du chêne, veut bien fleurir envers et contre tout. J'aime ici ses fleurs bien pleines, comme des coupes de crème.

The Generous Gardner

Et encore à mi-ombre, le rosier New Dawn, à la fleur plus turbinée, un peu faiblard, mais toujours bien présent...

New Dawn

Puis, c'est la partie ensoleillée du jardin avec des jeux de couleurs moins  tendres.

Polka

ou mon petit chéri du moment,

Jasmina

ou encore celui qui après avoir "navigué" dans le jardin, sans être à l'aise, a enfin trouvé sa place.

A Shropshire Lad

Je terminerai par une mention spéciale à Evelyn, planté en 1998, qui reprend du service de la plus belle des manières! La compagnie des camomilles qui la débarrassent des pucerons lui convient admirablement, je trouve!

Evelyn

Je m'arrête là, craignant de vous lasser... mais je reviendrai avec les rosiers de la cour nord... Je suis trop contente de mes rosiers en ce mois de juin ensoleillé!