Affichage des articles dont le libellé est Les jardins d'ailleurs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les jardins d'ailleurs. Afficher tous les articles

lundi 16 novembre 2015

Les Jardins de Métis

En septembre, nous avons fait un court voyage au Québec, un voyage axé sur la nature, loin des grandes villes... Avant de partir, j'avais évidemment consulté quelques sites sur le Québec et j'avais repéré ces jardins, situés sur notre itinéraire idéal. Je n'avais pas creusé plus loin, préférant me laisser surprendre - en bien ou en mal!
Sur place, les paysages étaient si beaux et nous étions si heureux de bourlinguer sans but que nous avons failli oublier le jardin! Le hasard a voulu que nous passions tout près et voyant sa publicité, nous avons décidé de nous dégourdir les jambes.
Dès l'entrée, le spectacle était assuré : une multitude de  jardins à thèmes suivaient le jardin d'accueil, et  un 16ème  Festival international des jardins étaient annoncé!
La transition entre les jardins et le festival était assurée par des talus plus vrai que nature, et malgré la saison avancée, les sous-bois étaient encore très beaux. On devine à l'arrière, dans le soleil, un champ de Rudbeckia...

Le festival faisait la part belle à des idées conceptuelles, parfois très belles, parfois si abstraites que l'on se demandait où était le végétal! En voici quelques exemples, piochés dans ce qui m'a plu évidemment!
Une bordure de choux frisés et de zinias, pour un projet sur la perception de la couleur orange par le Nomad Studio, New-York.


Carré bleu sur fond blanc, de Ophélie Bouvet et Kiham Kim, une création en mouvement, laissant aux fleurs le soin de créer le motif selon leur croissance.

Plus spectaculaire, le Cone Garden Bocksili de l'atelier Livescape, de Corée du Sud, un jardin sonore, chaque cône de chantier répercutant un son différent.

Mais les jardins historiques eux-mêmes étaient tout aussi intéressants, certains dans la forêt, d'autres plus arrangés, moins sauvages. Partout beaucoup de soin du détail, des associations "évidentes" tant par le choix des plantes que par les couleurs, comme par exemple dans cette bordure : Anémones du Japon, Lys Martagon, Hydrangéas à l'arrière, Véroniques, orpins, rosiers à l'avant....



L'allée principale du jardin, venant de la cour de la maison égrenait en plein soleil Asters, Phlox, Rosiers décors, Bruyères, Chrysanthèmes et Anémones du Japon. Chaque mètre est pensé pour offrir une floraison dense à chaque saison, et c'était un plaisir de détailler chaque association et d'en reconnaître le bien-fondé.



Les coins plus ombrés ne sont pas déshérités et les plantes de la forêt québécoise comme les Sanguisorbes, les Eupatoires et les Pigamons y ont la part belle.

Nous avons terminé par le verger le potager d'aspect bohème, mais dont chaque plante une fois encore était à son avantage. Jugez-en par l'entrée du jardin de légumes :

Là aussi c'est un méli-mélo fot bien réfléchi où les plantes condimentaires aux belles fleurs côtoient les légumes les plus recherchés, en toute intelligence.
Nous avons été enthousiasmés par cette visite, et je vous laisse suivre le lien du jardin ci-dessous, si mes impressions vous ont plu :
http://www.jardinsdemetis.com/francais/index.php#1

et si c'est le voyage qui vous intéresse, vous pouvez lire mes articles sous mon autre blog Djinns et Jeans



vendredi 12 juin 2015

Au jardin de ma mère

Ceux d'entre-vous qui me lisent régulièrement savent bien que mon jardin doit beaucoup aux plantes que ma mère m'a données, et surtout que c'est ma mère qui m'a transmis la passion des plantes - d'abord de la flore sauvage, puis ensuite du jardin!
Fille d'agriculteur, vigneronne, elle a toujours eu des jardins de fleurs en bordure des cultures. Elle a la main verte : tout ce qu'elle sème, bouture, marcotte, prend vie. Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager mon émerveillement.


Elle a dû quitter deux magnifiques jardins urbains qu'elle soignait avec amour. Depuis trois ans, elle cultive un mini-massif de 3 m sur 3 m, en contrebas de son balcon, créé sur une terre de remblais terriblement aride et dure. Deux rosiers, une clématite, des vivaces qu'elle a semés, quelques achats coups de coeur - et une harmonie toujours très présente.


Je comprends devant cette scène d'où me vient mon amour de l'opulence et du méli-mélo!
Les derniers iris sur fonds de géranium et oeillets des poètes.


Le rosier Clair Matin, deux ans à peine et en bien meilleure forme que le mien!


Et pour terminer, ma mère dans son jardin, toujours en train d'enlever une fleur fanée, de redresser une plante qui en étouffe une autre!


Un détail encore: elle s'appelle Iris et a 91 ans!

mercredi 4 mars 2015

Pépinière Latour Marliac

Sur le chemin vagabond des Pyrénées, en septembre dernier, j'ai découvert le Jardin de la Tour Marliac, au Temple-sur-Lot...
"Collection de nénuphars", voilà qui avait titillé mon envie de le visiter. Quelques affichettes dans les halls d'hôtels de la région m'avaient mis l'eau à la bouche!

Dès l'arrivée, la vue sur les bassins de culture est grandiose...


Nous nous sommes promenés dans le jardin traversé par le Ruisseau de l'Aze...


après avoir admiré le bassin dans la serre chauffée les feuilles des Victoria amazonica et les reflets des papyrus.


Cascade, pont japonais, gloriette, tout semblait vouloir nous retenir dans le jardin bien aménagé. Mais nous n'avions qu'une hâte : retrouver la pépinière des nénuphars!
Celle-ci fut fondée en 1875 par Joseph Bory Latour-Marliac. Il avait auparavant réussi à hybrider les nénuphars par un procédé qu'il a tenu secret. Le seul nénuphar rustique d'Europe était le nénuphar blanc, Nymphaea alba. A force de croisements avec des variétés sauvages originaires d'ailleurs, Latour-Marliac a créé une collection de nénuphars couvrant la palette du jaune au rouge, en passant par le fuchsia.
Il présente sa collection en 1889 à l'Exposition Universelle de Paris, où elle fit sensation et obtint le premier prix de sa catégorie. C'est à cette occasion que Claude Monet découvrit les nénuphars hybrides et dès que l'étang de Giverny fut terminé, il en commanda une grande quantité à Latour-Marliac. On sait combien il en fut ensuite inspiré.


L'extraordinaire alignement des pots de culture disposés ainsi depuis plus de 135 ans autour des bassins est impressionnant. Pour multiplier son stock rapidement, Latour-Marliac détachait les bourgeons des rhizomes et les faisaient éclore dans l'eau jusqu'à ce que racines et nouvelles feuilles puissent permettre la plantation. Ce sont des pots typiques du Sud-Ouest et ils étaient utilisés en cuisine pour conserver le cassoulet - entre autres!


La suite de mon voyage - et mon bassin de moins de 1m² ! - m'ont interdit de faire des folies, mais j'ai quand même photographié quelques petites merveilles "pour si jamais"!

Des exotiques, complètement impossibles, mais si "reines de beauté",




et plus raisonnablement, un tout petit (Nymphea Pygmaea tetragona).


Un univers extraordinaire, où j'aurais aimé pouvoir revenir encore et encore pour mieux connaître les différentes variétés de cette plante étonnante!



(Sources: dépliant Latour-Marliac)
                                                                                                                                                                     

mercredi 24 septembre 2014

Un jardin en l'île

Depuis plus de dix ans, je "suis" le jardin de Thierry Lecêtre, des Jardins de la Boirie, sur l'île d'Oléron. Je reste sur l'île une quinzaine de jours, et je ne manque jamais de lui rendre visite. Et chaque année, je découvre de nouvelles scènes, de nouvelles associations.
Les associations, c'est le point fort du jardinier du lieu qui, grâce à sa grande connaissance des plantes, sait les mettre en valeur . Chez lui, pas de point mort :  le jardin regorge en tout temps de scènes précieuses, de vraies merveilles!
Dès l'arrivée, nous comprenons que nous avons affaire à un amoureux des plantes et des belles associations...


Pas de grandes perspectives  dans ce jardin conçu en plusieurs "chambres", structurées par quelques vieux arbres et des cordylines. Mais chaque association est si bien pensée que l'on a l'impression d'entrer dans un endroit "naturel".
Plusieurs collections, telle celle des hostas ci-dessous, ponctuent notre cheminement à travers les allées d'herbe, de gravier ou de bois.


Ou encore ces sedums et crassulées qui semblent avoir poussé là...


Pourtant, la plante fétiche, c'est la sauge. Une collection impressionnante rythme les massifs, du rose le plus tendre au rouge le plus flamboyant...





Les plages de gravier clair mettent en valeur les feuillages et les fleurs encore très présentes cet automne. Quelques éléments de décors soulignent les passages et invitent à la contemplation.


Ce pot de pétunias orangés souligne à merveille la couleur du Cuphea Igna. Tout le jardin est à l'image de cette association à mon avis parfaite!


Une petite scène  très rafraîchissante, à l'opposé!


Thierry sait jouer à merveille  avec la feuille, son coloris, sa forme et son toucher.


Je découvre chaque fois de nouvelles scènes et de nouveaux décors, fleurs et feuillages si bien associés.  Ce que j'aime particulièrement ici, c'est la liberté donnée à la plante dont la forme n'est pas policée, et qui s'exprime naturellement comme  la blondeur pâle des feuilles finissantes du Crocosmia Lucifer qui habille si bien l'orpin du premier plan... Et pourtant, aucun laisser aller dans les allées impeccables... et entre les plantes!


A mon deuxième passage, en fin de séjour, les grandes stramoines avaient enfin ouvert leurs  grandes pendeloques, modifiant une fois encore le décor, somptueusement.


Ma plus belle découverte de cette année - car il y en a plusieurs à chaque visite - c'est la Glycine tubéreuse (Apios americana), au nom plus prosaïque de Haricot patate. Originaire du sud de l'Amérique Nord, elle est parfaitement comestible et riche en protéine! Mais quelle fleur!


Vous l'aurez compris, je suis une inconditionnelle de ce beau jardin! Je ne quitte jamais l'île sans y retourner une dernière fois, et je sais que j'y reviendrai l'année prochaine - peut-être au printemps!


Merci Thierry de faire vivre ce bel endroit pour notre plaisir!

jeudi 8 mai 2014

Gardens by the Bay, Singapour

Un séjour d'une semaine à Singapour, ça ne se refuse pas. Un peu effarouchée par la densité de sa population et sa grandeur, je savais que la ville avait de beaux jardins. Mais je ne pouvais imaginer que la mégapole elle-même était une ville-jardin! Partout de grands arbres parmi les buildings, des allées de bougainvillées au milieu des autoroutes, des petits jardins à chaque coin de rue, de grands parcs naturels autour des réservoirs d'eau douce... Evidemment, le climat est idéal pour les plantes, chaud et humide.
Je ne vous parlerai ici que du jardin qui m'a laissé une très forte impression - comme à tous ceux qui l'ont visité, je crois, promeneurs ou jardiniers : Gardens by the Bay.


Deux grands dômes de verre abritent les collections du jardin. A quoi servent des serres dans un tel climat? A protéger les flores méditerranéenne ou des déserts de la chaleur et de l'humidité excessive. Il y faisait presque frais! L'un des dômes, dont on m'avait vanté la cascade d'eau et la cascade d'orchidées, était en réparation, ce jour là. Pas de chance, mais pourtant, j'ai passé une journée dans ce jardin sans avoir le temps de tout voir...


La collection d'arbres bouteilles très sculpturale domine tout le jardin intérieur sur deux étages, les circuits se croisent et s'entrecroisent. Si j'ai passé rapidement sur les roses - et l'animation sur la Guerre des Roses - je me suis longuement attardée devant la flore australienne ou désertique. Que de découvertes... et que de choses encore à apprendre. Un vrai régal pour les yeux et pour l'esprit!

Adenium - Rose du désert
Malgré un souci de présentation spectaculaire, la rigueur botanique a bien séparé les différentes flores et la flore australienne était à son apogée.

Anigozanthos - Pattes de kangourou
Puis nous sommes sortis pour une balade sur l'esplanade, au milieu des arbres géants, véritables vedettes du jardin. En plus de leur beauté et de leur majesté, leur but est de créer de véritables relais pour les insectes et les oiseaux. A terme, la végétation, lianes et des épiphytes, devra atteindre leur ramure et ils seront aussi verts que des arbres naturels. Le projet est ambitieux et enthousiasmant!


Je ne les ai pas comptés, mais ils sont nombreux, répartis en deux groupes... Un arbre est converti en restaurant (fermé ce jour-là!) et un "circuit dans les arbres" est proposé aux amateurs de vertige.


On devine l'infrastructure sous les plantes et je vous montre un gros plan d'un pilier... Mais ce côté scientifique n'enlève rien à la poésie - moderne, je vous l'accorde - du lieu.


Nous avons continué la balade, en passant par le jardin chinois qui s'inscrit déjà dans la ville toute proche...


Puis par le jardin indien, haut en couleurs, à l'instar des temples et petits autels.


Le bassin aux nymphéas (hors saison de floraison), le plan d'eau aux libellules, des endroits dont la chaleur nous a finalement chassés. Encore un passage sous le dôme de l'accueil, pour une pause avant le retour, devant le mur végétal. La cité en possède de nombreux, intérieurs ou extérieurs, mais je n'en ai vus que très peu, par manque d'information et par manque de temps...


Une semaine d'émotions botaniques, dans une ville de plus de 5 millions d'habitants... Inespéré!

Palmier bleu - indéterminé
Si cela vous intéresse, vous pouvez lire mes quatre billets sur Singapour dans mon blog Djinnsetjeans, en cliquant Singapour dans le nuage à droite sous "Quoi". Bonne lecture!

vendredi 21 septembre 2012

Tout simplement merci

Je suis de retour au jardin! Avec plaisir, avec courage. Mais avant de parler de lui, je veux vous faire partager ma gratitude et vous dire mes joies de début septembre.
Grande admiratrice dans la nature de la belle Orlaya, j'en parlais dans un commentaire en me plaignant de n'en avoir point trouvé dans ma région. Qu'à cela ne tienne! Les jardinières blogueuses sont généreuses et, à ma grande surprise, j'en ai reçu des graines joliment emballées, accompagnées d'autres semences assez rares et de petits mots gentils et explicatifs sur les semis. Jugez-en :


J'espère pouvoir vous montrer une belle floraison en 2013, car je vais suivre leurs conseils à la lettre. Allez-voir leurs jardins - mais vous devez tous les connaître déjà car elles sont jardinières et blogueuses émérites.

Un grand merci à toutes les trois 

Anne-Marie, du blog Le Jardin des Grandes Vignes
Camille, du blog Le jardin de Camille
Jocelyne, du blog Le jardin de Chêneland

Enfin, je veux vous parler du jardin de Thierry, à Oléron. Chaque année, je visite  les Jardins de la Boirie, et chaque année, je découvre une foule de nouvelles plantes. Cette année, les aménagements ont été renouvelés, et malgré un hiver difficile sur l'île aussi et la sécheresse de cette fin d'été, ce fut un enchantement. Merci à ce jardinier de talent de faire naître de tels émerveillements et de partager amicalement son savoir. Voici quelques émotions de fin d'après-midi, mais je vous recommande les magnifiques photos qu'il poste régulièrement!

Les allées d'ardoise font magnifiquement ressortir les couleurs des plantes et des fleurs

 Une association de feuilles tout en subtilité

Et enfin, la grenouille familière qui semble attendre ma visite annuelle
Dans mon petit chez moi enfin,  c'est un peu le statu quo. Le projet d'aménagement "nord" avance, mais j'attends encore l'autorisation officielle avant de vous  en parler en détails.
En attendant, je m'occupe de l'herbe, je déplace quelques vivaces, je surveille les "bébés" d'Anabel, qui semblent bien s'acclimater à ma terre lourde et humide en ce début d'automne, et je coupe les fleurs fanées : du petit travail, très agréable!