vendredi 4 décembre 2015

Le jardin est prêt

Enfin, ai-je envie de dire! L'hiver peut venir : j'ai ramassé le plus gros des feuilles, j'ai bien capitonné les pieds des rosiers, taillé la pointe de ceux qui risquent de casser sous le poids de la neige à venir, pris rendez-vous pour la taille du chêne et des érables, terminé de planter les quelques bulbes achetés tardivement et tous les dahlias sont en cave jusqu'en avril prochain. Ouf!
Pendant ce temps, la neige m'avait joué quelques tours...


Les roses n'avaient pas terminé de fleurir, pourtant, elles ont subi les outrages du  temps... comme celle-ci qui n'a jamais si bien porté son nom!!!
Rose Burgundy Ice

Le gel a noirci cosmos et dahlias encore en fleurs, eux aussi, mais le temps a changé, le redoux m'a permis de creuser les dahlias que le gel n'avait pas atteint - à mon grand étonnement -  et de redonner un air un peu moins saccagé aux massifs. Quelques branches de pin récupérées chez un voisin qui abattait son arbre devenu trop grand, et cela fait nettement plus "soigné".


J'ai gardé quelques endroits sans tailler les grandes vivaces, laissé un capiton de feuilles sous le bambou, histoire de ménager des cachettes pour les insectes... Cela va de pair avec les petits hôtels installés en fin d'hiver passé. Les insectes ont bourdonné tout l'été, beaucoup de tiges semblaient obturées et habitées, mais ma récente inspection me laisse douter de leur efficacité... Je pense que beaucoup de petites bêtes ont été surprises par le froid soudain, j'ai retrouvé beaucoup d'abeilles tout engourdies qui n'avaient pas su rentrer à temps!


Les mangeoires pour les oiseaux sont installées et fonctionnent à plein régime... et les fruits du jardin gelés à coeur trouvent des amateurs sans problème!

Viorne Obier

Pommier Evereste
Rosier Glauca et Mésange bleue
Tout est prêt, ou presque... Mais le redoux semble vouloir durer, et les primevères fleurissent ras terre parmi quelques pâquerettes... et l'hellébore fait une grande première au jardin de Gine : celle que je n'attends pas avant mars  fleurit en novembre!


jeudi 26 novembre 2015

Fleurs de mars

Pour répondre à l'invitation de Marie-Claude, et bien que trop pressée pour faire un article complet, j'ai monté deux mosaïques qui me réchauffent le coeur : mes dahlias noircis ont gelé en terre si fort que je ne peux même pas les déterrer!
Mais rappelons-nous les douceurs du printemps...

Magnolia stellata, Perce-neiges et Tulipes du Turkestan
Hellébore orientale, Iris Katharin Hodgkins, Chionodoxa
Hellébore fétide, Primevère japonaise, Hamamélis Diane

Euphorbe myrsitnites, Helléborge niger, Calthea Alba
Anémone sylveste, Jonquilles , Crocus
Crocus Prins Claus, Iris Harmony, Primevère double
Fin novembre est bien triste, entre neiges, grésils et gels... L'hiver arrive toujours trop vite, même si cette année, l'été indien aura été splendide!

vendredi 20 novembre 2015

Petite faune

Pour répondre à l'invitation de Jean-Baptiste de Nature-Jardin, j'ai collecté dans mes fichiers, cinq insectes - et bien plus encore - qui représentent l'été!
Pour ouvrir le bal, l'abeille, toujours présente, du premier crocus au dernier aster...


Puis, la carnassière, grande chasseuse d'abeilles, qui sait si bien se fondre dans les fleurs, soit en blanc, soit en jaune, parfois même en vert, la Misumène efficace...

Misumène variable

La mouche scorpion naît près du bassin et mène une vie très active, sautant d'une fleur à l'autre, inoffensive pour l'homme, malgré son nom, et la morphologie du mâle ...

Panorpe commune femelle
La Tipule est moins agile dans les herbes malgré ses longues jambes, mais elle affectionne elle aussi les environs du bassin...

Tipula luna
Bien moins sympathique, le Clairon des ruches sous sa belle livrée : ses larves s'installent dans les ruchers et dévorent les larves des abeilles... Une fois adulte, il est moins carnivore et devient végétarien, ou presque!

Trichodes apiarius
Et enfin, un adorable bijou, entre criocère du lys et coccinelle, le clytre des saules. Ses antennes courtes lui donnent un air débonnaire... Sa larve parasite pourtant les fourmilières.

Clytra laeviuscula
J'en suis déjà à six et pourtant, je ne vous ai parlé ni des hannetons, ni des mouches, ni des scirpes, ni des bourdons, ni des libellules, ni des papillons...
Les hôtels à insectes installés au printemps ont été rapidement colonisés et l'été chaud a été bénéfique pour les habitants du jardin qui y trouvent  l'humidité et la nourriture en suffisance!