dimanche 9 octobre 2011

Jours de pluie

Ce matin, vu de haut, c'est comme ça :


Pas de quoi pavoiser ... Pourtant, en s'élevant, c'est mieux. Dommage que tout est mouillé et qu'il fait relativement froid !


Avant ce mauvais temps, j'ai pris quelques photos aux derniers rayons du soleil de vendredi, après une journée cahin caha entre les éclaircies et les grains.

Dans le bassin, ça commence aussi à sentir l'automne !


Au sud, c'est toujours le jaune orange qui domine grâce à ces Rudbeckias Marmelade qui n'en finissent pas de m'enchanter. Je les voudrais un peu plus orangés, mais j'aurais mauvaise grâce à me plaindre : ils sont magnifiques depuis plus de deux mois.


Au nord, c'est la douceur de ces petits Asters très envahissants qui me ravissent chaque année : ils se glissent dans les Genevriers, tiennent tête aux Physallis, colonisent les endroits ingrats et offrent des myriades de fleurs légères qui agrémentent les bouquets.

 

Au chapitre des grosses têtes, les dahlias ont bien souffert : ils se cassent sous le vent, alors que l'été indien leur avait permis de grossir exagérément. Aramis a perdu sa belle prestance, alors qu'il est encore plein de boutons qui n'auront certainement pas le temps de fleurir avant le gel !


Qui saura son nom ? Il m'a été donné et cette année, il est magnifique, je l'appelle Géant mauve !
Une brassée de fleurs cassées, quelques feuilles de chêne, les roses Abraham Darby et Evelyn, voilà de quoi illuminer la maison ...





Sûr que la grisaille ne gagnera pas !




vendredi 7 octobre 2011

Framboisier

Non, non, il ne s'agit pas du fruit rouge et délicat que vous imaginez,  mais bien de celui-là :


Raisin de treille, Gros de Marseille, voilà les jolis noms donnés au framboisier, cépage de vigne destiné aux treilles et tonnelles. Il a accompagné mon enfance, intimement lié au petit verre de sirop grenadine dégusté à la terrasse du café abritée sous ses larges feuilles ... Son goût est inimitable, mi-framboise, mi groseille, si particulier: Sa chair gluante est savoureuse, mais il a de gros pépins et une peau dure qui le font dédaigner, puisque la mode est aux raisins à la peau fine et sans pépins ! Pourtant celui-ci est un vrai raisin bio !


Mon père a prélevé des boutures et préparés des barbus que ma mère a soignés. J'ai voulu en planter dans mon jardin, pour le souvenir qu'il éveille en moi,  et pour avoir au moins un pied de vigne. Il s'est bien développé et bon an, mal an, je récolte de quoi me régaler et faire quelques desserts, malgré des tailles drastiques pour qu'il n'envahisse pas le toit de la cabane de jardin.


Très résistant aux maladies, il n'a besoin d'aucun traitement ce qui permettait de le palisser contre les maisons de pierre sans craindre le bleu de la sulfate. Ma mère en  fait de la gelée au goût aigrelet,  que l'on déguste sur du pain de seigle noir avec un peu de beurre : un délice !


Cette année, le raisin a profité de la chaleur, et il est spécialement sucré et odorant. Quelques grappes posées dans une coupe parfument la maison. En cette saison, je m'en régale tous les jours, le disputant aux fauvettes et merles qui en sont eux aussi très friands !


Quelques grains d'un raisin blanc pelés et juste pochés dans un coulis de framboisier sur un yaourt battu : un dessert léger et de saison !

samedi 1 octobre 2011

Petites feuilles et projet

Sous notre érable japonais, j'avais toujours imaginé un jardin de sable, une grosse pierre, un truc un peu ... japonisant ! Puis, l'érable a eu de la peine à supporter la canicule 2003 et j'ai préféré le nourrir et l'arroser sérieusement. Il faut dire à sa décharge que forte de mon inexpérience, je l'ai installé devant la façade en ciment de la maison ce qui lui permet de profiter d'un air sec et très chaud - tout le contraire de ce qu'il aime. Et pourtant, il a survécu et a bien grandi. Moyennant des arrosages copieux après les jours de grande chaleur ... Donc plus question de lui servir un couvre-sol minéral !

Acer palmatum dissectum Garnet, planté en 1995
 Le gazon profite du terreau que je lui donne chaque deux ans, je mets des bulbes à son pied - ils sont les premiers à fleurir, toujours à cause du micro-climat ambiant.


Quelques violettes se sont installées, des mauves aussi et même des campanules persicifolia et des camomilles.


J'évite de tondre trop souvent pour sauvegarder les colonisatrices, mais je ne suis pas satisfaite du résultat peu soigné, à deux pas de la terrasse et les branches retombantes souffrent du passage de la tondeuse, malgré toutes nos précautions ! Alors ?
Alors, cet automne, j'ai trouvé la solution - peut-être. De l'autre côté de la pelouse, avec l'arrivée des premières nuits fraîches, des petites feuilles, des saladines toutes neuves, ont créé un décor qui me plaît bien:

Lysimachia numularia, Ajuga reptants Atropurpurea, Heuchera  Crème brûlée et  H. Palace Purple
Mon projet est donc de tapisser le pied de l'érable d'un beau carré - base du jardin - de feuillages variés, qui protégeront l'arbrisseau de la sécheresse et qui profiteront de son ombre légère. J'ai déjà commencé à gratter et à planter lysimaques et  bugle ! Je me réjouis de voir les premiers résultats au printemps !

Avant que les tombereaux de feuilles automnales n'envahissent les blogs - et les jardins ! - je vous offre quelques Heuchères toutes fraîches, à replanter tout prochainement - là où je trouverai un peu de place, car elles sont déjà trop hautes pour garnir le pied de l'érable.

Heuchera Purple petticoats, Georgia Peach, Crème brûlée  et  Elektra