C'est le petit oeillet blanc porcelaine, Dianthus plumarius, que je cultive depuis 40 ans, dans différents jardins, qui m'a montré la grâce des fleurs découpées.
Toutes n'ont pourtant pas le parfum envoûtant qui le caractérise et c'est ce manque qui pénalise à mes yeux la Centaurée qui a le bon goût de se plaire dans mon terrain! Pourtant, les butineurs l'affectionnent et ainsi, je la laisse s'installer où bon lui semble...
Au beau Jardin de Berchigranges, j'avais craqué pour le Silène Hirta. Sa double rangée de cils m'avait fait de l'oeil. Je l'ai déplacé, malmené, mais c'est un indestructible qui aurait tendance à tout envahir grâce à son réseau de racines dures et cassantes. Chaque morceau repart de plus belle, même s'il faut compter deux ans pour qu'il se sente à l'aise. En fin de printemps, c'est de la lumière dans les massifs!
Le roi du plumet reste pourtant le Pigamon à feuille d'ancolie : un nuage rose...
J'aime contempler de tout près les étamines qui donnent de la légèreté à la fleur, comme sur cette Spirée à feuille de bouleau.
L'Oeillet barbu joue aussi de la houpette, mais dans un mode plus dru et plus rigide. Un vrai bouquet sur chaque tige.
Et la Nigelle met à profit ses bractées pour se donner des airs d'évaporée...
Pour la Benoîte des ruisseaux, il faut attendre sa fanaison pour rire de sa tête ébouriffée. Elle semble avoir mal dormi!
Mais la Clématite Le Président, en fin de vie, garde son air sévère et rigide.
Malgré leur belle couleur, je n'avais jamais voulu d'Ageratum dans mes jardins, dégoûtée par des massifs urbains sans âme. Mais, je vais y regarder de plus près!
Et vous, aimez vous la légèreté des plumets ?





















