samedi 18 mars 2017

Une semaine merveilleuse

La semaine a été merveilleuse, dans le soleil retrouvé! Toutes les plantes ont profité du redoux tant attendu, et les bourgeons craquent de partout... 

L'Iris réticulé Katherin Hodgkins est toujours présent au jardin. Certains bulbes ont plus de dix ans, mais chaque année j'en ajoute quelques-uns... J'aime sa précocité et son dessin si délicat.


Son frère, le plus classique I. reticulata Harmony est plus tardif, mais sa couleur très intense prend le relais dès la fanaison des premiers crocus. Je n'imagine pas le jardin sans les uns ou les autres... 


Les autres bulbes sont eux aussi décidés à donner le meilleur d'eux-mêmes.. Si je ne vois pas encore les boutons des fleurs, leurs belles pousses sont déjà une promesse. A l'instar de cette Fritillaire, Couronne impériale, ils se multiplient sans me donner beaucoup de mal. Trois grandes fritillaires plantées il y a deux ans, et cette année, sept pousses géantes ont craqué la terre. Aurais-je la joie d'avoir autant de couronnes ? 


Vous avez toutes déjà montré beaucoup de merveilleux hellébores, mais j'en glisse quand même un dans ce billet : un double - le seul chez moi - H. Double White tient ses promesses! J'arrive beaucoup plus tard avec ces floraisons, mais le plaisir n'en est pas abîmé. Je les admire chez vous - et chez moi!


La mésange bleue a retrouvé son nichoir et comme au printemps passé, elle s'acharne sur les miroirs, et les vitres de la maison - voire des maisons voisines. Comme elle avait réussi à attirer une femelle et à avoir des petits sans s'épuiser par son petit manège, je ne me fais plus de souci pour elle. Ses va-et-vient ont agrémenté mes instants de pause...


Car bien sûr, j'ai mis à profit cette belle semaine en taillant tous les rosiers, sans hâte, avec application, en repiquant quelques géraniums, en désherbant de ci, de là...
Et finalement, l'habituelle première jonquille, presque aussi vieille que le jardin, toujours aussi mignonne et courte sur tige, a fleuri!


C'est elle qui ouvre traditionnellement la période jaune du jardin... Ses soeurs "font le coude" et bénéficient pour le moment d'une journée de pluie fine, une vraie bénédiction pour le terrain qui se désaltère après cette semaine sans eau! Demain sera étoilé de leur lumière!


jeudi 2 mars 2017

Giboulées

Mars est la saison des giboulées... Rien donc de bien effrayant, mais pourtant, le grésil et la neige retardent la floraison des iris nains et ruinent celle des crocus...  sans parler du moral et de l'énergie de la jardinière. Je ramasse encore et toujours des feuilles mortes - cela me semble sans fin - et il faut déjà penser à désherber les premiers égopodes qui se rient des alternances du climat!

Dans un rayon de soleil, quelques éclosions qui me font reprendre confiance dans l'arrivée du printemps...

Le jasmin d'hiver, incontournable sur mon portique à rosiers blancs et jaunes


et la floraison timide de l'Hamamélis Diane, dont les bourgeons ont souffert de la longue période de gel...


Des crocus aussi, sous l'Acer palmatum, profitant de la chaleur du mur de la maison.

Crocus sieberi Firefly
Crocus chysanthus Ard Schenk
et un revenant, seul rescapé d'une plantation de 2010 qui n'a jamais bien donné et que j'avais considéré comme perdue, sans regret car sa couleur ne me plaît pas vraiment... Je m'étonne quand même de sa réapparition, et des performances de ce bout de terrain engazonné, envahi par la mousse et qui a pourtant réussi à nourrir un bulbe capricieux!

Crocus chrysanthus Advance
Les Viola cornuta n'ont pas été à la fête cette année... Je les ai installées en novembre, toute fière de mes réussites des dernières années et de leur belle tenue dans les potées près de la maison. C'était compter sans le froid persistant qui ne les a pas épargnées. Une ou deux plantes fleurissent encore... émouvantes dans leur résistance.



Je finis par la photo de la merlette qui commence déjà à piquer les pousses des jacinthes... et profite pourtant des soldes de graines délaissées au temps de l'opulence. 


Tous les matins, du fond de mon lit, j'entends l'appel lancinant de la grive... c'est vraiment le printemps !